Prêt immobilier : ce qu'il faut savoir avant d'emprunter en couple

Prêt immobilier : ce qu'il faut savoir avant d'emprunter en couple
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Pour réaliser votre rêve et devenir propriétaire, sachez qu'emprunter à deux est un réel avantage afin d'obtenir un prêt immobilier à taux bas.

Être jeune et en couple permet de voir sur le long terme

Vous pensez qu'il est plus compliqué d'emprunter à deux, a fortiori si vous êtes jeunes ? Détrompez-vous ! Les jeunes couples primo-accédants sont souvent bien accueillis par les banques, et ce pour plusieurs raisons. Ils disposent d'une capacité d'achat supérieure et leur situation est considérée comme moins risquée. De plus, emprunter à deux est synonyme d'apport de deux salaires et la jeunesse permet de voir à long terme, argument apprécié par les banques. Et si la famille s'agrandit, le couple a de fortes chances d'ouvrir d'autres comptes ou de souscrire des placements d'épargne... de quoi séduire n'importe quel banquier !

Des apports plus importants, des banques moins exigeantes

Les exigences des banques en matière d'apport sont généralement inférieures pour un couple que pour une personne seule. Les revenus réclamés sont souvent plus faibles : 45 000 € en moyenne pour un couple contre 30 000 € pour un célibataire. Enfin, les taux les plus attractifs, à moins de 2 % sur 20 ans sont généralement délivrés aux couples dont la somme des revenus est conséquente. Il ne vous reste plus qu'à démontrer la solidité de votre projet... et de votre couple !

Bon à savoir

Pour rassurer les banques, il faut quand même vous munir d'un dossier solide, avec des revenus stables et un taux d'endettement inférieur à 33 %.

Si vous êtes mariés, les biens acquis sont communs

Pour un couple marié, le régime légal applicable de plein droit, sauf contrat de mariage, est celui de « la communauté de biens réduite aux acquêts ». Les biens acquis au cours du mariage sont réputés communs et chaque époux dispose des mêmes droits sur ces biens. En cas de décès, le conjoint survivant conserve la moitié des biens communs sans payer d'impôts et hérite de sa part de succession, sous réserve du paiement des droits correspondants.

Les partenaires de pacs sont placés sous le régime de la séparation de biens

Dans le cas du pacs, les biens acquis avant ou pendant le pacs restent propres à chacun d'eux. Mais les couples pacsés peuvent opter pour le régime de l'indivision. Ainsi, en cas de séparation, chaque partenaire récupère sa mise au prorata de sa participation dans l'acquisition des biens indivis. Par contre, ils n'héritent pas automatiquement l'un de l'autre. Il faut coucher son partenaire sur son testament, à hauteur de la quotité disponible en fonction des héritiers réservataires (enfants).

Bon à savoir

Le concubin est considéré comme un tiers et doit s'acquitter jusqu'à 60 % des droits de succession sur la valeur des biens transmis.

Les précautions à prendre si vous souhaitez emprunter en couple

Si vous êtes mariés

  • Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts : si vous achetez le bien avec des fonds qui vous sont propres, il faut penser à intégrer une clause d'emploi ou de remploi dans l'acte notarié d'achat car, à défaut, en cas de séparation, la valeur du bien est partagée en deux parts égales, même si l’un des époux a contribué plus largement à son financement.
  • Sous le régime de la séparation de biens : si vous avez acheté un immeuble à deux, le bien est soumis aux règles de l’indivision et chacun est propriétaire proportionnellement à son apport. Ainsi, l'apport de chacun doit être clairement défini dans l’acte d’acquisition. À défaut, le bien est considéré comme indivis par moitié.

Si vous êtes pacsés ou concubins

  • Pacs : en cas de rupture, le partage d’un bien commun s’effectue en fonction des quotes-parts des partenaires. Il reste cependant possible d’opter pour le régime d’indivision selon lequel un bien acheté pendant le pacte est réputé indivis par moitié.
  • Concubinage : le plus souvent, l’acquisition d’un logement à deux s’inscrit dans le cadre de l’indivision où chacun est propriétaire à hauteur de son apport. Là encore, il est important d’inscrire la quote-part de chacun dans l’acte d’achat, faute de quoi le bien est réputé appartenir pour moitié aux deux.

Bon à savoir

Si vous vous séparez après l'emprunt, cela n'a aucun effet sur le remboursement, chaque partenaire est tenu au paiement de la totalité du prêt. La vente du bien est alors souvent la meilleure solution.

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