Cet article a été rédigé avec notre partenaire Cardif, expert en assurances..

Assurance habitation : comment être bien couvert face aux risques climatiques ?

Vincent Cuzon
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Inondations, sécheresses et tempêtes… le dérèglement climatique bouleverse l'assurance habitation en France. Face à ces risques intensifiés, votre contrat joue un rôle crucial pour vous protéger et vous indemniser correctement après chaque sinistre climatique majeur. Comment savoir si vous êtes bien couvert ? Le point complet.

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Êtes-vous suffisamment couvert par votre assurance habitation ? © Altitude Drone - Getty Images
Êtes-vous suffisamment couvert par votre assurance habitation ? © Altitude Drone - Getty Images
Sommaire
En résumé
  • Les aléas climatiques s'intensifient, touchant 86 % des Français et causant d'importants dégâts matériels.
  • La garantie événements climatiques couvre les dommages directs liés aux tempêtes, grêle ou neige.
  • La garantie catastrophes naturelles nécessite un arrêté officiel et s'applique aux séismes ou inondations majeures.
  • L'indemnisation dépend des garanties souscrites, des franchises et peut inclure les frais de relogement.
  • Certaines exclusions s'appliquent, notamment pour les jardins, végétaux ou bâtiments non entièrement couverts.
  • Il est crucial de sécuriser son logement avant l'événement et de déclarer le sinistre rapidement après.

Risques climatiques : de quoi parle-t-on ?

Un événement climatique est un phénomène météorologique extrême susceptible d’avoir des conséquences importantes sur l’environnement, les infrastructures et les populations. Il peut prendre la forme de pluies torrentielles, de tempêtes, d’inondations, de sécheresses, de canicules, de glissements de terrain, de tornades, de cyclones ou encore d’incendies de forêt. Souvent associés à des vents violents, à des précipitations intenses ou à des variations soudaines de température, ces événements gagnent en fréquence et en intensité sous l’effet du dérèglement climatique. Leurs répercussions humaines et économiques peuvent être considérables : toitures et charpentes endommagées, sous-sols submergés, façades dégradées, logements inhabitables et pertes matérielles importantes. 

Le Baromètre QUALITEL 2025, réalisé avec Ipsos, révèle ainsi que 86 % des Français ont subi un aléa climatique au cours des dix dernières années et que plus d’un quart d’entre eux ont constaté des dégâts dans leur logement. En maison individuelle, la toiture et la charpente sont les éléments les plus touchés, devant la façade, les caves, les sous-sols, les garages et l’intérieur du logement. Face à cette évolution, le modèle assurantiel doit s’adapter : le rapport Langreney de 2024 souligne notamment la nécessité de maintenir une assurance accessible à tous, de renforcer la prévention des risques naturels et d’accélérer l’adaptation au changement climatique. Cardif propose des contrats d’assurance habitation vous couvrant face à la multiplication des risques climatiques. 

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Assurance habitation : quelles garanties couvrent les risques climatiques ?

Les contrats multirisques habitation incluent généralement une garantie « événements climatiques », aussi appelée garantie « tempête, grêle, neige ». Elle couvre les dommages matériels provoqués par des intempéries violentes qui ne sont pas reconnues comme des catastrophes naturelles. Sont notamment concernés les dégâts causés par les tempêtes et les vents violents, les ouragans, les cyclones, la grêle, ainsi que le poids de la neige ou de la glace sur les toitures. Pour que la garantie soit mise en œuvre, les dommages doivent résulter directement de l’événement, par exemple de l’action d’un vent dépassant souvent 100 km/h. 

Lorsque les vents atteignent 145 km/h en moyenne sur dix minutes ou 215 km/h en rafales, le régime des catastrophes naturelles peut prendre le relais. Cette garantie obéit alors à des conditions d’indemnisation particulières. La garantie « catastrophes naturelles » se distingue donc de la garantie « événements climatiques » : son activation dépend de la reconnaissance officielle de l’état de catastrophe naturelle par un arrêté interministériel. Selon la zone et le contrat, elle n’est pas toujours incluse automatiquement dans l’assurance habitation et peut nécessiter une souscription complémentaire. 

Événements climatiques et catastrophes naturelles : deux garanties à distinguer

Comme nous venons de l’évoquer, la garantie « événements climatiques » ne doit pas être confondue avec la garantie « catastrophes naturelles ».

La garantie « événements climatiques » couvre les dommages provoqués par certains phénomènes météorologiques. Pour l’activer, vous devez déclarer le sinistre à votre assureur dans un délai de cinq jours ouvrés.

