Airbnb : la mairie de Paris réclame 615 000 € aux loueurs de meublés touristiques

Airbnb : la mairie de Paris réclame 615 000 € aux loueurs de meublés touristiques
partage(s)

Dans la capitale, la chasse aux fraudeurs Airbnb a été lancée. Les amendes infligées, par la mairie, aux loueurs de meublés touristiques ont littéralement explosé au cours du premier semestre 2017.

Airbnb : Paris multiplie les sanctions contre les « loueurs fraudeurs »

Paris a décidé de multiplier les sanctions contre les propriétaires qui louent leurs biens aux touristes sans le déclarer ou qui dépassent les 120 jours de location autorisés par la loi. Ainsi, au 1er semestre 2017, les loueurs parisiens de meublés touristiques ont écopé de 615 000 € d'amendes, selon une information France Inter et Le Parisien - Aujourd'hui en France. En 2016, ce chiffre montait à 45 000 €, soit presque 14 fois moins. En effet, depuis janvier, les agents de la Direction du logement et de l'habitat (DLH) ont épinglé 31 propriétaires qui ont dû faire face à la justice : « L'explosion des condamnations et des amendes de ce premier trimestre 2017 ne montre pas qu'il y a plus de locations illégales […] mais que les contrôles sont plus stricts et que les petits malins se font rattraper par la patrouille », précise Ian Brossat, adjoint d'Anne Hidalgo en charge du logement.

Les multipropriétaires : cible privilégiée de la mairie de Paris

Selon la Direction du logement et de l'habitat, « une des raisons du boum des condamnations, c’est que le juge est plus sévère. Il considère désormais que les gens sont informés de la loi. Avant, il y avait le bénéfice du doute. C’est terminé ». Pour coincer les contrevenants, les 25 enquêteurs de la DLH qui opèrent dans la capitale, travaillent minutieusement en amont : « On prépare les dossiers. On épluche les sites de location. On regarde le cadastre, les déclarations au fisc, les plaintes des syndics d'immeubles et des voisins fatigués des nuisances sonores des touristes en goguette et du ballet continu de valises à roulettes dans les couloirs ! ». Par ailleurs, Ian Brossat affirme que la cible privilégiée de la DLH sont les multipropriétaires, qui « choisissent de transformer des logements en machines à cash », et non « les Parisiens qui louent leur appartement pour mettre du beurre dans les épinards, et qui peuvent, grâce à ces revenus, se maintenir dans la capitale ».

Bon à savoir

En octobre, les loueurs de meublés touristiques devront se déclarer sur le site de la ville et obtenir un numéro qui devra figurer sur leur annonce. Les sanctions ne sont pas encore définies, mais l'amende maximum forfaitaire est passée de 25 000 € à 50 000 € par logement.