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Les petits prix immobiliers de Saint-Etienne attirent les acheteurs !

Selon le dernier baromètre LPI-SeLoger, 265 500 € étaient nécessaires, en moyenne, pour s’offrir un bien immobilier en 2020. Un budget qui permet d’acheter 25 m² à Paris ou... 182 m² à Saint-Étienne ! Ce qui en fait la ville de plus de 100 000 habitants la moins chère de France. 

Les petits prix immobiliers de Saint-Etienne attirent les acheteurs !

Sommaire

Pourquoi les prix immobiliers sont si attractifs à Saint-Etienne ?

Saint-Etienne est-elle vraiment la ville la moins chère de France ? « Oui, c’est vrai ! », répond Céline Mathias, directrice d’agences immobilières Guy Hoquet dans la Loire. « Que ce soit en transaction ou à la location, les prix stéphanois sont très attractifs. » La raison est simple : il y a beaucoup plus d’offres que de demandes. Une situation qui trouve son origine avec la décroissance démographique amorcée à partir des années 70, au moment où la désindustrialisation a commencé. D’année en année, Saint-Étienne s’est vidée de ses habitants, laissant de nombreux logements vacants qui composent 10 à 12 % du parc immobilier depuis une dizaine d’années. « Le marché stéphanois n’est donc pas du tout tendu », précise Céline Mathias.  « Mais il y a de belles affaires à conclure ! »

Le prix moyen du m² est en effet de 1 159 €. Le baromètre LPI-SeLoger a dévoilé une statistique encore plus évocatrice : avec 265 500 €, le budget moyen nécessaire pour acheter un logement en 2020, il est possible de s’offrir 182 m² à Saint-Etienne. Un record absolu, loin devant sa voisine Lyon, où l’on peut acheter seulement 47 m² avec ce même budget. « C’est un très beau budget pour Saint-Etienne avec lequel on peut viser le haut du panier, voir de s’offrir en allant un peu sur l’extérieur des belles maisons », analyse la directrice d’agences. Avec ce budget on trouve par exemple une belle petite maison de ville, cours Fauriel, avec un extérieur ou un très bel appartement grand standing.

Bon à savoir

Le marché immobilier stéphanois retrouve des couleurs

Cependant, si Saint-Étienne reste la grande ville la moins chère de France, les prix immobiliers commencent à remonter après de nombreuses années de baisse depuis la crise de 2008. « Le marché immobilier sort d’une longue période de morosité : quand les prix ne baissaient pas, ils stagnaient. Depuis 2019, la roue a tourné », ajoute Céline Mathias. « On observe des hausses importantes aux alentours de 7 % chaque année. Les indicateurs semblent plutôt bons et je pense que ces hausses vont perdurer car le marché part de loin. Le potentiel de Saint-Étienne est énorme ! » 

Malgré les restrictions sanitaires et les confinements, la demande a d’ailleurs conservé un bon niveau. « Nous n’avons pas connu de chute brutale du marché mais plutôt des pauses. Ce qui a changé en revanche, ce sont les demandes des acquéreurs », observe Céline Mathias. Comme dans de nombreuses villes, les Stéphanois seraient en effet plus nombreux à chercher des appartements avec un extérieur, quand d’autres ont émis l’envie de vendre leur T4 ou T5 en centre-ville pour trouver un pavillon dans la plaine du Forez notamment. « On l’a beaucoup vu à Saint-Just-Saint-Rambert notamment qui se situe à une vingtaine de minutes de Saint-Etienne. » 

Bon à savoir

Entre 1968 et 2012, la population de Saint-Étienne n’a fait que diminuer, passant de 223 000 à 171 500 habitants. Ce chiffre tend à stagner ou à remonter légèrement depuis. Les Stéphanois sont aujourd’hui 172 565.

Source : Insee - Dossier complet, Saint-Étienne.

Des grandes surfaces à des prix défiants toute concurrence

Même si les prix connaissent quelques hausses, ils restent néanmoins très attractifs. En particulier pour les acquéreurs lyonnais. « D’une part, on voit des jeunes qui ne peuvent pas investir sur Lyon et viennent à Saint-Etienne, qui se situe à 45 minutes de train de la gare Part-Dieu », constate Céline Mathias. « D’autre part, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser au marché immobilier stéphanois en vue de réaliser un investissement locatif. » Ils convoitent en effet une bonne rentabilité locative au regard des prix d’acquisition

Selon la directrice d’agences immobilières, les demandes portent principalement sur les biens immobiliers anciens. Pour les résidences principales, les acquéreurs recherchent en grande majorité des T3. « C’est le cas des jeunes actifs avec ou sans enfant. Un budget moyen de 72 000 € est nécessaire pour l’acquisition de ce type d’appartement. » Les logements les mieux placés ou les plus qualitatifs sont vendus au maximum autour de 1 500 €/m². De leur côté, les investisseurs ciblent soit des studios ou T1 anciens, pour les louer meublés, soit carrément des immeubles entiers

Les quartiers à Saint-Etienne sur lesquels il faut miser

Le quartier de Châteaucreux séduit la plupart des acquéreurs car c’est ici que se trouve la gare. Une ligne TER relie en effet Saint-Etienne à Lyon une trentaine de fois par jour en 45 minutes. C’est aussi là que se trouve le siège de l’enseigne de distribution Casino. « Citons aussi le cours Fauriel, où l’on trouve de beaux immeubles anciens, style XIXe siècle. On peut aussi parler de la vieille ville, de la place du Peuple, de l’Hôtel de Ville... C’est l’hyper-centre, où l’on retrouve beaucoup de commerces. Il ne faut pas non plus écarter les alentours du nouveau centre commercial Steel. Le quartier devrait prendre de la valeur grâce à l’attractivité économique qui se développe ».

Un peu plus au nord, si l’on accepte de s’excentrer, il faut miser sur les secteurs de La Terrasse - Bergson, ainsi qu’en direction de Saint-Priest-en-Jarez et Villars. Des zones bien desservies, qui bénéficient de tous les accès autoroutiers et ferroviaires.