La garantie « catastrophes naturelles », qui, comme nous l'avons vu, s’applique uniquement après la reconnaissance officielle de l’état de catastrophe naturelle par un arrêté interministériel. Vous disposez alors de dix jours ouvrés à compter de la publication de l’arrêté pour déclarer le sinistre. Elle couvre notamment des événements majeurs tels que les séismes, les inondations et les glissements de terrain.

La garantie « événements climatiques » peut donc vous indemniser pour des phénomènes d’intensité modérée qui ne relèvent pas du régime des catastrophes naturelles.

Risques climatiques : comment choisir une assurance habitation adaptée ?

Face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, il est essentiel de s'assurer que son contrat d'assurance habitation offre une protection adaptée à son logement. En effet, les garanties proposées, les exclusions ou encore les plafonds d'indemnisation peuvent varier sensiblement d'un contrat à l'autre. Avant de souscrire une nouvelle assurance ou de changer de contrat, prenez le temps d'examiner plusieurs points clés :

  • Les risques couverts, notamment les catastrophes naturelles, les tempêtes, la grêle, la neige, les incendies ou les dommages électriques ;
  • Les exclusions de garantie, qui précisent les situations dans lesquelles l'assureur n'intervient pas ;
  • Les franchises applicables, c'est-à-dire la part du sinistre restant à votre charge ;
  • Les plafonds d'indemnisation, qui déterminent le montant maximal remboursé ;
  • Les délais de déclaration à respecter après un sinistre.

Une lecture attentive de ces éléments permet d'évaluer le niveau réel de protection offert par le contrat. 

Quelle indemnisation en cas d’évènement climatique ?

Lorsqu’un logement subit des dommages à la suite d’une tempête, d’un épisode de grêle, d’inondations ou d’un autre événement climatique, l’assurance habitation peut prendre en charge bien plus que les seules réparations du bâtiment. Selon les garanties souscrites, l’indemnisation peut également couvrir plusieurs frais annexes engagés pour faire face aux conséquences du sinistre. Il peut s’agir des dépenses réalisées pour éviter une aggravation des dommages, comme la pose d’une bâche sur une toiture endommagée, mais aussi des frais de sécurisation du logement, de démolition et d’évacuation des gravats. Certains contrats prévoient également la prise en charge des frais de relogement temporaire, du déplacement du mobilier, du garde-meubles ou encore des honoraires d’experts et d’architectes intervenant dans la reconstruction.

Le montant de l’indemnisation dépend toutefois de plusieurs critères : la nature de l’événement, l’étendue des dégâts constatés et les garanties prévues au contrat. Après la déclaration du sinistre, l’assureur peut missionner un expert chargé d’évaluer les dommages et d’estimer le coût des réparations, qui servira de base au calcul de l’indemnisation. Il faut également tenir compte de la franchise, c’est-à-dire la somme restant à la charge de l’assuré. Son montant varie selon les contrats et le type de sinistre. 

Tempête : les exclusions d'indemnisation 

En cas de tempête, l'indemnisation couvre uniquement les dommages matériels directs aux biens assurés. Les jardins (abris de jardin, végétaux...), terrains non bâtis, bâtiments et dépendances non entièrement couverts sont donc généralement exclus. En cas de souscription d’une extension de garantie de votre assurance habitation, vous pouvez bénéficier d'une couverture en cas de dommages corporels. 

Quels réflexes adopter face à un événement climatique ?

Lorsqu’un phénomène climatique violent est annoncé, il est important d’adopter certains réflexes pour protéger votre famille et vos biens. Suivez attentivement les alertes de Météo-France et appliquez les consignes des autorités. Protégez votre logement en fermant les volets et les stores, en rangeant ou en arrimant le mobilier extérieur et en renforçant, si possible, les portes, les fenêtres et les autres éléments fragiles. Placez également vos documents importants, objets de valeur, appareils sensibles et souvenirs précieux dans un endroit sûr, étanche et surélevé afin de limiter les risques liés à l’eau. Restez à l’intérieur tant que les conditions le permettent, éloignez-vous des ouvertures et évitez tout déplacement inutile. Préparez une trousse d’urgence contenant notamment de l’eau, une lampe, des médicaments et des moyens de communication. Si les autorités ordonnent une évacuation, ou si votre sécurité n’est plus assurée, quittez les lieux sans attendre en suivant les itinéraires recommandés. 

Après l’événement climatique, ne prenez aucun risque et contactez rapidement votre assureur pour signaler les dommages constatés.

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