Dans le Rhône, la folie immobilière se calme… mais pas partout !

11 juin 2022
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Après des mois et des mois de hausse des volumes des ventes et des prix, le marché immobilier du Rhône afficherait des signes de ralentissement. D’ailleurs, le Baromètre LPI-SeLoger fait état d’une nette accalmie en matière de prix sur la seule ville de Lyon.

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Village dans le département du Rhône
Le village de Fleurie est situé dans le département du Rhône. © Michel PERES

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Des volumes de ventes records dans le Rhône

À l’image de la France entière, le marché immobilier du Rhône a battu tous les records en 2021. En matière de volumes de ventes, ceux-ci ont explosé de 16 % sur cette même année, tous types de biens confondus, du moins dans l’ancien : appartements, maisons et terrains à bâtir. Des statistiques établies par la Chambre des notaires du Rhône qui tenait une conférence de presse de bilan à la mi-avril. 

Les notaires du Rhône ont cependant constaté que, malgré ce dynamisme inédit, celui-ci a commencé à ralentir au mitan de l’année 2021. Le premier semestre a été beaucoup plus dense en matière de transactions que le second. Depuis l’automne 2021 et sur le début de l’année 2022, le marché connaît une phase de stabilisation. 

Pour les notaires du Rhône, ce léger tassement pourrait s’expliquer par l’année des élections qu’est 2022, ainsi que la guerre en Ukraine et ses impacts sur le coût des matériaux. Ajoutons aussi la forte hausse des prix de l’immobilier du Rhône qui, de facto, exclut de plus en plus d’acquéreurs. 

Les prix immobiliers ont beaucoup augmenté depuis 2020

Le Baromètre LPI-SeLoger s’en est largement fait l’écho ces derniers mois : les prix immobiliers dans le Rhône, et en particulier à Lyon, ont littéralement explosé. Pour rappel, en janvier 2021, il faisait état d’un prix au mètre carré en hausse de  +11,3 % ! Une hausse soutenue qui s’expliquait par la forte demande observée dans la deuxième plus grande ville de France.

Si les Français ont été nombreux à se réfugier sur l’immobilier au moment de la crise sanitaire, il faut ajouter un autre paramètre à Lyon : l’immobilier neuf. La production de nouveaux logements à Lyon est en effet pénurique ce qui a tendance à accentuer la hausse des prix. Le manque de logements neufs ne satisfait pas la demande d’une part et ne vient pas alimenter le marché ancien d’autre part. Voilà qui explique en grande partie cette forte évolution à la hausse à Lyon.

Le prix du mètre carré à Lyon est de 5 328 € pour un appartement.

De plus en plus de signes de stagnation

On aurait pu croire que la hausse des prix lyonnais allait se poursuivre, encore et encore, notamment parce que la production de logements neufs est toujours aussi pénurique en ce début 2022. Pourtant, depuis l’automne, des signes avant-coureurs laissent présager, sinon une baisse, au moins une stagnation des prix. 

Selon le Baromètre LPI-SeLoger, le prix moyen par mètre carré de l’immobilier à Lyon atteint 5 589 €. Un prix en très légère hausse de seulement +0,5 % sur un an, mais sur trois mois, le prix au m² à Lyon a même reculé de -2 %. Voilà qui prouve bien que les arbres ne grimpent pas jusqu’au ciel, comme aiment à le rappeler les agents immobiliers.

Sans parler de baisse des prix, il est maintenant clairement établi que les prix immobiliers de Lyon ont atteint un plateau haut. Même si certains arrondissements continuent de voir leurs prix augmenter, les plus chers plafonnent ou baissent quant à eux.   

Le prix d'une maison à Lyon est de 5 382 €/m².

En revanche, la périphérie de Lyon est toujours autant prisée

En 2020 et 2021, ce dynamisme pour l’immobilier de Lyon a rayonné sur toute sa périphérie. De sa première couronne jusqu’à des villes plus éloignées, comme Villefranche-sur-Saône, les acquéreurs se sont rués sur l’immobilier, en particulier sur les maisons.

Les maisons se sont, notamment, arrachées dans des communes, aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest de Lyon, telles que Bron, Oullins, Saint-Genis-Laval, Vénissieux et La Tour-de-Salvagny. Si la hausse des prix semble se calmer à Lyon intramuros, les extérieurs continuent d’attirer les acquéreurs. 

Selon les notaires du Rhône, une part importante des transactions immobilières du département s’est conclue sur les extérieurs de la ville. Dans le volume de ventes globales, le secteur de l’Ouest Rhodanien concentre 15 % des transactions, celui de Villefranche-Beaujolais-Saône 14,2 % ou encore celui de l’Isère Rhodanienne 12,2 %.  

Des villes éloignées prisées pour leurs maisons

L’exode des Lyonnais pour s’offrir une villa plus au vert, théorisé au sortir du premier confinement, semble donc s’être confirmé ces deux dernières années. Mais alors que les ventes ont explosé, il devient, désormais, de plus en plus difficile de trouver la maison de ses rêves. Les Rhodaniens en quête d’un pavillon n’ont d’autre choix que de s’éloigner un peu plus… ou d’investir dans des communes qui n’avaient pas ou peu la cote jusqu’alors.

Selon les notaires du Rhône, les communes de plus en plus prisées en ce moment sont, par exemple, Limas en périphérie de Villefranche-sur-Saône, Porte des Pierres Dorées (fusion de Liergues et de Pouilly-le-Monial), Vénissieux ou Saint-Laurent-de-Mure, qui connaissent un rattrapage inédit des prix. 

Source : sauf mention contraire, les prix cités dans cet article proviennent de SeLoger ou du Baromètre LPI-SeLoger. 

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