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Confinement : les visites immobilières ne sont toujours pas autorisées !

Confinement : les visites immobilières ne sont toujours pas autorisées !

Au grand dam des professionnels de l’immobilier mais aussi des particuliers, à l’issue de son point d’étape, le Premier ministre Jean Castex n’a pas levé l’interdiction dont font l’objet les visites de logements depuis la mise en place du second confinement.

Confinement : les visites immobilières ne sont toujours pas autorisées !

Sommaire

Les visites immobilières restent interdites

Tout en redoutant l’annonce du verdict, les agents immobiliers mais aussi leurs clients s'accrochaient à l’espoir d’une levée de l’interdiction de visiter des logements. Seulement voilà, au vu de la situation sanitaire, Jean Castex a finalement exclu tout assouplissement du dispositif et remis à plus tard la reprise des visites immobilières. « Il serait irresponsable d'alléger, dès aujourd'hui, le dispositif que nous avons mis en place » a indiqué le Premier ministre lors de son point d'étape. Cette décision de prolonger de quinze jours, au minimum, l'interdiction des visites fait ainsi écho aux propos de la ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon. Celle-ci affirmait, en effet, ce mardi 10 novembre sur l’antenne de BFM Business, qu’il était « trop tôt » pour envisager d’autoriser à nouveau les visites, encourageant au passage les agents immobiliers à « tenir bon ». Comme c’est le cas depuis le début du reconfinement, la priorité va donc continuer d’être donnée aux seules visites virtuelles.

Pour ne pas que le remède se révèle pire que le mal, cette interdiction des visites ne devrait toutefois pas s’éterniser, sous peine de plomber un marché immobilier dont l’exécutif a pourtant assuré qu’il était essentiel de le préserver. En effet, seule une minorité de Français signeraient le compromis de vente ou le bail d’un logement qu’ils n’auraient visité qu’en visio. Et quand bien même, comme l’a expliqué Emmanuelle Wargon, « les visites peuvent permettre de présélectionner des biens immobiliers », force est de constater qu’elles ne sauraient se substituer durablement aux visites traditionnelles, au risque de paralyser l’activité immobilière. 

Bon à savoir
  • Seuls 14 % des porteurs d'un projet immobilier seraient prêts à acheter ou à louer un logement qu’ils n’auraient visité qu’en distanciel.
  • Si les visites étaient de nouveau autorisées, 56 % des personnes interrogées se disent prêtes à se rendre - physiquement - dans un bien qu’elles envisagent d’acheter ou de louer (Étude SeLoger).

La visio-visite montre ses limites

Pour limiter la propagation du coronavirus et tenter d’endiguer la pandémie, il a été décidé, dès le début du second confinement, que les agences immobilières - jugées « non essentielles » - seraient fermées et que les visites ne s’effectueraient plus que virtuellement, par écrans interposés. Pour autant, si les visio-visites permettent de continuer de faire avancer un projet immobilier, elles ne suffisent pas à le faire se concrétiser. Car si elle dépanne, la visite virtuelle a ses limites. Difficile, en effet, de juger de l’environnement d’un logement, de son niveau sonore ou encore de sa luminosité en ne se fiant qu’à l’objectif d’un Smartphone…

D’autre part, la plupart des autres actions liées à l’activité immobilière (prises de mandats, estimations, états des lieux, diagnostics immobiliers, travaux de rénovation, signatures d’actes de vente en présentiel - chez le notaire - si le distanciel n’est pas envisageable, déménagements) peuvent s’effectuer librement, dans le respect des gestes barrières et du protocole sanitaire. Une solution pourrait alors consister, par exemple, à lever l’interdiction dont elles font l’objet mais à assortir les visites de logements de conditions strictes (respecter un nombre maximum de participants, ne pas dépasser une certaine durée, justifier de tests négatifs…) et à mettre en place des contrôles renforcés afin de prévenir l’apparition d’éventuels clusters. Reste à savoir si l'éventuel allègement dont pourraient bénéficier, dès le 1er décembre prochain, certains commerces - « à l'exclusion des bars et des restaurants » - et qui ne « s'envisagerait que sur la base d'un protocole renforcé », serait susceptible de s'appliquer aux agences immobilières mais aussi, par extension, aux visites de logements…

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