Les Français non résidents reviennent en force sur le marché parisien de luxe !

Les Français non résidents reviennent en force sur le marché parisien de luxe !
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Au-delà de 2 Md€, ce sont les acquéreurs français non résidents et les étrangers qui portent le marché immobilier parisien de prestige. Ce marché bénéficie actuellement d’un environnement économique et politique favorable à la France.

Le spécialiste parisien du marché de l’immobilier de prestige, Daniel Féau, observe que depuis le début de l’année et en particulier depuis le premier tour de l’élection présidentielle, un flux de nouveaux acquéreurs sur le créneau des biens dépassant les 2 Md€, segment qui depuis 5 ans affichait une offre plus importante que la demande.

Les raisons de l’état de grâce de l’immobilier de luxe

Après un marché fortement « vendeur » entre 2012 et 2015 où de nombreux Français fortunés ont quitté le territoire national et période pendant laquelle le stock s’est alourdi, le marché immobilier de luxe a repris des couleurs. En 2016, avec la baisse des taux d’intérêt et la perspective de l’élection présidentielle, un regain d’intérêt commence à poindre. Après une pause à l’issue du premier tour de l’élection en France, l’emballement du marché repart. Mieux encore, il n’y a plus de départ vers l’étranger, mais des retours à la fois des Français, résidant ou non sur le territoire, et d’étrangers.

Le marché de l’immobilier de prestige est facilement déstabilisable et nous constatons toujours une corrélation entre ce marché et le contexte politique français et international. L’élection du président de la République française redonne moral et confiance alors que les anxiétés ont basculé du côté de l’Angleterre avec le Brexit et les Etats-Unis avec l’élection de Donald Trump ».

Charles Marie Jottras, Président du groupe Féau

Qui achète les biens de prestige à Paris ?

Selon l’étude Féau portant sur Paris intramuros, Neuilly et Boulogne nord, il s’avère que, pour des biens dépassant les 2 M d’€, 51 % sont des Français résidant hors de l’hexagone au premier semestre 2017, soit presque deux fois plus qu’en 2016 ( 27 %). Ces Français résidant hors sol et achetant un bien immobilier supérieur à 2 Md€ proviennent de :

  1. Belgique ( 47 %)
  2. Royaume Uni ( 37 %)
  3. Suisse ( 8 %)
  4. Asie ( 6 %)
  5. Autres ( 2 %)

Bon à savoir

Sur le marché des biens supérieurs à 4 Md€ provenant d’acquéreurs résidant à l’étranger, Français ou non,  les acquéreurs sont passés de 26 % à 40 % en 2017, soit 53 %. Ce pourcentage dépasse 50 % pour des biens vendus au-delà de 7 Md€.