Le Havre : « un logement avec travaux ne subit pas de décote très importante »

08 déc 2020
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En Normandie, au bord de la Manche et à 1h10 de Rouen en voiture, Le Havre enregistre une demande importante de la part des acquéreurs, à la fois locaux et extérieurs à la région. Stéphane Marchais, gérant de l’agence DMI sur l’avenue Foch, nous éclaire sur les ventes immobilières réalisées dans son secteur, en particulier les critères recherchés par les acheteurs et l’évolution des prix.

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Le Havre : « un logement avec travaux ne subit pas de décote très importante »
Le secteur de l’avenue Foch est prisé pour de l’investissement patrimonial. © Henryk Sadura

Votre clientèle est-elle plutôt locale ou vient-elle d’autres régions ?

L’origine des acheteurs est très diverse. Nous avons même des particuliers en provenance de l’étranger. Ce sont des expatriés qui souhaitent acquérir un logement au Havre soit pour des raisons professionnelles, soit par désir de revenir dans leur région natale.

Y a-t-il des zones économiques ou des projets d’urbanisme susceptibles d’attirer les acquéreurs sur Le Havre ?

Cela ne correspond pas à ce que recherchent nos clients. Ce sont les petits commerces et les halles centrales qui séduisent avant tout les acheteurs. La présence d’écoles et la proximité de la mer sont également des critères importants pour eux.

Le prix au m² au Havre est de 1 948 €.

Avez-vous enregistré une hausse des demandes pour de la résidence principale après le premier déconfinement ?

Un rattrapage s’est effectué. Après deux mois sans activité, les personnes qui avaient réfléchi à un projet immobilier se sont présentées à l’agence. On ne peut pas vraiment parler d’un afflux d’acquéreurs. Nous avons plutôt constaté une relance de l’activité, due à l’arrivée de tous les candidats à l’acquisition qui avaient été bloqués pendant le confinement. Il faut savoir qu’au Havre, le marché immobilier est très particulier. Nous enregistrons en effet un déséquilibre entre l’offre et la demande. Il y a trop d’acheteurs au regard du volume de biens à vendre. Nous avons très peu de logements et ces derniers trouvent très vite un acquéreur.

Dans le quartier autour de l’avenue Foch, quel est le prix, en moyenne, d’un quatre pièces à rafraîchir et d’un quatre pièces vendu clés en main ?

Un appartement de 90 m² à rafraîchir, situé à un étage moyen, se vend aux alentours de 280 000 €. Il faut compter au minimum 350 000 € pour ce même bien s’il est en bon état. Ce type de biens, comprenant trois chambres, est très recherché dans le secteur. On remarque d’ailleurs que si le logement a besoin de travaux, la décote n’est pas extrêmement importante. Compte tenu de la rareté des propriétés à vendre, l’acheteur est prêt à acheter un logement pour son potentiel, même s’il doit en assurer lui-même la rénovation.

« Au Havre, le marché immobilier est déséquilibré, avec une offre réduite et un trop grand nombre d’acheteurs »

Stéphane Marchais, gérant de l’agence DMI au Havre

Les investisseurs achètent-ils des biens pour la location sur l’avenue Foch ?

Les investisseurs cherchant à obtenir de la rentabilité ciblent peu l’avenue Foch et l’ouest de la ville en général, car les prix immobiliers sont élevés. La rentabilité induite est donc relativement faible. Ce type d’acquéreurs se tourne plutôt vers l’est de la ville, car ils peuvent y acheter des biens moins chers et les louer à des prix pas forcément beaucoup moins élevés qu’à l’ouest du Havre. Le retour sur investissement immédiat est donc nettement meilleur. Par contre, le secteur ouest est privilégié par les investisseurs désireux de se constituer un patrimoine.

La présence d’un extérieur est-elle un critère plus recherché ?

Ce critère était déjà essentiel avant la crise. Quand on souhaite acheter une maison, cette exigence est évidente. Sur le marché des appartements toutefois, les acquéreurs font parfois abstraction du critère de l’extérieur lorsqu’ils trouvent un bien qui leur plaît. En effet, nous sommes dans une ville où il est facile de sortir, de s’aérer grâce à la proximité de la mer, en particulier.

Dans ce contexte de crise sanitaire, pensez-vous que l’immobilier est une valeur refuge ?

Oui, bien sûr. Aujourd’hui, je crois qu’il y a véritablement une prise de conscience de l’importance de l’immobilier au quotidien. Le télétravail, notamment, nécessite de se sentir bien chez soi.

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Stéphane Marchais, Gérant de l’agence DMI
Agence DMI, 72 Avenue Foch, 76600 Le Havre
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