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Rénovation thermique : comment financer ses travaux en 2026 ?

Blandine Rochelle
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Isoler votre logement, remplacer un système de chauffage vieillissant ou entreprendre une rénovation énergétique globale permet de réduire vos factures d'énergie tout en améliorant votre confort. Mais ces travaux représentent souvent un investissement important. Heureusement, en 2026, plusieurs dispositifs permettent d'alléger leur coût. Aides de l'État, subventions locales, TVA réduite, éco-prêt à taux zéro ou prêt bancaire : les solutions de financement peuvent être combinées sous certaines conditions. Voici comment financer efficacement votre projet de rénovation thermique.

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Vous pouvez cumuler des aides et un prêt travaux afin de couvrir le coût des travaux de rénovation. © hobo_018 - Getty images
Vous pouvez cumuler des aides et un prêt travaux afin de couvrir le coût des travaux de rénovation. © hobo_018 - Getty images
Sommaire

Financer votre projet avec un prêt travaux

Avant même de solliciter les aides publiques, il est important d'établir un plan de financement réaliste. Les dispositifs d'aide couvrent rarement la totalité des dépenses. Vous devez donc souvent prévoir un reste à charge, plus ou moins conséquent, notamment dans le cadre d'une rénovation d'ampleur.

Un prêt travaux tel que celui proposé par la Caisse d'Epargne permet de financer différents types de projets : isolation des combles ou des murs, remplacement des fenêtres, changement du système de chauffage, installation d'une ventilation performante ou encore rénovation globale du logement.

Ce financement peut être utilisé seul ou en complément des aides publiques. Vous pouvez ainsi lancer vos travaux sans attendre le versement des subventions, tout en étalant le coût de votre investissement selon votre capacité de remboursement.

MaPrimeRénov' reste la principale aide à la rénovation énergétique

En 2026, MaPrimeRénov' demeure le principal dispositif public destiné à financer les travaux de rénovation énergétique des logements. Cette aide est accessible aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs ainsi qu'aux copropriétés sous certaines conditions.

Le montant de l'aide dépend principalement des revenus du foyer. Par exemple :

  • Un ménage aux revenus très modestes peut obtenir une aide allant jusqu’à 80 % du montant des travaux. L’accompagnement est pris en charge à 100 % dans la limite de 2 000 €.
  • Un ménage aux revenus modestes peut prétendre à une aide allant jusqu’à 60 % et l’accompagnement est pris en charge à hauteur de 80 %.
  • Un ménage aux revenus intermédiaires peut recevoir une aide allant jusqu’à 45 % et un accompagnement pris en charge à 40 %.
  • Un ménage aux revenus supérieurs obtient une aide allant jusqu’à 10 % et un accompagnement à 20 %.

Notez que le montant des aides prend en charge une partie des travaux dont le plafond ne peut excéder 30 000 € HT pour un gain de 2 étiquettes énergétiques, et de 40 000 € HT pour un gain de 3 étiquettes énergétiques. Les taux d'aide évoluent eux aussi selon le gain énergétique.

À noter : à partir du 1er septembre 2026, les nouvelles demandes de MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur en maison individuelle devront prévoir la décarbonation du système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Le maintien ou le remplacement d’une chaudière au gaz ou au fioul ne permettra plus de bénéficier de l’aide dans ce cadre.

Les travaux doivent obligatoirement être réalisés par une entreprise labellisée RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

En 2026, les pouvoirs publics continuent d'encourager les rénovations les plus performantes. Les projets permettant un gain significatif de performance énergétique bénéficient généralement d'un accompagnement financier plus important que les travaux réalisés de manière isolée.

La rénovation d'ampleur est particulièrement encouragée

Plutôt que de remplacer uniquement une chaudière ou de changer quelques fenêtres, de nombreux ménages choisissent désormais d'engager une rénovation globale.

Une rénovation d'ampleur consiste à réaliser plusieurs travaux complémentaires, par exemple :

  • l'isolation de la toiture ; 
  • l'isolation des murs ; 
  • le remplacement des menuiseries ; 
  • l'installation d'un système de chauffage performant ; 
  • l'amélioration de la ventilation. 

L'objectif est de gagner plusieurs classes sur le Diagnostic de performance énergétique (DPE) et de diminuer durablement les consommations d'énergie.

Une rénovation d’ampleur doit être réalisée avec l’accompagnement de Mon Accompagnateur Rénov’. Depuis le 23 février 2026, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est également obligatoire avant le dépôt de la demande d’aide.

