Comment bien négocier le prix d’un appartement ?

Ça y est ! Vous avez trouvé l’appartement de vos rêves ! Seulement voilà, vous jugez son prix de vente trop élevé et craignez que vos talents de négociateur/trice ne laissent à désirer… No stress, voici 5 astuces pour faire baisser la facture.

Astuce #1. Renseignez-vous sur la date de mise en vente de l'appartement

Contrairement au vin qui se bonifie avec le temps, les annonces immobilières tendent à perdre de leur attractivité à mesure que les jours passent… Car si un bien immobilier tarde à trouver preneur, il y a fort à parier qu’il ait été surestimé et que le prix qu’en demande son propriétaire soit déconnecté de la réalité du marché local. L’ancienneté de l’annonce (au-delà de trois mois) constitue par conséquent un levier de négociation que vous avez tout intérêt à actionner pour espérer obtenir un rabais sur le prix de vente affiché d’un logement.

Bon à savoir

Négocier le prix de vente d’un logement sans s’être renseigné, au préalable, sur l’état du marché immobilier local (prix au m², concurrence avec d’autres logements comparables…) reviendrait à chercher à atteindre une cible à l’aveuglette. Grâce à notre simulateur, estimez le prix votre futur appartement.

Astuce #2. Menez l’enquête pour découvrir pourquoi le propriétaire vend

Un divorce ? Une mutation professionnelle ? Un poltergeist ? Les raisons pour lesquelles un propriétaire souhaite se séparer de son appartement sont aussi diverses que variées. Mais en vous renseignant en amont - via l’agent immobilier - sur les motivations du vendeur, vous pourrez disposer d’une information précieuse sur son état d’esprit. En clair, un vendeur dont vous savez qu’il est pressé - parce qu’il a contracté un prêt-relais, par exemple - sera vraisemblablement plus enclin à la négociation qu’un propriétaire qui aurait tout son temps pour vendre.

Astuce #3. Invoquez les défauts de l'appartement

Les éventuels défauts du bien (des travaux à prévoir, un vis-à-vis important, une exposition qui laisse à désirer, un 6e étage sans ascenseur, un environnement bruyant, etc.) qui vous intéresse constituent autant de munitions que vous pourrez - et même devrez - utiliser lors de la négociation. De même, sachez qu’à prestations équivalentes, un appartement situé en rez-de-chaussée fera l’objet de négociations plus importantes qu’un autre qui se trouverait au 2e étage d’une résidence. Et n’ayez aucun scrupule à relever les défauts d’un logement qui vous aurait tapé dans l’oeil car si vous parvenez à en faire l’acquisition, dites-vous qu’à la revente, les acheteurs ne se gêneront pas pour vous dresser la liste des défauts de votre logement… pour tenter, eux aussi, de faire baisser son prix !

Vidéo : Comment estimer les travaux dans votre futur appartement ?

Astuce #4. Présentez-vous, muni(e) d’un dossier solide

« Un "tiens" vaut mieux que deux "tu l’auras" ». Un bon moyen de convaincre un propriétaire d’accepter de revoir le prix de vente de son bien à la baisse consiste à mettre en avant la solidité de votre dossier. Et pour cause, un vendeur préférera, la plupart du temps, s’assurer de vendre son bien (vous justifiez d’un apport conséquent et/ou d’un accord de principe de votre banque, par exemple), quand bien même il devrait pour cela accepter d’en réduire le prix, plutôt que de compter sur une offre d’achat certes plus élevée, mais aussi plus hypothétique.

Bon à savoir

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il est également possible de négocier le prix d’un logement neuf. Dans le cadre d’un programme immobilier neuf qui arriverait à son terme, les logements restés invendus - parce que présentant des défauts - pourront faire l’objet de ristournes.

Astuce #5. Sachez faire preuve de souplesse

Après avoir défini le prix maximum (inférieur de 5 à 10 % au prix demandé, dans la plupart des cas) que vous êtes prêt(e) à verser pour finaliser la vente, faites une première offre  - plus basse - et attendez de voir la réaction du vendeur : acceptera-t-il votre proposition ou vous demandera-t-il un effort supplémentaire ? Mais gardez en tête qu’à vous montrer trop dur(e) en affaires, surtout dans un marché de « vendeurs » - où la demande dépasserait l’offre - vous risqueriez de faire capoter l’opération et de voir le logement dont vous rêvez depuis si longtemps vous passer sous le nez ! Pour optimiser les chances que la négociation aboutisse, soyez prêt(e), de votre côté, à faire des concessions : l'accord que vous passerez avec le vendeur doit être « gagnant-gagnant ». Vous pourriez, par exemple, proposer au propriétaire d'opter pour une vente longue. Il disposerait ainsi de plus de temps pour trouver un nouveau logement. En effet, le décalage entre la signature du compromis de vente et celle de l’acte authentique pourrait alors atteindre six mois, contre deux mois et demi, voire trois mois dans le cas d’une vente traditionnelle.

Bon à savoir

En France, la marge de négociation pour un appartement est de 3,3%.