Résidence secondaire : ce qu’il faut vérifier et éviter pour la protéger de l’humidité
Vous aimez y passer vos vacances et des week-ends prolongés. Pourtant, votre résidence secondaire, qui n’est pas suffisamment occupée, peut rapidement devenir humide… Odeurs, moisissures, condensation : avant que les problèmes ne s’aggravent, mieux vaut savoir où regarder, quoi vérifier et connaître les erreurs à éviter.
Comment détecter si ma résidence secondaire est humide ?
Une odeur de moisi ou de renfermé est le premier signe que l’humidité s’est installée chez vous. Autre indice : la condensation sur les fenêtres – surtout le matin – indique que l’humidité est bien présente.
Sur les murs, vous pouvez repérer des taches sombres, verdâtres ou noirâtres : ce sont des moisissures. Les auréoles jaunâtres indiquent plutôt quant à elles une infiltration d’eau.
Une peinture qui cloque, un papier peint qui se décolle ou un enduit qui s’effrite sont également révélateurs d’une humidité persistante.
Pour confirmer vos doutes, utilisez un hygromètre, qui mesure le taux d’humidité dans l’air. Au-delà de 60 %, il y a un risque que la condensation s’installe et que les moisissures prolifèrent.
Vérifiez que la maison est correctement ventilée
Vérifiez les entrées et sorties d'air pour vous assurer que les grilles d'aération ne sont pas obstruées par la poussière ou des toiles d'araignées. L’air qui ne circule pas favorise la condensation.
Si vous disposez d'une VMC, elle doit idéalement fonctionner en continu, même en votre absence. Si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser un déshumidificateur, qui viendra assainir l’air.
Enfin, si cela est possible, demandez à une personne de confiance d'ouvrir les fenêtres une dizaine de minutes une fois par mois pour renouveler l'air.
Contrôlez régulièrement l’étanchéité du bâti
Inspectez régulièrement l'état des tuiles, des joints de menuiseries et des façades. Une petite fissure peut devenir une porte d'entrée pour l'eau lorsqu’il pleut. Si vous en trouvez une, rebouchez-la avec un enduit spécial façade et rejointez entre les briques ou pierres apparentes.
Portez également une attention toute particulière aux gouttières. Nettoyez régulièrement les conduits d'évacuation des eaux pluviales pour éviter que les débordements n’imprègnent les murs.
Inspectez l’état des caves et sous-sols
Vérifiez l'état des joints au bas des murs. Si vous constatez des traces de salpêtre ou une peinture qui cloque, c'est que l'humidité les traverse. Il faut alors réaliser une barrière d’étanchéité, en injectant une résine hydrophobe dans le bas du mur.
Si le terrain est en pente vers la maison, l'eau s'accumule contre les murs de la cave. Il peut être utile de réaliser un drainage périphérique pour canaliser les eaux de ruissellement.
Enfin, si le sol de la cave de votre maison est en terre battue, posez un film polyane recouvert de gravier pour limiter l’humidité.
Petite astuce anti-mauvaises odeurs
Versez un peu d'huile dans les siphons des éviers et de la douche avant de partir. Elle créera un film protecteur, qui empêchera l'eau de s'évaporer et les mauvaises odeurs de remonter.
Les erreurs à éviter pour lutter contre l’humidité
Vous préférez couper totalement le chauffage en hiver ? C’est compréhensible pour des raisons d’économies d’énergie. Pourtant, mieux vaut maintenir une température minimale de 8 à 10°C pour éviter que le logement atteigne trop vite le point de rosée.
Autre erreur : boucher les entrées d'air pour protéger la maison du froid ou empêcher les nuisibles d'entrer. Si tel est le cas, l'humidité s'accumulera inévitablement et causera des désordres. Laissez-les toujours dégagées.
Dernier conseil pour la route : utilisez des absorbeurs d'humidité dans les petits volumes, comme les placards et penderies. Le linge a tendance à devenir humide et à moisir. Les bacs déshumidificateurs chimiques peuvent aider à réguler ponctuellement le taux d'hygrométrie.
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