Avoriaz, station pionnière de la résidence de tourisme, fête ses 50 ans

Avoriaz, vue du haut de la station avec ses logements sur la falaise. © Thibaut-Loubère
partage(s)

Une architecture mimant les courbes de la montagne, des immeubles habillés de bois, des chevaux pour transport dans la station. Avoriaz, pionnière de l’écologie, fête ses 50 ans.

Avoriaz, un pari fou né en 1967

Pour qui découvre la station, c’est l’enchantement : à l’arrivée, de magnifiques chevaux tirent des traineaux pour conduire les touristes au pied de leur résidence. Le son de leur clochette avertit piétons ou skieurs, la station étant interdite aux voitures. Seuls, les scooters des neiges, réservés aux secours, et les chenillettes, à l’approvisionnement, circulent. Sur ce plateau qui ne « valait rien », ce que signifie le nom d’Avoriaz en patois savoyard, perché à 1 800 m, Gérard Brémond, fils et petit fils de promoteur parisien fait le pari fou avec l’architecte Jacques Labro, premier prix de Rome et le champion olympique de ski Jean Vuarnet, de lancer une station. Pas d’étude de marché à l’appui mais passion commune pour en faire une station de ski futuriste, écolo avec des volumes et des façades en cèdre orangé s’intégrant au paysage.

J’ai fait Avoriaz mais Avoriaz m’a fait et la station est devenue un laboratoire d’innovation du groupe, la matrice des futures réalisations »

Gérard Brémond, PDG du groupe Pierre et Vacances-Center Parcs.

Une station de ski pionnière de la résidence de tourisme

Lancer une station et la faire vivre coûte une fortune au niveau des remontées mécaniques, de l’entretien des pistes, des infrastructures routières pour s’y rendre… Surtout lorsque les propriétaires des immeubles ne sont là que lors des vacances scolaires. D’où l’idée de Gérard Brémond de concilier liberté et propriété et d’inventer l’investissement dans la pierre sans en être prisonnier. L’investisseur pourra louer son appartement une bonne partie de l’année grâce à une clientèle européenne, en dégager une rentabilité et bénéficier d’une bourse d’échange. Ainsi était né le concept de la résidence de tourisme. Et depuis, des résidences 3 *,4* et 5* font le bonheur des résidents, propriétaires et locataires.

Bon à savoir

Preuve de sa démarche exemplaire, Avoriaz a été élue meilleure station famille 2013 aux World Snow Awards à Londres.

Un esprit traditionnel toujours entretenu

Les chevaux, les cochers et les traineaux sont toujours là. Les quartiers se sont étoffés et se sont « déplacés » au fur et à mesure du développement de la station. A l’origine, c’est près du téléphérique la reliant à Morzine, que s’est construit la station avec quelques immeubles et le fameux hôtel des Dromonts qui devint le « Saint-Tropez des neiges » et ultérieurement le berceau du film fantastique, second festival après Cannes. Puis c’est au tour des secteurs des Ruches, des Crozats et de la Falaise de se développer toujours dans l’esprit bois et skis aux pieds.

avoriaz-chevaux2
Les chevaux font partie de l'ADN de la station et lui assurent un capital de sympathie. © Elisabeth Lelogeais

Pour l'avenir ? Des projets d'aménagement et de construction

La montagne étant une frontière naturelle y construire n’est pas toujours possible. Avoriaz s’est déjà beaucoup développée et il ne reste donc plus guère de foncier constructible. Il semblerait toutefois que 50 000 m² de terrains puissent être aménagés à la fois par Pierre & Vacances-Center Parcs et le Club Méditerranée à l’entrée de la station. Pour le groupe dirigé par Gérard Brémond, il s’agirait, dans les 5 années à venir de construire 200 appartements en résidence 5 *, des commerces et des équipements. Le projet est à l’étude.

Bon à savoir

 Le lancement de la station d’Avoriaz en 1967 va de pair avec le lancement du groupe de Gérard Brémond, président fondateur. En 50 ans, ce bâtisseur a construit un empire, Pierre & Vacances Center Parcs. Il est le premier acteur européen sur le marché des résidences de vacances et de l’immobilier de loisirs à la montagne, la mer, la campagne ou la ville et il se tourne vers la Chine.