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À Caen, le prix de l'immobilier augmente rapidement !

À Caen, le prix de l'immobilier augmente rapidement !

La locomotive du Grand Ouest est en marche, entraînant avec elle - et les tirant vers le haut - les prix des logements dans plusieurs villes, dont Caen où les tarifs immobiliers restent accessibles (2 502 €/m²) mais enregistrent 5 % de hausse sur 1 an.  

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Sommaire

5 % de hausse annuelle sur le prix de l’immobilier à Caen

Selon les chiffres qu’a rassemblés le baromètre LPI-SeLoger, le prix au m² à Caen, tout en restant abordable (2 502 €/m²) pour une ville de plus de 100 000 habitants, affiche une forte hausse, avec un gain de 5 % sur un an. Un rapide retour en arrière nous apprend qu’en 2015, à la même période de l’année, devenir propriétaire d’un logement dans la préfecture du Calvados coûtait, en moyenne, 2 255 €/m² dans l’ancien. En l’espace de cinq ans, la pierre caennaise a ainsi vu son prix de vente augmenter de 11 % (2 502 – 2 255 / 2 255 x 100).

Prix immobilier : Caen et Rouen au coude à coude !

Portées par des marchés dynamiques, les deux « sœurs rivales » que sont Caen et Rouen voient le prix de leur immobilier augmenter. Le prix au mètre carré à Rouen enregistre, quant à lui, 5,2 % de hausse annuelle. Quant aux niveaux de prix qui ont été relevés (2 502 € du m² à Caen vs 2 591 € du m² à Rouen) dans les deux plus grandes villes de Normandie, force est de reconnaître qu’ils ne présentent qu’un faible écart. D’autre part, et à titre de comparaison, il coûte plus cher de devenir propriétaire de son logement à Caen qu’au Havre (2 138 €/m²), qu’à Angers (2 381 €/m²), qu'à Brest (2 047 €/m²) ou encore qu’au Mans (1 838 €/m²). Les tarifs immobiliers sont toutefois moins élevés à Caen qu’ils ne le sont dans d’autres agglomérations du Grand Ouest français comme Nantes (3 797 €/m²), Rennes (3 639 €/m²) ou Tours (2 708 €/m²).

Le centre-ville de Caen : une valeur sûre

Immobilièrement parlant, le marché caennais est un marché de pénurie. C’est particulièrement vrai dans le centre historique (place Saint-Sauveur, rue des Fossés Saint-Julien, rue Froide) où les stocks de maisons de ville sont loin de satisfaire la demande. Dans ce secteur, cette typologie de biens est très prisée des familles, notamment recomposées. En dépit de leur localisation, les logements « reconstruits » de l’hyper-centre tendent à être quelque peu boudés par les acquéreurs. En cause, une isolation, tant phonique que thermique, qui laisse bien souvent à désirer…

Sont également très recherchées – mais surtout par les investisseurs, cette fois – les petites superficies du centre-ville et des abords de la faculté (Folie-Couvrechef, Calvaire Saint-Pierre). Dans le secteur du port de Caen, si le quai de la Londe est ultra-prisé, le quartier Saint-Gilles et les environs de l’Abbaye-aux-Dames devraient voir leur attractivité considérablement boostée par la réhabilitation de la presqu’île. Enfin, il est à noter qu’à Caen, c’est sur la rive droite de l’Orne (Sainte-Thérèse, Vaucelles) que les prix immobiliers tendent à être les plus abordables.

Bon à savoir
  • À Caen, le loyer moyen (charges comprises) d'une locaton vide se monte à 548 € par mois. 
  • En moyenne, le loyer d'un bien loué meublé atteint 571 € par mois.

L'attrait de la pierre locative caennaise

Comptant de nombreux établissements d’enseignement supérieur (on y recense plus de 30 000 étudiants), celle que l’on surnomme la Cité de Guillaume le Conquérant se prête particulièrement bien à l’investissement locatif. D’après le baromètre des loyers de SeLoger, à Caen, le loyer (charges comprises) d’une location vide est de 548 € par mois et pour un bien meublé, il passe à 571 € par mois. Quant aux délais de location, ils se limitent, en moyenne, à 33 jours dans le cas d’une location vide et à 20 jours pour un meublé ! Si Caen témoigne d'une forte demande locative, un investisseur désireux de réduire les risques liés à la vacance locative devra toutefois prendre soin de fixer un loyer qui soit cohérent avec le marché local et de cibler les abords du tramway. 

À Caen, la marge de négociation atteint 4,4 % pour les maisons

Le baromètre LPI-SeLoger nous indique que, dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’ex-Basse-Normandie, la marge de négociation moyenne tourne autour de 4,4 % du prix de vente affiché pour une maison et qu’elle avoisine 3,3 % pour un appartement. Pour autant, sur certains biens faisant l’objet d’une forte demande, la marge de négociation se réduira comme peau de chagrin et un acheteur serait bien avisé de renoncer à son pouvoir de négociation s’il veut éviter de laisser filer le bien qu’il convoite.

Quels sont les prix des logements autour de Caen ?

Commune Prix au m²
Cambes-en-Plaine 2 654 €
Saint-Germain-la-Blanche-Herbe 2 456 €
Saint-Contest 2 344 €
Bretteville-sur-Odon 2 222 €
Fleury-sur-Orne 2 178 €

Source : SeLoger

Bon à savoir

Le salon immobilier de Caen se tiendra du 7 au 9 février au Parc des Expositions, dans le Hall 2. Christian Saint-Étienne, économiste, universitaire, analyste et professeur d’économie au CNAM depuis 2009, y donnera deux conférences.