Confinement : les maisons sont plus recherchées que les appartements !

Xavier Beaunieux 16 avr 2020
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Faut-il y voir un effet du confinement ? Toujours est-il que depuis la mi-mars, sur SeLoger, vous êtes plus nombreux à consulter nos annonces immobilières à la recherche d'une maison que d'un appartement.

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Confinement : les maisons sont plus recherchées que les appartements !
Sur SeLoger, les recherches des internautes portent davantage sur les maisons que sur les appartements. ©rémy vallée
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Une appétence grandissante pour les maisons

Les mesures restrictives de déplacement qui imposent aux Français de rester confinés chez eux leur permettent, certes, de disposer de davantage de temps mais elles réduisent également leur espace à vivre. À cet égard, force est de reconnaître que le confinement se vit généralement mieux si l’on a la chance d’habiter une maison (surtout si elle est dotée d’un jardin !) que si l’on est claquemuré dans un petit appartement… De là à penser que le manque de mètres carrés dont auront souffert certains confinés, à l’étroit dans leurs appartements, leur donne des envies de vivre en maison, il n’y a qu’un pas… Que nos internautes semblent avoir franchi ! En effet, dans nos pages d’annonces immobilières, le taux de consultation des maisons à vendre a explosé depuis le début du confinement ! Et alors que d’ordinaire, en termes de recherche immobilière, appartements et maisons sont au coude-à-coude, voilà que les maisons creusent l’écart ! En ce moment, sur SeLoger, les recherches des internautes portent donc davantage sur les maisons que sur les appartements.

La Bretagne, au cœur de toutes les attentions !

S’il est encore trop tôt pour relier ce phénomène à la mise en place du confinement, le fait, que les maisons semblent désormais plus convoitées que ne le sont les appartements, s’accompagne d’un recul :

  • de 20 % de la part relative des recherches pour des appartements dans Paris,
  • de 12,5 % dans la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne),
  • de 8,3 % dans la grande banlieue parisienne (Yvelines, Val-d’Oise, Seine-et-Marne, Essonne).

D’autre part, nos données semblent indiquer qu’au global, les recherches effectuées sur des biens situés en province progressent de 5 %. Enfin, il est à noter que c’est en Bretagne que le taux de consultation des annonces immobilières pour devenir propriétaire d'une maison connaît la plus forte hausse, avec un gain de 17 % depuis le début du confinement.

Vers une baisse de l’attractivité des métropoles ?

En poussant les Français à revoir leurs priorités, le Covid-19 pourrait-il mettre un coup d’arrêt à la métropolisation de la croissance, cette tendance qui fait que, les emplois étant majoritairement créées dans les grandes villes, les Français désertent les zones rurales ? En d’autres termes, l’envie d’espace, la crainte d'un nouveau confinement et la banalisation du télétravail pourraient-elles conduire à un « exode urbain », manifestation visible d’une revanche des petites/moyennes villes et des zones rurales sur les métropoles ? Sont-ce là les prémices d’un basculement du centre de gravité du pays ? Il est encore trop tôt pour le dire mais le Covid-19 pourrait bien rebattre les cartes du marché immobilier hexagonal…

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