Comment la qualité de l’air de votre logement peut-elle avoir un impact sur votre santé ?

Blandine Rochelle
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La qualité de l’air intérieur est une préoccupation croissante dans nos sociétés modernes. Alors que nous passons de plus en plus de temps à l'intérieur, la qualité de l'air que nous respirons dans nos foyers, nos bureaux et d'autres espaces fermés devient essentielle pour notre bien-être. Divers facteurs, tels que les matériaux de construction, les produits de nettoyage, les appareils ménagers, et même nos habitudes de vie, l'influencent. Découvrez comment la qualité de l’air d’un logement peut affecter votre santé et quelles mesures peuvent être prises pour améliorer cet aspect vital de votre environnement quotidien.

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Ouvrir les fenêtres dans chaque pièce pour aérer permet de lutter contre la pollution intérieure. © dangrytsku - Getty images
Ouvrir les fenêtres dans chaque pièce pour aérer permet de lutter contre la pollution intérieure. © dangrytsku - Getty images
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Les sources de pollution de l’air intérieur

L'air intérieur peut être pollué par diverses sources. Les produits chimiques émis par les matériaux de construction, comme les peintures, vernis et colles, peuvent en effet libérer des composés organiques volatils (COV). De plus, les produits ménagers (nettoyants et désodorisants, par exemple) contiennent souvent des substances chimiques potentiellement nocives. Les appareils de combustion, tels que les poêles à bois, les cheminées et les chauffe-eau à gaz, peuvent également émettre des polluants, notamment du monoxyde de carbone et des particules fines. Autres sources courantes de pollution intérieure : les moisissures et les allergènes provenant des animaux domestiques. Enfin, nos habitudes de vie peuvent également contribuer à la pollution de l’air intérieur. On pense bien sûr à la cigarette, bien connue pour faire des ravages : en intérieur, elle accentue l'exposition à des substances très nocives.

Effets sur le système respiratoire

La pollution de l'air intérieur peut avoir des effets significatifs sur le système respiratoire. L'exposition à long terme aux COV, aux particules fines et aux allergènes peut provoquer ou aggraver des maladies respiratoires, telles que l'asthme, la bronchite chronique et les allergies respiratoires. Les symptômes incluent toux, respiration sifflante, maux de gorge et essoufflement. Chez les enfants, un lien a été établi entre la qualité de l'air intérieur et une augmentation des cas d'asthme et de détérioration de la fonction pulmonaire. En raison de leur système immunitaire affaibli, les personnes âgées sont également particulièrement vulnérables aux effets néfastes de la pollution intérieure.

Impact sur le système cardiovasculaire

Des études ont révélé que la pollution de l'air intérieur ne se limitait pas à affecter le système respiratoire : elle risque également d'entraîner des conséquences graves sur le système cardiovasculaire. L'exposition prolongée aux particules fines et aux gaz toxiques, comme le monoxyde de carbone et le dioxyde d'azote, peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires. Cela comprend l'hypertension, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. Les mécanismes sous-jacents incluent l'inflammation systémique, le stress oxydatif et les perturbations de la fonction vasculaire.

Si vous avez régulièrement des maux de tête ou des écoulements nasaux, que vous êtes souvent sujet à des problèmes ORL, ou encore que vos rhumatismes ou votre arthrose s’aggravent, pensez à vous pencher sur la qualité de l’air de votre environnement.

Conséquences neurologiques et cognitives

La qualité de l'air intérieur risque aussi d'influer sur notre santé neurologique et cognitive. Les polluants atmosphériques peuvent pénétrer dans notre cerveau, par le biais de la circulation sanguine, et causer des dommages aux cellules nerveuses. Certaines études ont montré une association entre l'exposition aux polluants intérieurs et le déclin cognitif. Cela se traduit notamment par des troubles de la mémoire et de la concentration. Chez les enfants, une mauvaise qualité de l'air intérieur a été liée à des troubles du développement neurologique, comme des difficultés d'apprentissage et des troubles du comportement, mais également à des lésions et dépôts cérébraux typiques de la maladie d’Alzheimer. Jordi Sunyer (Barcelone), qui a dirigé des travaux, souligne que les effets de la pollution de l’air chez les enfants constituent un enjeu majeur de santé publique.

Santé mentale et bien-être

Il est de plus en plus reconnu que la qualité de l'air intérieur peut également affecter la santé mentale et le bien-être général. Des environnements intérieurs pollués contribuent parfois à des sentiments de malaise, d'anxiété et de dépression. Les substances chimiques présentes dans l'air, comme les phtalates et les bisphénols, sont soupçonnées de perturber le système endocrinien, ce qui peut influencer l'humeur et le comportement. De plus, une exposition continue à un air de mauvaise qualité entraîne souvent une fatigue chronique et une diminution de la qualité de vie.

Comment améliorer la qualité de l’air intérieur ?

Plusieurs mesures peuvent être prises pour améliorer la qualité de l'air intérieur :

  • Ventiler régulièrement les pièces est essentiel pour réduire la concentration de polluants.
  • Utiliser des purificateurs d'air équipés de filtres HEPA peut aider à éliminer les particules fines et les allergènes.
  • Choisir des produits ménagers naturels et non toxiques, ainsi que des matériaux de construction écologiques, peut réduire l'émission de COV.
  • Contrôler l'humidité intérieure est également indispensable pour prévenir la croissance de moisissures.
  • Éviter de fumer à l'intérieur et minimiser l'utilisation de produits parfumés peuvent grandement contribuer à maintenir un air intérieur sain.

N’oubliez pas d’entretenir annuellement les appareils susceptibles de dégager du monoxyde de carbone.

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