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Cet article a été rédigé avec notre partenaire Pretto, expert en crédit immobilier.

Plan de financement immobilier : le guide complet

Vincent Cuzon
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Vous souhaitez concrétiser votre projet immobilier ? Avant de contacter les banques, la réalisation d’un plan de financement est indispensable. Coûts, apport, crédit, aides… découvrez comment bâtir un plan de financement immobilier clair et solide pour convaincre votre banquier et réussir votre achat.

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Plan de financement immobilier : exemple et méthode. © Anchiy - Getty Images
Plan de financement immobilier : exemple et méthode. © Anchiy - Getty Images
Sommaire

Qu’est-ce qu’un plan de financement immobilier ?

Le plan de financement immobilier est le véritable fil conducteur de votre projet d'accession à la propriété ou d’investissement locatif. Concrètement, ce document prend la forme d'un tableau récapitulatif qui synthétise, d'une part, l'ensemble des dépenses liées à l'opération (prix d'achat, frais de notaire, d'agence, coût des travaux) et, d'autre part, la totalité des ressources disponibles (apport personnel, prêts aidés, crédit bancaire). En analysant rigoureusement votre situation et vos moyens financiers, ce bilan permet de vérifier la faisabilité réelle de votre projet et d'estimer avec précision votre capacité d'emprunt. S'il n'est pas obligatoire, le plan de financement immobilier reste essentiel dès que vous devez emprunter. Bien construit, un plan de financement immobilier prouve que vous êtes un emprunteur réaliste et parfaitement préparé à obtenir votre crédit immobilier.

Que contient un plan de financement immobilier ?

Faites le point sur les différents coûts de votre projet

Pour déterminer si votre projet d'accession à la propriété est réalisable et évaluer précisément le montant à emprunter, la prise en compte de toutes les dépenses associées est essentielle, à commencer par le prix d’achat du logement. À ce montant s'ajoutent plusieurs frais intermédiaires et annexes : les frais d’agence, qui représentent une commission de 3 % à 8 % du prix de vente selon les agences, et les frais de notaire, oscillant entre 2 % et 3 % dans le neuf, contre 7 % à 8 % dans l’ancien. Si vous optez pour l'ancien, le coût des travaux de rénovation doit également être intégré. Si vous souscrivez un crédit, vous devez comptabiliser les frais de dossier bancaires, les éventuels frais de courtage si vous faites appel à un courtier, ainsi que le coût de la garantie exigée par la banque (hypothèque et caution principalement). S'y ajoutent enfin les dépenses de long terme : coût total des intérêts d’emprunt et assurance emprunteur.

Les ressources à intégrer au plan de financement

Après avoir répertorié vos dépenses, vous devez intégrer l'ensemble de vos ressources dans le plan de financement de votre achat immobilier. En premier lieu figurent les revenus mensuels, suivis de votre apport personnel, constitué d’épargne (PEL, CEL, épargne salariale…), de primes, de dons ou d'un héritage. À cela peut s'ajouter le produit estimé de la revente d'une ancienne résidence. Enfin, le montant du prêt immobilier vient compléter les ressources nécessaires au financement de l'opération, ainsi que les divers dispositifs d'aide : Prêt à Taux Zéro (PTZ), Prêt d'Accession Sociale (PAS), prêts conventionnés… ces différents prêts aidés viennent compléter votre budget.

Capacité d’emprunt : les point clés à vérifier

Pour bâtir un plan de financement immobilier serein et éviter de visiter des biens au-dessus de vos moyens, l'estimation en amont de votre capacité d'emprunt est indispensable. Celle-ci repose sur le taux d’endettement, un ratio calculé selon la formule suivante : (charges + mensualité du prêt immobilier / revenus nets du foyer) x 100. Afin de prévenir le surendettement et garantir un reste à vivre suffisant, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) plafonne strictement ce taux à 35 %. Les banques disposent néanmoins d'une marge de flexibilité sur une partie limitée de leurs nouveaux crédits. Votre taux d’endettement et vos mensualités seront modulés selon votre durée d’emprunt. Un emprunt court permet d'obtenir un taux d'intérêt plus bas, d'amortir le capital rapidement et d'économiser des milliers d'euros. À l'inverse, allonger la durée diminue les mensualités et sécurise le quotidien, même si cela augmente le coût global du prêt.

Exemple de plan de financement immobilier

Vous vous demandez comment rédiger un plan de financement immobilier ? Prenons l’exemple d’un couple dont les deux membres sont en CDI, gagnent chacun 3 000 € nets par mois et souhaitent acheter leur résidence principale au prix de 350 000 €. Ils ne sont pas éligibles aux prêts aidés. Ils disposent d'une épargne de 36 000 € et souhaitent conserver 5 000 € en réserve en plus de leur apport. Voici un modèle de plan de financement basé sur leur situation :

 Montant
+ Prix d'achat350 000 €
+ Frais de notaire25 938 €
+ Coûts de la garantie3 824 €
Total 379 172 €
-Apport personnel31 000 €
= Montant à emprunter348 762 €

Source : Pretto

Les erreurs à éviter dans son plan de financement

L'élaboration d'un plan de financement immobilier ne s'improvise pas. Plusieurs pièges doivent être évités pour ne pas freiner votre projet immobilier. L'erreur la plus courante est d'oublier les frais annexes. Les frais de notaire, de dossier, de garantie ou les honoraires de courtage s'additionnent rapidement et peuvent déséquilibrer votre budget. De plus, il est crucial de ne pas négliger l'assurance emprunteur dans le calcul du taux d'endettement, car elle représente une part non négligeable du coût total du crédit (jusqu'à 30 %). Une autre erreur courante consiste à surestimer sa capacité d'emprunt en omettant d'autres crédits en cours ou des charges fixes, tout en ignorant les imprévus, comme des travaux non anticipés. Par ailleurs, penser que l'apport est facultatif est une erreur : un apport couvrant au minimum les frais d'acquisition (environ 10 % du prix dans l'ancien) est aujourd'hui généralement attendu par les banques. Pour sécuriser votre démarche, gagner du temps et convaincre les organismes financiers, votre plan doit être précis et réaliste. En cas de doute, l'accompagnement par un courtier ou un conseiller est fortement recommandé pour valider la viabilité de votre projet.

Les questions fréquemment posées sur le plan de financement

Comment établir un plan de financement immobilier ?

Pour faire un plan de financement immobilier, il faut lister toutes les dépenses de votre projet (prix d’achat, frais de notaire, frais de courtage, travaux, etc.) et l’ensemble de vos ressources (revenus, apport, prêts aidés…). La différence entre vos dépenses et ressources vous permet de déterminer le montant à emprunter. 

Comment équilibrer un plan de financement immobilier ?

Un plan de financement immobilier est équilibré si le total des dépenses est identique au total des ressources. Dans le cas contraire, il faut ajuster certains paramètres comme le montant du prêt et l’apport personnel. 

Plan de financement : les prêts aidés sont-ils pris en compte ?

Oui. Les prêts aidés figurent dans les ressources de votre plan de financement, au même titre que votre crédit principal. Ils viennent compléter votre apport personnel, sans s'y substituer.

En quoi un courtier optimise-t-il votre plan de financement ?

Un courtier en crédit améliore votre financement en activant tous les leviers disponibles : intégration de prêts aidés pour réduire le montant à emprunter, négociation du taux auprès des banques, optimisation de l’assurance emprunteur et ajustement de la structure du prêt. Cette approche globale augmente votre capacité d’emprunt et diminue le coût total du crédit, tout en sécurisant l’acceptation de votre dossier.

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