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Le marché immobilier en 2021 décrypté en 10 chiffres clés

Alors que six mois se sont écoulés depuis le début de l’année, le moment est venu de dresser un bilan à mi-parcours du marché de l’immobilier hexagonal. Combien ça coûte de devenir propriétaire en 2021 ? Dans quel état d’esprit acheteurs et vendeurs se trouvent-ils ? Découvrez-le.

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Sommaire

3 673 €/m² : le prix de l’immobilier ancien

D’après les données qu’a récoltées le Baromètre LPI-SeLoger, devenir propriétaire de son logement coûte actuellement 3 673 €/m². Si c’est une maison dont vous souhaitez faire l’acquisition, comptez aux alentours de 2 953 €/m². Enfin, si vous voulez acheter un appartement, sachez qu’il vous en coûtera, en moyenne, 4 366 €/m².

+ 4,4 % : la hausse des prix des logements

Bien qu’elle reste rapide, l’augmentation du prix de l’immobilier ancien tend tout de même à ralentir légèrement. « La hausse des prix des logements anciens est maintenant moins vive qu’en début d’année » constate Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger. Sur 1 an, le prix de l’immobilier, tous logements confondus, accuse ainsi 4,4 % de hausse et sur les trois derniers mois, l’augmentation se limite à 1,8 %. Du côté des appartements, la tendance est haussière. Sur l’année, les prix des appartements progressent de 6,3 % et de 3,8 % sur le trimestre. En revanche, sur le marché des maisons, si les prix enregistrent 1,9 % de hausse annuelle, sur le trimestre, la tendance est baissière, avec un recul de 1 %.

3,8 % : la marge de négociation

Le Baromètre LPI-SeLoger nous apprend qu’en France, tous logements confondus, la marge de négociation moyenne se limite à 3,8 % du prix de vente affiché d’un bien. Sur le marché des maisons, cette marge atteint 4,3 % du prix de vente indiqué dans l’annonce. Enfin, le rabais le plus souvent constaté sur les prix affichés des appartements se limite à 3,3 %. C’est d’ailleurs en Bretagne que les prix des appartements sont le moins négociés avec une marge qui ne dépasse pas 2 %. En cause, « une pression de la demande qui reste élevée » explique Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger. À l’inverse, la marge de négociation atteint 17,5 % du prix de vente affiché dans le Limousin.

+ 67,5 % : la hausse du nombre de ventes immobilières

Il ressort des chiffres qu’a compilés le Baromètre LPI-SeLoger qu’en mai dernier, « les ventes ont reculé de 12 % par rapport à avril (…). Pourtant, l’activité mesurée en niveau trimestriel glissant a bondi de 67,5 % en mai » constate Michel Mouillart. « Et les ventes réalisées depuis le début de l’année 2021 n’ont toujours pas retrouvé leur niveau d’avant la crise : elles sont de 15 % inférieures à ce qu’elles étaient en 2019 à la même époque. Tout au plus s’établissent-elles maintenant à leur niveau de 2016 ».

11 194 €/m² : le prix de l’immobilier à Paris

Stratosphérique ! C’est l’adjectif qui vient à l’esprit lorsque l’on s’intéresse au prix de la pierre dans la capitale. Jugez plutôt, le prix au mètre carré à Paris augmente de 5,3 % sur 1 an pour atteindre 11 194 € ! « Dans 16 des 20 arrondissements parisiens, les prix dépassent maintenant les 10 000 €/m² (plus de 11 000 €/m² dans 11 arrondissements) : avec des prix de plus de 14 000 €/m² dans 2 arrondissements (6e et 7e) » précise Michel Mouillart. Si Paris occupe la première place au classement des grandes villes où il coûte le plus cher de devenir propriétaire, c’est, en revanche, à Saint-Étienne que les prix sont les plus accessibles. Dans celle que l'on surnomme parfois la Ville aux Sept Collines, le prix du m² se limite à 1 500 €. Il est toutefois à noter que certaines villes moyennes accusent des hausses véritablement fulgurantes du prix de leur immobilier. « Les villes de plus 50 000 habitants connaissent aussi de fortes augmentations : plus de 19 % à Evreux, Poitiers, Saint Quentin ou Tourcoing, ou encore au moins + 18 % à Albi, Laval et Valence » indique Michel Mouillart.

Plus d’1 futur acheteur sur 2 anticipe une hausse du prix de l’immobilier

Nous l’avons vu, à l’exception des prix des maisons qui reculent sur les trois derniers mois, le prix de l’immobilier continue d’augmenter et ne semble nullement freiné par la crise sanitaire. Mais à quoi s'attendent les porteurs d’un projet d’achat immobilier ? Une étude SeLoger révèle que 55 % des futurs acheteurs s’attendent à ce que les prix des logements poursuivent leur - irrésistible - ascension dans les prochains mois. Quant aux futurs vendeurs, ils sont 51 % à penser que la tendance restera haussière dans les mois à venir.

2 futurs vendeurs sur 10 pense que les prix pourraient baisser

Au vu des indicateurs que nous avons compilés, il apparaît que l’heure n’est pas à un recul des prix des logements. Mais encore une fois, quel est le ressenti des porteurs d’un projet immobilier, qu’il s’agisse d’acheter ou de vendre un bien, quant à la possible évolution des prix de vente ? Notre étude nous apprend que 22 % des futurs vendeurs (et 21 % des futurs acquéreurs) prévoient un recul de prix de la pierre dans les prochains mois.

24 % des futurs acheteurs misent sur un statu quo des prix

Notre étude révèle qu’un peu plus d’un acheteur et d’un vendeur sur deux pensent que les prix des logements en France pourraient marquer le pas dans les mois à venir. Plus précisément, ce sont 24 % des porteurs d’un projet immobilier d’achat (et 28 % des propriétaires qui souhaitent vendre) qui s’attendent à ce que le prix de l’immobilier se stabilise.

1 futur acheteur sur 3 craint que l’offre ne se tarisse

Dans de nombreuses villes, on constate que la demande est forte, mais que les biens sont rares. Concrètement, le marché de l’immobilier hexagonal est pénurique et l’on dénombre parfois jusqu’à dix acheteurs pour un même bien. Qu’en pensent les futurs acheteurs/vendeurs ? Selon notre étude, 27 % des porteurs d’un projet de vente anticipent une aggravation de la pénurie d’offre et 34 % des futurs acheteurs redoutent que les stocks de biens disponibles à la vente, déjà insuffisants, ne se réduisent encore…

Pour 44 % des futurs acheteurs, le moment est venu d’acheter !

Notre étude nous apprend que 44 % des porteurs d’un projet d’achat immobilier estiment que les circonstances se prêtent à l'acquisition d’un logement. À titre de comparaison, en février 2020, c’est-à-dire à la veille de la survenance de la crise sanitaire, les 3/4 (73 %) des futurs acheteurs pensaient que le moment était venu de concrétiser leurs projets.

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