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Très prisé, le quartier de la Croix Rousse à Lyon voit ses prix immobiliers s’envoler

Réputé pour son ambiance de village, le quartier de la Croix Rousse à Lyon est depuis très longtemps pris d’assaut par des acquéreurs en quête d’un bel appartement Canut ou d’une petite maison de ville. Ces logements, autrefois occupés par la classe populaire de Lyon, s’arrachent désormais à prix d’or.

Très prisé, le quartier de la Croix Rousse à Lyon voit ses prix immobiliers s’envoler

Sommaire

Baptisée la « colline qui travaille », en opposition à la « colline qui prie » de Fourvière, la Croix Rousse est devenue au fil du temps l’un des secteurs les plus en vue de Lyon. Une allure atypique, avec ses bâtiments étagés à flanc de colline, ce quartier à cheval entre les 1er et 4e arrondissements possède un charme unique en particulier grâce à son architecture. 

Le charme unique des appartements lyonnais de la Croix Rousse

Pour bien comprendre le marché immobilier de la Croix Rousse, un peu d’histoire s’impose. A l'origine, les pentes et le plateau de la Croix Rousse étaient habités, depuis le XVIIIe siècle, par les Canuts, ces ouvriers tisserands de la soie. Pour loger les métiers à tisser, les bâtiments du quartier ont été construits avec des hauteurs sous plafond peu communes, jusqu’à 4 mètres. Au fil du XXe siècle, l’histoire de la soie s’est petit à petit éteinte à Lyon. Les Canuts ont laissé place au fil du temps à une population plus bourgeoise qui s’arrache aujourd’hui ces appartements uniques, très charmants avec leurs poutres apparentes et souvent dotés de mezzanines. 

Bon à savoir

Le prix à payer pour accéder à la Croix Rousse

Au-delà de son habitat typique, la Croix Rousse est aussi très prisée pour l’ambiance qui règne du bas des pentes jusque sur le plateau. Il n’est pas rare d’entendre ce quartier qualifié de « village » en plein cœur de Lyon. Une qualité de vie qui s’explique notamment par la tenue quasi quotidienne du beau marché de la Croix Rousse, réputé pour ses fruits et légumes, volailles, charcuteries, vins et autres pâtisseries... Des airs de village d’irréductibles Gaulois où il fait bon vivre. 

Mais bien sûr, toutes ces qualités ont un prix, d’autant plus que la Croix Rousse est bien desservie par les bus (C13, C18, bus 45...) mais surtout par le métro C. Bien sûr, les prix varient en fonction de l’état des biens et des éventuels travaux de rénovation à engager.

Très peu de biens immobiliers à la vente dans les Pentes

Dans les pentes de la Croix Rousse, les appartements se négocient aujourd’hui entre 4 918 et 7 037 €/m². Le quartier autour de l’Amphithéâtre des Trois Gaules jusqu’à la Place Sathonay, très animée, est l’un des plus recherchés. Le prix moyen du mètre carré atteint d’ailleurs 6 863 €/m². Ici, les biens à la vente sont assez rares. Les petites surfaces ne se négocient pas moins de 170 000 € et il faut compter au minimum 250 000 € pour un T3. 

Les prix sont à peine moins chers à l’Est, du côté de Croix-Paquet, un secteur qui possède d’ailleurs un arrêt du métro C. L’habitat y est tout aussi typique, quoique manquant parfois, dans certaines rues, d’ensoleillement.

Quelques rares maisons qui s’arrachent à prix d’or

Plus au nord, les prix grimpent à mesure que l’on remonte les pentes. C’est particulièrement vrai autour du Jardin de l’esplanade de la Grande-Côte, la carte postale de Lyon aux airs de Montmartre. Sur ce marché entre les rues Neyret et le boulevard de la Croix Rousse, difficile de trouver des biens à la vente. Il faut dire aussi que ce quartier possède encore des maisons de ville avec des petits jardins. Le genre de biens insoupçonnables dont les surfaces s’étendent de 90 à 150 m²… Des pépites très, très difficiles à trouver. La moindre maison du genre en vente s’arrache au minimum 900 000 €.

Bon à savoir

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Le plateau de la Croix Rousse, l’un des secteurs les plus chers de Lyon

Tout à fait en haut de la colline, le plateau s’étend de la rue Aimé Boussange au parc de la Cerisaie. Si dans ce secteur l’habitat est un peu plus diversifié que dans les pentes, c’est aussi ici que les logements atteignent des sommets pour la ville de Lyon. 

Dans le secteur du Gros Cailloux, par exemple, le prix moyen par m² atteint 7 614 €. L’un des derniers biens vendus, un trois pièces rue Aimé-Boussange, s’est négocié 670 000 € pour 77 m², soit 8 784 €/m² ! De la place de la Croix Rousse jusqu’au métro Hénon, les ventes sont légèrement plus fréquentes et les biens se négocient en moyenne 6 000 €/m². 

Plus à l’Ouest, les acquéreurs doivent tout autant saisir les opportunités en se positionnant rapidement, mais ils peuvent trouver des appartements un peu plus récents, le parc immobilier ayant été renouvelé dans quelques rues. Là encore, un budget conséquent reste nécessaire d’au minimum 5 000 €/m².  

Source : tous les prix sont issus de SeLoger