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Lyon : quels arrondissements affichent les meilleurs DPE pour leurs logements ?

Lyon : quels arrondissements affichent les meilleurs DPE pour leurs logements ?

Où se trouvent les logements les moins gourmands en énergie ? Dans quels arrondissements de Lyon les habitations sont-elles les plus énergivores ? SeLoger répond enfin à ces questions.

Lyon : quels arrondissements affichent les meilleurs DPE pour leurs logements ?

Le DPE, un sujet brûlant

« Alors que nous sortons d'un été caniculaire et que la question du réchauffement climatique est sur toutes les lèvres, les logements énergivores - les fameuses passoires thermiques - sont plus que jamais dans le collimateur du gouvernement » constate Bertrand Gstalder, Président du Groupe SeLoger, le site d'annonces immobilières. Rien d'étonnant, donc, à ce que la loi Énergie-Climat, qui sera prochainement promulguée, vise notamment à inciter les propriétaires à réduire l'empreinte carbone de leurs logements en les mettant progressivement à la diète énergétique. Dans ce contexte, l'étude du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) revêt une importance toute particulière.

Pour consommer moins d’énergie, achetez (ou louez) dans le 8e à Lyon

En se basant sur les classes énergies indiquées dans les annonces immobilières qu’il publie, le site SeLoger a pu procéder à l’estimation de la consommation (chauffage, climatisation, eau chaude...) et, partant, du niveau de performance énergétique des logements lyonnais dans l’ancien. C’est le parc immobilier du 8e arrondissement (Le Bachut, Monplaisir, Mermoz) qui se hisse sur la plus haute marche du podium avec une consommation annuelle de 183 kWh/m² qui lui vaut de rentrer dans la catégorie D (de 151 à 230 kWh/m²/an). Pour info, un logement de 75 m² affichera une consommation mensuelle de 150 €.

Les 9e et 3e lyonnais affichent des bons DPE 

Comme l’indiquent les conclusions de l’enquête qu’a menée le site SeLoger, arrivent en deuxième et troisième positions du classement des arrondissements de la capitale des Gaules où les logements consomment le moins d’énergie, les 9e (Saint-Rambert, Gorge de Loup) et 3e (La Préfecture, Montchat) lyonnais.  En effet, leurs consommations annuelles se limitent respectivement à 185 et à 190 kWh/m², ces scores correspondant à la moyenne basse du diagnostic de performance énergétique.

 Les 5 arrondissements lyonnais les moins énergivores énergétiques 

Arrondissement Consommation (kWh/m²)
8e 183
9e 185
3e 190
5e 194
6e 195
Bon à savoir

Seul un diagnostiqueur professionnel et certifié est en mesure de réaliser le diagnostic de performance énergétique de votre appartement ou de votre maison et de lui attribuer un classement (A, B, C, D, E, F ou G).

Dans le 2e lyonnais, la facture de consommation d'énergie s’envole !

Si le prix immobilier dans le 2e arrondissement de Lyon est élevé, la consommation annuelle de ses logements l’est aussi ! Jugez plutôt, de la rue de la République à la place Bellecour, en passant par le cours de Verdun, une habitation - dans l’ancien lyonnais - consomme la bagatelle de 304 kWh/m²/an. Pour information, ce féroce appétit dont font preuve les biens immobiliers dans le 2e lyonnais - à tout le moins, ceux qui sont proposés à la vente ou à la location sur SeLoger - les fait se classer dans la catégorie E, laquelle correspond à la moyenne haute du DPE et à 220 € de budget mensuel consacrés à la facture énergétique…

Lyon fait mieux que Paris mais moins bien que Marseille !

En termes de performances énergétiques, les recherches entreprises par SeLoger montrent qu’avec une consommation moyenne de 200 kWh/m²/an, Lyon décroche un meilleur classement que Paris (242 kWh/m²/an) mais se fait toutefois devancer par Marseille (171 kWh/m²/an). À ce stade de notre article, il peut être intéressant de préciser que l’impact du DPE n’est pas que financier car comme l’explique Nicolas Doré du service Bâtiments de l’Ademe, « non seulement l’occupant d’une passoire thermique paye des factures plus élevées que s’il vivait dans un logement économe mais son confort, sa qualité de vie et même sa santé risquent d’être impactés par les faibles performances de son habitation (humidité, moisissures…) ».

Quelles aides financières pour « éco-rénover » ?

Bien décidé à en finir une fois pour toutes avec les véritables « passoires thermiques » que sont les logements classé F voire G, le gouvernement appliquera progressivement, d'ici à 2028 - date à laquelle les logements énergivores auront été déclarés « hors-la-loi » - toute une batterie de mesures, tant incitatives que punitives. Plusieurs dispositifs existent qui permettent d'aider les propriétaires à financer leurs travaux d'éco-rénovation :

Pour vous aider dans vos travaux d'amélioration énergétique et vous accompagner dans vos démarches, vous pouvez également téléphoner à un conseiller FAIRE (Faciliter, Accompagner et Informer pour la Rénovation Énergétique) en composant le 0 808 800 700. L'appel est gratuit.

Bon à savoir
  • À moins de 50 kWh/m² consommés par an, un logement est dit « économe » (classe A).
  • Si sa consommation annuelle dépasse 450 kWh/m², une habitation sera considérée comme étant très énergivore.
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