DPE, MaPrimeRénov’... ce qui change au 1er janvier 2026 !

Vincent Cuzon
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Comme chaque année, le mois de janvier 2026 est arrivé avec son lot de nouveautés réglementaires. Nouveau DPE, nouvelle suspension du dispositif MaPrimeRénov’, hausse des frais d’agence pour les locataires… Le point sur les principaux changements survenus le 1er janvier.

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	Le nouveau calcul du DPE permet à 850 000 logements de ne plus être considérés comme des passoires thermiques. © Valeria Blanc – Getty Images
Le nouveau calcul du DPE permet à 850 000 logements de ne plus être considérés comme des passoires thermiques. © Valeria Blanc – Getty Images
Sommaire

Un nouveau calcul pour le diagnostic de performance énergétique (DPE)

Depuis la réforme du DPE de 2021, environ 5 millions de logements sont étiquetés « passoires thermiques » (classes F et G). Les habitations utilisant l'électricité sont particulièrement pénalisées par le coefficient de conversion de cette énergie.

Afin de rectifier ce déséquilibre, une mise à jour du DPE a été instaurée le 1er janvier 2026. Le changement majeur repose sur la révision du coefficient de conversion de l’électricité, qui passe de 2,3 à 1,9. Cette évolution technique poursuit un double objectif : mieux refléter la réalité de la consommation électrique et favoriser la transition vers des équipements décarbonés, tels que les pompes à chaleur, au détriment des chaudières à énergies fossiles.

Avec cette réforme, la note de la plupart des logements s'améliorera et, dans tous les cas, aucun bien ne verra son étiquette dégradée. Près de 850 000 biens chauffés à l’électricité devraient quitter les catégories F et G, ce qui simplifiera leur mise en location. Pour les diagnostics encore valides, il n'est pas nécessaire d'en refaire un : une attestation de mise à jour de l'étiquette peut être récupérée gratuitement sur le site de l'ADEME.

Depuis le 1er septembre dernier, l'intégration d'un QR code est devenue obligatoire sur chaque DPE afin de lutter contre les faux diagnostics.

Suspension de MaPrimeRénov’

Le 1er janvier 2026, le dispositif MaPrimeRénov’ a subi un nouveau coup d'arrêt. En effet, faute de budget voté par le Parlement, le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a acté la suspension totale des dépôts de dossiers, aussi bien pour les projets de rénovation globale que pour les mono-gestes. Justifiant cette décision par l'absence de visibilité financière (« Pas de budget, pas de guichet »), le ministre souhaite éviter d'accumuler des demandes sans garantie de financement.

Cette interruption n'est pas une première. Le dispositif a en effet déjà connu des gels successifs début 2025 et durant l'été suivant. Si les dossiers déposés l'an dernier devraient être traités en 2026, l'incertitude plane sur les évolutions réglementaires initialement prévues, notamment la suppression des aides pour l'isolation et les chaudières biomasse. Une chose est sure : ce nouveau blocage n’est pas une bonne nouvelle pour les particuliers ayant pour projet de rénover énergétiquement leur habitation.

Crédit immobilier : où en sont les taux en janvier ?

En ce début d’année 2026, le secteur du crédit immobilier amorce un virage prudent. Suite à la remontée des taux d’emprunt d’État fin 2025, les banques affichent des barèmes en légère hausse, avec une progression d’environ 0,10 point, d’après le courtier Vousfinancer. Malgré cette tension, le marché reste attractif pour les acquéreurs : les taux moyens s'établissent à 3,40 % sur 20 ans, tandis que les meilleurs dossiers bénéficient encore de conditions attractives, sous la barre des 3 %.

La stratégie des établissements bancaires demeure offensive pour capter de nouveaux clients. La plupart reconduisent leurs prêts à taux bonifiés, ciblant prioritairement les primo-accédants et les achats de logements performants énergétiquement, à savoir ceux classés A, B ou C. Ces dispositifs privés, permettant d'économiser plusieurs milliers d'euros sur le coût total du crédit, s'avèrent cruciaux pour compenser la suspension actuelle de MaPrimeRénov’. En attendant une politique du logement plus claire, la dynamique du marché repose sur cette concurrence interbancaire, qui maintient pour l'instant des taux bien inférieurs à 4 %.

Les autres changements survenus le 1er janvier

Frais d’agence en location : une hausse encadrée

À partir du 1er janvier 2026, les frais d’agence pour la location de logements connaissent leur première révision, après plus d'une décennie de gel. En application d'un arrêté du 17 juillet 2025, les honoraires facturés aux locataires, qui couvrent les visites, la constitution du dossier, la rédaction du bail et l'état des lieux, sont indexés sur l'Indice de référence des loyers (IRL), qui a progressé de 0,87 % entre les troisièmes trimestres de 2024 et 2025. Précisons que cette révision des frais d’agence à la location concerne exclusivement les baux signés à partir de 2026.

Revalorisation du Plan Épargne Logement (PEL)

Le rendement du PEL connaît une amélioration, suite à un avis publié au Journal officiel le 20 décembre 2025. Pour toute souscription effectuée à partir du 1er janvier 2026, le taux d’intérêt annuel est fixé à 2 %. Les PEL ouverts au cours de l'année 2025 conservent leur taux de 1,75 %. Il est important de rappeler que le taux est déterminé lors de la signature du contrat et reste inchangé durant toute la durée de vie du PEL.

Ajustement du Prêt Avance Mutation

Les critères d'éligibilité au Prêt Avance Mutation à taux zéro évoluent. Dès le 1er janvier 2026, les plafonds de revenus pour accéder à ce dispositif sont revus à la hausse. Pour rappel, ce crédit hypothécaire, aussi appelé « Prêt avance rénovation » (PAR +), permet aux propriétaires occupants aux ressources « modestes » ou « très modestes » de financer leurs travaux de rénovation thermique.

Depuis le 1er janvier, les dons d’argent, de biens de valeur (bijoux, oeuvre d’art, etc.) et d’actions entre particuliers doivent être déclarés en ligne.

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