Le gouvernement et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ont lancé un service public appelé « France Rénov’ », qui regroupe l’ensemble des dispositifs d’aides et d’accompagnements existants. N’hésitez pas à solliciter un conseiller France Rénov’, soit depuis leur site internet, ou en vous rendant dans l’un des 600 espaces conseils répartis sur tout le territoire.

L'éco-prêt à taux zéro complète les aides existantes

L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) constitue un autre levier de financement intéressant.

Comme son nom l'indique, ce prêt permet d'emprunter sans payer d'intérêts, car ceux-ci sont pris en charge par l'État.

Le montant emprunté dépend de la nature des travaux réalisés :

  • 50 000 € pour des travaux apportant un gain énergétique minimal de 35 % et permettant de sortir du statut de passoire thermique ;
  • 30 000 € pour trois travaux ou plus ;
  • 25 000 € pour deux travaux ;
  • 15 000 € pour un poste de travaux ;
  • 7 000 € pour un remplacement de fenêtre.

L'éco-PTZ est cumulable avec MaPrimeRénov', ce qui permet de limiter fortement le reste à charge.

Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) permettent d'obtenir une prime supplémentaire

Les fournisseurs d'énergie participent eux aussi au financement des travaux via le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE).

Concrètement, ils proposent des primes qui viennent réduire le coût des travaux d'amélioration énergétique.

Le montant accordé dépend du type de travaux réalisé, de l’adresse du logement, du type de logement, de l’énergie de chauffage principale du logement et de la catégorie de revenus du ménage. A partir de ces critères, vous pouvez par exemple obtenir jusqu’à 1 147 € pour l’installation d’un poêle à granulés, ou encore jusqu’à 6 880 € pour une pompe à chaleur air-eau.

Les primes CEE sont cumulables avec MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ.

Une TVA réduite pour alléger le coût des travaux

Certains travaux de rénovation énergétique bénéficient d'une TVA réduite à 5,5 %.

Cette réduction concerne :

  • Les travaux d’isolation thermique des parois opaques, des parois vitrées, des portes d’entrées et des volets isolants ;
  • Certains travaux d’amélioration du système de chauffage et/ou de production d’eau chaude sanitaire ;
  • L’installation d’une VMC double flux ou simple flux hygroréglable ;
  • L’installation de thermostats et appareils de régulation du chauffage ;
  • Les accessoires améliorant le confort d’été comme les protections solaires mobiles et brasseurs d’air plafonniers fixes ;
  • D’autres travaux et installations comme le calorifugeage du réseau de chauffage ou d’eau chaude, les appareils d’individuation des frais de chauffage ou d’eau chaude, l’entretien d’une chaudière THPE (très haute performance énergétique).

Pour en bénéficier, il est nécessaire de faire appel à un artisan RGE.

Même si elle passe parfois inaperçue, cette TVA réduite représente une économie non négligeable sur le montant global des travaux.

FAQ : vos questions sur le financement des travaux en 2026

Quelles sont les principales aides pour financer une rénovation thermique en 2026 ?

Les principales aides sont MaPrimeRénov', les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), l'éco-prêt à taux zéro, la TVA réduite à 5,5 % ainsi que d’éventuelles aides proposées par certaines collectivités locales.

Peut-on cumuler plusieurs aides à la rénovation énergétique ?

Oui. Dans de nombreux cas, il est possible de cumuler MaPrimeRénov', les primes CEE, l'éco-PTZ, les aides locales et un prêt bancaire afin de financer le reste à charge.

Les travaux doivent-ils être réalisés par un professionnel particulier ?

Oui. Pour bénéficier de la majorité des aides publiques, les travaux doivent être réalisés par une entreprise disposant de la qualification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

Qui peut bénéficier de MaPrimeRénov' ?

MaPrimeRénov' est accessible aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs et, dans certains cas, aux copropriétés. Les conditions d'attribution dépendent notamment des revenus du foyer, de la nature des travaux et des performances énergétiques obtenues.

Pourquoi prévoir un prêt travaux malgré les aides ?

Les aides publiques ne financent généralement pas la totalité du projet. Un prêt travaux permet de couvrir le reste à charge, de démarrer les travaux sans attendre le versement des subventions et d'étaler le coût de l'investissement dans le temps.

La plupart des dispositifs sont cumulables, et il n’est d’ailleurs pas rare de financer un même projet à l’aide de plusieurs leviers, comme MaPrimeRénov’, une prime CEE, la TVA réduite et un prêt travaux pour compléter le reste à charge.

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