Immobilier 2019 : une année historique !

Xavier Beaunieux
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Immobilièrement parlant, quel bilan faut-il tirer de l’année 2019 ? Quelles ont été les grandes tendances du marché immobilier ? Et qu’est-ce qui nous attend en 2020 ? Éléments de réponse.

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Immobilier 2019 : une année historique !
2019 est la meilleure année de tous les temps pour l'immobilier ! ©DR
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En 2019, la hausse du prix immobilier s’est poursuivie : + 4,5 %

Tous logements confondus, force est de reconnaître que l’année 2019 se caractérise par un regain de tension sur le prix de l’immobilier.  En effet, les données, que collecte le baromètre LPI-SeLoger, font état d’une reprise d’accélération des prix des logements dont la hausse annuelle, de 4,2 % en 2017 puis de 3,7 % en 2018 se chiffre désormais à 4,5 %. D’après le baromètre LPI-SeLoger, pour l’année 2019, le prix moyen d’un logement avoisine les 251 000 € dans l’ancien. Pour un prix moyen, au m², de 3 384 €. Enfin, il est à noter que c’est au marché des maisons, plus qu’à celui des appartements, que le rythme de hausse des prix dans l’ancien doit de gagner en vitesse. Les prix des maisons augmentent, en effet, de 5,4% sur 1 an contre 3,3 % il y a un an, alors que les prix des appartements progressent de 3,9 % sur 1 an contre 3,7 %, l’année dernière, à la même époque.

Dans le neuf, devenir propriétaire coûte 4 130 €/m² (Baromètre LPI-SeLoger).

Les villes qui gagnent et les villes qui perdent

Alors qu’à l’Ouest, la tension sur les prix des logements se relâche au Mans (+ 1,2 % sur 1 an) ou encore à Quimper (- 0,7 %), au contraire, elle va en s’intensifiant sur la plupart des grandes villes avec des hausses annuelles de 8 % minimum sur Angers (+ 11,5 %), Brest (+ 10,9 %), Nantes (+ 7,9 %) et Rennes (+ 9,5 %). En cette fin d’année 2019, il est également intéressant de constater que les prix augmentent rapidement à Lyon (+ 7,5 %) et dans la toute proche Villeurbanne (+ 11,7 %). En revanche, 2019 se place sous le signe du ralentissement, voire du recul, des prix immobiliers dans des villes comme Grenoble (+ 3,1 %), Saint-Étienne (+ 1,9 %), Valence (- 0,8 %), Orléans (- 1,5 %) ou encore Bordeaux (- 0,2 %) car alors que le prix immobilier à Bordeaux augmentait de plus de 11 % à fin octobre 2018, voilà qu’il termine l’année à la baisse.

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Ces villes dont les prix ont augmenté ou baissé en 2019. ©DR

Des ventes immobilières et des taux de crédit record 

Un rapide coup d’œil dans le rétroviseur nous apprend qu’en 2019, les ventes de logements anciens ont atteint des niveaux inconnus jusqu’alors. Et pour cause, le million de transactions a été dépassé ! Quant à l’activité du marché immobilier, Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, estime qu’elle devrait « progresser de l’ordre de 9 % sur l’ensemble de l’année 2019 ». Si les ventes des logements ont atteint des sommets, c’est aussi parce qu’en 2019, les taux d’emprunt ont chuté : 1,25 % en 2019 contre 1,45 % en 2018. Il est également à noter que l’année 2019 aura été caractérisée par des conditions d’octroi de crédits bancaires avantageuses comme jamais, notamment pour tout ce qui touche au montant des apports personnels. Preuve de la synergie entre les ventes des logements et l’assouplissement des conditions de financement bancaire, Michel Mouillart constate que « la production de crédits immobiliers aux particuliers s’est établie à 186 Mds d’euros en 2019 contre 172 Mds en 2018 ».

En 2020, le niveau des ventes devrait rester élevé

Comme aimait à le rappeler Pierre Dac, « la prévision est difficile, surtout lorsqu’elle concerne l’avenir ». Pour autant, l’analyse des chiffres du marché immobilier français, en 2019, ainsi que des tendances qui s’en dégagent, permet d’établir les trois grandes perspectives pour l’année prochaine : 

  1. Tout d’abord, il est permis de penser que le rythme d’augmentation des prix dans l’ancien devrait connaître un ralentissement en 2020.
  2. D’autre part, tout porte à croire que le nombre des transactions immobilières devrait rester à haut niveau.
  3. On peut raisonnablement penser qu’une remontée des prix et des conditions d’accès au crédit moins favorables pourraient impacter la demande de logements.

Le prix moyen d’un logement neuf est de 223 600 € (Baromètre LPI-SeLoger).

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