C’est la course contre la montre : dans quelques jours, vous commencez une nouvelle année universitaire. Même si vous êtes dans l’urgence de trouver un logement, mieux vaut garder la tête froide ! Voici les erreurs à éviter et les bons réflexes à adopter pour sécuriser votre recherche.
Ne pas préparer son dossier avant les visites
La concurrence est rude sur le secteur du logement étudiant, d’où l’importance de préparer votre dossier de location avant les visites pour le remettre immédiatement au propriétaire, si vous êtes intéressé.
Il doit comporter :
- un justificatif d’identité,
- un justificatif de ressources (3 dernières fiches de paie, avis d’attribution d’une bourse…),
- un justificatif de domicile, et idéalement, une attestation de paiement des loyers, si vous étiez déjà locataire l’année dernière,
- le justificatif du garant ou de votre éligibilité à la garantie Visale.
Ce que le propriétaire ne peut pas demander…
Le bailleur ne peut pas exiger un RIB ou un extrait de casier judiciaire. Il ne peut pas non plus vous demander de l’argent pour réserver le logement.
Sous-estimer le budget réel pour se loger
L’argent, c’est le nerf de la guerre, et un logement, ce n’est pas seulement le loyer et les charges. D’autres dépenses viennent s’ajouter, comme :
- le dépôt de garantie et les éventuels honoraires d’agence,
- l’assurance habitation,
- l’adhésion à un contrat Internet,
- l’électricité et le gaz...
Prenez le temps d’établir un budget réellement tenable pour vous, en fonction des ressources dont vous disposez. La part consacrée au logement ne doit idéalement pas excéder un gros tiers de vos revenus, car il restera aussi l’alimentation, le transport ou le téléphone à payer.
Visiter trop rapidement le logement
Même si vous résidez loin d’un logement que vous convoitez, préférez ne pas vous contenter des photos et allez le visiter. Vous éviterez ainsi les mauvaises surprises liées à une photo trop alléchante, mais non conforme à la réalité.
Soyez attentif pendant la visite et recherchez les éventuelles traces d’humidité, souvent mauvaises pour la santé.
Ne négligez pas non plus de :
- ouvrir et fermer les portes et les fenêtres,
- actionner les robinets et les radiateurs,
- vérifier l’état des prises électriques, des sols et des murs.
Sous-estimer l’importance du quartier
Le logement coche toutes les cases ? Il est temps de vous intéresser au quartier : votre qualité de vie en dépend !
Premier point : la desserte en transports en commun. Vérifiez le temps de trajet réel jusqu’au campus, le nombre de correspondances et les horaires des premiers et derniers passages. Repérez également les commerces utiles au quotidien : supermarché, laverie, restaurants...
Enfin, pensez « sécurité » : prévoyez de visiter le quartier à différentes heures pour voir s’il est bien fréquenté.
Signer le bail, sans le lire
Pressé d’obtenir le logement, vous pouvez être tenté de signer le bail, après l’avoir seulement lu en diagonale. Ce serait une erreur !
Si vous résidez dans une zone concernée, vérifiez que le loyer demandé est bien conforme à celui prévu par l’encadrement des loyers. Jetez ensuite un œil à la clause relative aux charges pour bien comprendre celles qui sont incluses et celles restant à payer.
Reportez-vous enfin au DPE, obligatoirement annexé au bail. S’il est classé G, le bailleur n’a pas le droit de louer le logement.
Négliger l’état des lieux d’entrée
Oui, remplir un état des lieux d’entrée est fastidieux, mais gardez en tête qu’il servira de support pour calculer les éventuelles retenues sur le dépôt de garantie.
Cela signifie que les défauts qui n’y sont pas indiqués pourront être mis à votre charge par le bailleur.
Détaillez sur l’état des lieux tout ce que vous remarquez : taches, fissures, rayures, trous… N’hésitez pas à prendre des photos pour vous ménager une preuve à la sortie et éviter les litiges.
Ce que vous devez payer au maximum pour l'état des lieux
Si vous passez par une agence immobilière, les frais d’état des lieux d’entrée sont répartis entre le propriétaire et vous. Votre part ne peut pas dépasser la moitié des frais facturés par l’agence, dans la limite de 3,03 € TTC par m² de surface habitable.
Ne pas vérifier son éligibilité aux aides au logement
Si vos revenus sont un peu justes, vous avez peut-être droit à une aide au logement pour payer votre loyer.
Il en existe 3 auxquelles vous pouvez prétendre, sous conditions de ressources : l’APL, l’ALS ou l’ALF.
Dès que vous avez les clés du logement, lancez-vous sans tarder dans la demande : le premier paiement interviendra seulement 2 mois plus tard…
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