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Prix immobilier : acheter dans une grande ville coûte toujours plus cher !

Alors que le prix de l’immobilier ancien s’entête à augmenter (+ 5,8 % sur 1 an), dans la moitié des villes de plus de 100 000 habitants, le rythme de la hausse accélère ! Quant aux marges de négociation, le rebond enregistré par la demande en mars dernier contribue à les maintenir à un bas niveau.

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Les prix immobiliers ne baissent (toujours !) pas…

Comme Bashung aurait pu le chanter, en France, l’immobilier ne connaît pas la crise ! Contrairement à ce que l’on a pu lire ici et là, le Covid-19 n’a aucunement fait s’orienter les prix immobiliers à la baisse. C’est même tout le contraire qui est en train de se produire. En effet, selon le baromètre LPI-SeLoger, en France, le prix au m² enregistre 5,8 % de hausse sur 1 an pour atteindre 3 655 €. Le recul - si souvent annoncé - des prix des logements dans l’hexagone semble donc reposer davantage sur une croyance largement relayée par certains que sur des données tangibles. Force est ainsi de constater que ce n’est pas parce qu’une information est martelée à l’envi qu’elle s’avère… « La hausse des prix des logements anciens se poursuit, sans ralentir. Avec le rebond de la demande constaté dès la fin du mois de février, les signes d’affaiblissement de leur progression, qui s’étaient manifestés avec le deuxième confinement, se sont estompés » fait ainsi remarquer Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger.

Les prix des maisons passent la démultipliée

En manque d’espace et de verdure, les Français se ruent littéralement sur les maisons dont l’offre se raréfie à mesure que la demande progresse. Sur les trois derniers mois, les prix des maisons (3 331 €/m²) accusent ainsi 4,8 % de hausse et sur l’année, ils augmentent de 6,1 %. Outre l’intensité de la hausse du prix des maisons, c’est aussi sa précocité qui surprend. « Habituellement, une telle augmentation s’observe plutôt en avril ou en mai, lorsque le marché de la maison individuelle enregistre la pression d’une demande qui prépare les prochains déménagements de la fin de l’été » constate ainsi Michel Mouillart. À l’origine de cette accélération, l’assouplissement des conditions d’octroi des crédits immobiliers préconisé par le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) et qui a permis aux ménages de donner corps à leurs projets. Du côté des appartements, la tendance est, elle aussi, haussière - quoique moins prononcée - avec des prix de vente signés (3 966 €/m²) qui augmentent de 1,7 % sur 3 mois et de 5,6 % sur l’année.

Prix, ça s’accélère !

  • À Limoges, les prix des logements augmentent trois fois plus vite qu’en 2020.
  • À Orléans, le prix de l’immobilier progresse deux fois plus rapidement qu’en 2020.

Plus de 16 %  de hausse sur 1 an à Angers et à Metz

Si le prix de l’immobilier tend à marquer le pas dans la capitale, dans le reste des grandes villes françaises, c’est toujours la hausse qui prévaut. En cause, une forte demande qui fait face à une offre anémiée et fait craindre aux propriétaires de peiner à acheter un logement une fois qu’ils auront vendu le leur. Le hic, c’est qu’en ajournant leurs projets de vente, ces propriétaires contribuent à entretenir (et même à aggraver !) la pénurie qui frappe le marché de l’immobilier en France. « Dans 75 % des villes de plus de 100 000 habitants, la hausse des prix des appartements anciens reste au moins égale à 5 % sur un an (61 % des villes de plus de 50 000 habitants) : elle est même d’au moins 10 % dans 28 % des grandes villes » fait remarquer Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger. Il ajoute d’ailleurs que « l’évolution est la plus notable à Angers (3 020 €/ m² / + 16,2 % sur 1 an) et à Metz (2 558 €/ m² / + 17,2 %) où les hausses dépassent maintenant 16 % sur un an ». Il est également à noter que Limoges, Orléans ou encore Mulhouse ne sont pas en reste. Jugez plutôt, selon le baromètre LPI-SeLoger : 

Enfin, à l’échelle des métropoles, il est à noter qu’alors que les prix des appartements progressent rapidement partout, les maisons voient, quant à elles, leurs prix évoluer diversement. Alors que la hausse est un peu plus rapide en périphérie que dans le centre à Aix-Marseille-Provence et Lyon, elle est beaucoup plus rapide en périphérie que dans le centre dans les métropoles de Nice-Côte d’Azur et de Montpellier. En revanche, sur l’Eurométropole de Strasbourg et de Grenoble-Alpes-Métropole, la tendance est baissière.

L’érosion des marges de négociation immobilière se poursuit

Sur un marché immobilier caractérisé par une demande qui reprend du poil de la bête (Michel Mouillart parle d’un « rebond ») et une offre ténue, beaucoup de ventes se font au prix. Rien d'étonnant, donc, à ce que les marges de négociation continuent de s’éroder. Il est ainsi à noter que dans des régions « qui bénéficient d’un regain d’attractivité » (Bretagne, Aquitaine), les négociations font profil bas et se limitent, en moyenne, à 3 % du prix de vente affiché.

Immobilier : la demande fait boum !

À la lecture des chiffres que nous avons recueillis, on constate que la demande se fait de plus en plus présente/pressante. « Le mois de mars 2021 est remarquable avec un rebond des ventes de 13.2 % et une augmentation du nombre de compromis signés de 46.8 % par rapport à un mois de mars 2020 qui avait souffert de la brutalité du 1er confinement » explique Michel Mouillart. En termes d’activité du marché, la hausse atteint même 10 % (en glissement annuel, NdlR), ce qui fait dire au porte-parole du baromètre LPI-SeLoger qu’une « telle vitalité de la demande ne s’était pas observée depuis octobre 2019 ».

« En mars 2021, France entière, la marge de négociation s’est établie à 3,8 %, en moyenne : 3,3 % pour les appartements et 4,3 % pour les maisons »

Michel Mouillart

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