Le loyer est l’un des principaux postes de dépenses des locataires français. Le montant à allouer au paiement de son loyer varie fortement d’un département et d’une ville à l’autre. Découvrez combien coûte la location d’un bien immobilier dans les grandes agglomérations.
Quel budget allouer à son loyer en France ?
En France, le logement constitue le principal poste de dépenses des ménages, devant l’alimentation, les loisirs et les transports. En moyenne, il représente plus d’un quart de leur budget mensuel. Il est donc normal que le prix de l’immobilier en France, et notamment celui des loyers, soit un indicateur scruté à la loupe par la population. Le prix des loyers en France a globalement progressé ces dernières années. Selon les chiffres recueillis par SeLoger, en moyenne, il faut compter 14 €/m² pour louer un logement en 2026. Les loyers varient sensiblement en fonction de la surface et du type de bien.
En moyenne, le loyer appliqué aux maisons en location atteint 13 €/m², contre 17 €/m² pour les appartements. Précisons que les loyers fluctuent également fortement d’un département et d’une région à l’autre. C’est en Île-de-France que les loyers les plus élevés sont constatés, avec une moyenne de 23 €/m², et même 38 €/m² dans certains arrondissements parisiens très prisés. À l’inverse, c’est dans le Limousin que les loyers sont les plus bas, se limitant à 10 €/m² en moyenne.
Dans les métropoles, les loyers peuvent varier sensiblement d’un quartier à l’autre.
Classement des loyers dans les 10 plus grandes villes françaises
| Villes | Loyer moyen/m² d'un appartement |
| 1. Paris | 33 €/m² |
| 2. Nice | 20 €/m² |
| 3. Lyon | 17 €/m² |
| 4. Bordeaux | 16 €/m² |
| 5. Marseille | 15 €/m² |
| 6. Montpellier | 15 €/m² |
| 7. Strasbourg | 15 €/m² |
| 8. Toulouse | 14 €/m² |
| 9. Rennes | 14 €/m² |
| 10. Nantes | 14 €/m² |
Source : SeLoger
Le prix des loyers varie d'une ville à l'autre
Comme le prix pratiqué pour un achat immobilier, les loyers varient selon la tension du marché, c’est‑à‑dire en fonction de l’écart entre l’offre de logements disponibles à la location et la demande locative. C’est donc en toute logique que les loyers les plus élevés sont constatés dans les métropoles et les grandes villes étudiantes françaises, où le nombre de locataires dépasse sensiblement l’offre de logements. Pour les particuliers qui souhaitent générer des revenus complémentaires, cette forte demande en zone tendue constitue un indicateur clé pour réussir leur investissement locatif.
Attention toutefois : pour faire face à cette hausse mécanique des loyers dans les grandes agglomérations, certaines municipalités ont mis en place un encadrement des loyers spécifique. Paris a été la première à appliquer un encadrement des loyers en 2019, et a depuis fait des émules. La Ville Lumière a notamment été suivie par Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier et plusieurs communes des agglomérations de ces métropoles. Dans ces territoires, les propriétaires doivent respecter un plafond pour fixer le montant de leur loyer.
Concrètement, ils ne peuvent pas appliquer un loyer dépassant le montant du loyer de référence majoré, lequel varie selon :
- le quartier,
- l’année de construction du logement,
- et le nombre de pièces.
Les propriétaires ne respectant pas l’encadrement peuvent être sanctionnés et contraints de rembourser le trop‑perçu à leurs locataires. N’étant pas appliqué sur tout le territoire, l’encadrement des loyers peut donc entraîner des disparités dans l’évolution des loyers d’une ville à l’autre.
L'encadrement des loyers peut être appliqué dans toutes les zones tendues, sur demande des communes.
Les facteurs qui influencent les loyers
Au‑delà des dynamiques nationales, l’évolution des loyers dépend également de facteurs locaux propres à chaque territoire. La qualité des infrastructures, la présence de transports en commun performants, l’attractivité économique ou encore le développement d’équipements publics influencent directement la valeur locative d’un quartier. Les communes qui investissent dans la rénovation urbaine, la création d’espaces verts ou l’amélioration de la mobilité voient souvent leurs loyers progresser, portés par une demande accrue. À l’inverse, les zones moins bien desservies ou confrontées à une baisse d’activité peuvent connaître une stagnation, voire une diminution des prix. Les projets d’aménagement, comme l’arrivée d’une nouvelle ligne de tramway ou la construction d’un pôle universitaire, jouent également un rôle déterminant dans l’évolution future des loyers. Pour les locataires comme pour les investisseurs, suivre ces transformations locales permet d’anticiper les tendances du marché immobilier.
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