La campagne de déclaration 2026 est lancée. Cette année, plusieurs règles évoluent pour les propriétaires de meublés touristiques. Seuils du micro-BIC, enregistrement en mairie, réintégration des amortissements : on fait le point sur les changements !
Le nouveau plafond de chiffre d’affaires pour les meublés touristiques classés
Vous avez opté pour le régime micro-BIC pour la taxation de vos loyers et charges locatives. Il reste accessible jusqu’à un certain niveau de bénéfices, variable en fonction de la nature de la location : classée ou non classée.
La loi de finances pour 2026 fixe ainsi le plafond à :
- 15 000 euros pour les meublés de tourisme non classés (contre 77 700 euros précédemment),
- 83 600 euros pour les meublés de tourisme classés, les gîtes et les chambres d’hôtes.
Si vous excédez ces seuils, vous basculerez au régime réel, avec des obligations déclaratives plus étendues.
Les pourcentages d’abattement pour les meublés de tourisme en 2026
Au régime micro-BIC, vous ne pouvez pas déduire vos charges d’exploitation ni pratiquer des amortissements. Pour en tenir compte, le fisc applique des abattements forfaitaires, eux aussi variables en fonction de la nature de la location.
Le pourcentage de l’abattement en 2026 s’élève à :
- 30 % pour les meublés de tourisme non classés,
- 50 % pour les meublés de tourisme classés, les gîtes et les chambres d’hôtes.
Vous devez déclarer le montant brut de vos revenus locatifs sur le formulaire 2042 C-Pro. L’administration fiscale applique elle-même l’abattement.
Les prélèvements sociaux en 2026
Une autre nouveauté, dont vous devez tenir compte dans votre déclaration 2026 : l’augmentation du taux des prélèvements sociaux. À la suite d'un rehaussement de la CSG de 1,4 point, ils passent de 17,2 % à 18,6 %.
Attention : cette hausse est valable seulement pour les loueurs en meublés non professionnels (LMNP) et professionnels (LMP) et pour les recettes locatives.
Les prélèvements sociaux restent ainsi à 17,2 % pour les loueurs en nu et pour les plus-values immobilières.
La déclaration des meublés de tourisme
Sauf si vous louez une pièce de votre résidence principale, vous devez déclarer votre meublé de tourisme auprès de la mairie où est implanté votre bien immobilier.
La procédure s’effectue au plus tard le 20 mai :
- en ligne, sur le service de télédéclaration de la commune,
- ou en renvoyant à la mairie le formulaire Cerfa n° 14004.
N’oubliez pas d’accomplir cette formalité, au risque de vous exposer à une amende de 5 000 euros.
Le régime réel : inchangé en 2026
Comme son nom l’indique, le régime réel vous permet de déduire vos charges pour leur montant réel. Il vous autorise également à imputer des amortissements sur le bâti (hors terrain), le mobilier et certaines dépenses de travaux.
Comme les années précédentes, vous devez déclarer les dépenses que vous avez engagées et les amortissements réalisés sur la liasse fiscale (formulaire 2031 et 2033) et sur le 2042 C-Pro.
La réintégration des amortissements en 2026
Le calcul de la plus-value en 2026 repose sur la différence entre le prix de cession et le prix d’achat.
Cette année, si vous revendez votre logement meublé, vous devrez réintégrer les amortissements. Mathématiquement, ils viendront augmenter la base imposable, et donc, votre taxation.
C’est le notaire qui s’occupe de remplir le formulaire n° 2048-IMM-SD pour déclarer le montant de la plus-value. Vous devez toutefois le reporter à la case 3VZ de la déclaration 2042.
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