Rechercher un article

On vous aide dans votre projet

Randonnées, raquettes : combien ça coûte une semaine au ski sans skier ?

Privées de remontées mécaniques, les stations de sports d’hiver sont contraintes de redoubler d’ingéniosité pour proposer des alternatives au ski alpin, continuer d’attirer les vacanciers et tenter d’enrayer la chute des locations.

En cours de chargement...

Sommaire

Profiter de la montagne autrement

Qu’on se le dise, il n’y a pas que le ski dans la vie ! Force est ainsi de constater que la palette d’activités proposées par les stations de sports d’hiver s’allonge sans cesse un peu plus, année après année : VTT sur neige, raquettes, kitewing (du kitesurf sur neige), snow-scoot, snow-kayak, air-board (une luge gonflable), snakegliss (attacher des luges les unes aux autres), ski-joering (skier en étant tracté par des chiens ou des chevaux), ruisseling sur glace, escalade de cascade de glace, yooner (une luge bizarroïde), etc. Bref, autant d’activités qui permettent de profiter de la montagne autrement. D’après les données que nous avons recueillies en analysant les tarifs à la location du 6 février au 1er mars 2020, soit lors des vacances scolaires de février dernier, cinq stations offrent ainsi non seulement des dérivatifs au ski alpin (ski de fond, raquettes…) mais aussi des tarifs de location parmi les plus bas du marché. Il s’agit de Chabanon (507 €/semaine), du Mont Dore (670 €/semaine pour 4 personnes), de Super Besse (694 €/semaine), de Géradmer (813 €/semaine) et de Puy-Saint-Vincent (876 €/semaine). Il est d’ailleurs intéressant de constater que figurent dans notre quintuor, à côté des (incontournables !) stations alpines, une station vosgienne (Gérardmer) et deux stations du massif central (Super Besse et Le Mont Dore).

Les stations de ski se réinventent pour survivre

Alors que le réchauffement climatique et la raréfaction de la neige, qui l’accompagne, avaient déjà conduit les stations de sports d’hiver à diversifier leurs activités afin de proposer aux touristes des alternatives au ski de descente (promenades en raquettes, excursions en ski de fond, sorties en VTT sur neige, escalade de cascades gelées, stages de pilotage sur glace...), l’interdiction des remontées mécaniques (Jean-Baptiste Lemoyne, le Secrétaire d’État au Tourisme, a récemment déclaré qu’une « réouverture mi ou fin février lui paraissait hautement improbable », Ndlr) a enfoncé le clou ! Privées de leur atout majeur, les stations de ski n’ont pas d’autre choix que de se réinventer pour stopper l’hémorragie (boom des annulations de réservations, chute du taux d’occupation, désertion des touristes étrangers). Mais l’intention ne vaut pas l’action. Et toutes les stations ne sont pas en capacité d’opérer cette mutation. En clair, ce ne sont pas forcément les plus grandes stations (La Plagne, Val Thorens, L’Alpe d’Huez…) qui sont les mieux armées pour y parvenir car à ce jeu-là, il semblerait que les plus petites stations, qui ont su conserver leur authenticité et capitaliser sur l’esprit de village tout en multipliant les activités ne nécessitant pas de recourir aux remontées mécaniques, tirent leur épingle du jeu…

Les tarifs hebdomadaires de location dans 16 stations de sports d'hiver

Station Prix à la location *
La Bresse Hohneck 1 257 €
Le Devoluy 1 142 €
Puy-Saint-Vincent 876 €
Les Contamines Montjoie 1 256 €
Chabanon 507 €
Morillon 1 226 €
Praz de Lys Sommand 1 226 €
Gérardmer 813 €
Le Mont Dore 670 €
Peisey Vallandry 1 613 €
Montgenevre 889 €
Nevache 889 €
Aussois 929 €
Super Besse 694 €
Val Thorens 2 077 €
Le Lioran 852 €

* Entre le 6 février et le 1er mars 2020 / Source : SeLoger 

Plus de conseils :