Acheter une maison avec piscine : bonne ou mauvaise idée avec les restrictions d'eau ?

Paul Anthonioz
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Difficile de résister à l'idée d'une piscine dans son jardin, surtout quand les vagues de chaleur frappent…, mais les restrictions d'eau qui reviennent chaque été changent la donne. Entre plaisir estival, contraintes réglementaires et coûts qui s'accumulent, faut-il encore craquer pour une maison avec piscine ? Voici ce qu'il faut savoir avant de signer.

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Une maison avec piscine, un pari risqué face aux restrictions d'eau ?
Une maison avec piscine, un pari risqué face aux restrictions d'eau ? © Getty Images
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Un vrai plus face aux canicules à répétition

Fin juin 2026, 72 départements étaient en Vigilance rouge Canicule et 14 en orange. Un niveau inédit depuis la création de la Vigilance Canicule en 2004 ! Ce mois de juin a d'ailleurs été le plus chaud jamais enregistré dans l’Hexagone.

Un épisode isolé ? Pas vraiment… Selon Météo-France, plus de la moitié des vagues de chaleur recensées en France depuis 1947 se sont produites après 2010, soit autant en quinze ans que durant les soixante années précédentes.

De quoi rebattre les cartes sur la piscine, qui passe du statut de luxe estival à celui d'outil de confort thermique à part entière, capable de faire baisser de plusieurs degrés le ressenti lors des pics de chaleur.

Des restrictions d'eau qui se durcissent

Le problème, c'est que l'eau se fait rare : début juillet, 84 départements métropolitains comptaient au moins une commune soumise à des restrictions sur l'eau du robinet, et 27 d'entre eux étaient déjà au niveau de crise.

Les restrictions s'organisent en quatre paliers : vigilance, alerte, alerte renforcée et crise

Dès le niveau « alerte », remplir une piscine vide devient interdit. Au niveau « crise », plus aucun remplissage n'est permis, pas même un appoint pour compenser l'évaporation.

Résultat ? Une part croissante des propriétaires risquent de se retrouver chaque été avec un bassin dont le niveau baisse fortement (ce qui peut endommager le système de filtration) ou rempli dans l’illégalité, au risque de devoir payer une amende pouvant atteindre 1 500 €.

Même en niveau « crise », une exception existe : le remplissage reste possible, en cas de risque avéré pour la structure du bassin, par exemple, un danger d'effondrement d'une piscine enterrée.

La révolution des mini-piscines

Face à ces contraintes, le marché s'adapte. Par exemple, la taille des piscines diminue. « Une piscine fait aujourd'hui en moyenne 4 x 8 m pour environ 1,40 m de profondeur contre 12 x 6 m pour 1,80 m en 1980 », observe la Fédération des professionnels de la piscine (FPP).

Autre méthode pour que la piscine consomme moins d’eau : la couvrir. Un bassin non couvert perd en moyenne 3 à 5 mm d'eau par jour sous l'effet de l'évaporation, soit 100 à 150 litres quotidiens pour une piscine de 8 x 4 m. Une simple bâche à bulles ou un volet permet de réduire cette perte de 50 à 95 %, selon la FPP.

Entre bassins plus petits et équipements qui limitent l'évaporation, la piscine change donc de visage, sans pour autant disparaître des projets d'achat. Un grand bassin non couvert, dans une région souvent placée en alerte, devient une contrainte de plus à anticiper. Une piscine compacte et bien équipée reste quant à elle un vrai atout.

Avant de signer, mieux vaut vous renseigner sur l'historique des restrictions d'eau de la commune, consultable sur VigiEau, autant que sur l'état et les équipements du bassin lui-même.

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