Présidentielle 2022 : faut-il devenir propriétaire à tout prix ?

16 mar 2022
mis à jour le
29 mar 2022
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À l'occasion de la campagne présidentielle 2022, Stéphane Fritz, président du groupe Guy Hoquet, intervient dans le podcast de SeLoger, l'immobilier décrypté, sur le thème : faut-il être propriétaire à tout prix...

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Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet
Pour Stéphane Fritz, président du groupe Guy Hoquet, c'est toujours le moment d'acheter. © SeLoger

Qu'est-ce qui déclenche aujourd'hui l'acte d'achat ?

Les évènements, qui déclenchent les actes d'achat, sont des évènements heureux, des naissances, des mariages, mais également des évènements de la vie professionnelle comme des mutations ou comme on l'a vu avec la pandémie de covid-19 des envies de se mettre au vert. Le télétravail a également amené le besoin d'une pièce en plus pour en faire un bureau et sur une note moins joyeuse, les divorces et les enterrements déclenchent aussi des achats et des ventes.

Est-ce mieux d'être propriétaire que locataire ?

Chacun répond personnellement à cette question : est-ce mieux de capitaliser que d'envoyer de l'argent à fonds perdus ? J'ai personnellement envie de vous dire qu'il faut mieux capitaliser. Actuellement, le coût de l'emprunt est assez bas, ce qui permet, par exemple, de rembourser 1 200 € par mois pour un prêt immobilier au lieu de payer 1 000 € de loyer dans un bien équivalent. Pour une différence de 200 € par mois on peut donc éviter de perdre son argent tout en capitalisant sur un achat immobilier, je pense donc qu'il vaut mieux acheter lorsque c'est possible. Néanmoins, il faut aussi penser à tous ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter mais qui doivent tout de même se loger bien évidemment, donc qui ont besoin de louer.

Quels sont vos conseils pour effectuer un achat immobilier aujourd'hui ?

Il faut d'abord être vigilant sur les vices cachés au niveau de l'état de la construction et sur la copropriété également. Ensuite, selon ce que permet son budget, je pense qu'il faut acheter près des centres névralgiques, là où se trouvent les pôles d'attraction, qu'ils soient culturels, économiques, d'enseignement. Il faut investir aussi là où on a toutes les infrastructures de transport : près d'une station de métro, près d'une gare... Ces emplacements seront toujours une valeur forte car ils rendent accessibles les grandes agglomérations. 

Le point le plus important à regarder lors de sa visite : la présence de vices cachés.

Quelle est votre vision de l'immobilier dans les 10 prochaines années ?

Je ne suis pas devin, je n'ai qu'une visibilité à la place qui est la mienne au sein de ce grand réseau national, c'est-à-dire à 3 voire 6 mois. À 10 ans, c'est plutôt ce que je souhaiterai plutôt que ce que je vois puisque cela va aussi dépendre des futures décisions politiques. Moi je souhaite que l'on construise plus pour pouvoir loger tout le monde, car notre démographie est grandissante. Mais il faut aussi que l'on construise mieux, d'une façon respectueuse de l'environnement, inclusive et qui s'inscrive dans un vrai projet de vivre ensemble. Aujourd'hui, le logement est un Ministère qui est pas assez représenté pour l'enjeu majeur qu'est le vivre ensemble pour les 10, 15 ou 20 prochaines années.

Souhaitez-vous ajouter un dernier mot ?

Un achat immobilier, c'est un achat de longue durée, à minima 7 ou 8 ans mais souvent sur plus de 15 ans. Mais le marché de l'immobilier est un marché durablement porteur, on sait que les prix vont continuer à grimper car nous n'avons actuellement pas assez de logements. Même s'ils évoluent doucement ou se mettent à stagner pendant un petit moment, ils continueront de monter. Donc en résumé, je dirais que c'est tout le temps de moment d'acheter.

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