Comment faire un bilan énergétique de sa maison ?

22 avr 2022
mis à jour le
02 mai 2022
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Si vous comptez effectuer des travaux de rénovation, sachez qu'un bilan énergétique s’impose. En quoi consiste-t-il et quelles en sont les étapes ? Tour d'horizon.

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Un bilan énergétique permet de cibler les rénovations à effectuer pour mieux isoler son logement. © ramanauz

Sommaire

Bilan énergétique : qu’est-ce que c’est ?

Le bilan énergétique ou audit énergétique permet de se rendre compte des déperditions thermiques de votre logement. Il n’est pas obligatoire mais vivement recommandé si vous désirez faire effectuer des travaux de rénovation énergétique. En effet, il permet d’identifier précisément les zones de déperdition, qui font anormalement grimper votre facture de gaz, d’électricité ou de fioul. Ce bilan comprend également un plan d’action pour réviser au mieux l’isolation de votre habitation.

En revanche, si vous souhaitez louer ou vendre votre bien, vous devrez obligatoirement réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE), ce qui permettra d'attribuer une étiquette énergétique (de A jusqu'à G) à votre bien.

Bilan énergétique et DPE : quelles différences ?

On confond souvent bilan énergétique et diagnostic de performance énergétique. Comme nous l'avons vu, le bilan énergétique est un audit énergétique de votre habitation. Le diagnostic de performance énergétique (DPE), lui, ne fournit pas de bilan ni de plan d’action, mais délivre une « étiquette énergie ». Celle-ci intègre la consommation annuelle du logement pour l’eau chaude, le chauffage, la climatisation (si le bien en possède une), sans oublier son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre. 

Le DPE fait partie des diagnostics immobiliers obligatoires, au même titre que le Crep (Constat de risque d’exposition au plomb), l’état d’amiante, l’état des risques et pollutions, etc... Selon la période à laquelle ils ont été réalisés, la durée de validité des diagnostics immobiliers peut varier. Veillez à ce qu’ils soient toujours valides le jour de la vente ou de l’achat.

Ce DPE doit avoir été établi par un diagnostiqueur certifié. De plus, l’étiquette énergie doit apparaître dans toutes les annonces de vente ou de location. Cette mention a pour but d’informer l’acquéreur ou le locataire sur la valeur verte du bien et lui permettre d'estimer ses charges énergétiques. Par conséquent, pour optimiser son DPE, il est recommandé de réaliser un bilan énergétique.

Le DPE s’intègre dans le Dossier de Diagnostic Thermique (DDT) qui regroupe l’ensemble des constats ou états, à annexer à l’avant-contrat de vente ou au contrat de location.

Pourquoi réaliser un bilan énergétique de sa maison ?

Le principal objectif d’un bilan énergétique est d’évaluer de manière globale la performance thermique de votre logement et de proposer toutes les solutions d’isolation ainsi que les changements de système de chauffage/refroidissement à effectuer pour consommer moins et mieux. Il devient ainsi un véritable guide pour réussir vos travaux de rénovation.

Le bilan énergétique vous permet de baser votre projet sur des données exactes, en analysant avec précision le bâti et ses caractéristiques. Il dresse une hiérarchisation des étapes des travaux à réaliser, fixe un calendrier de mise en œuvre et informe des aides financières potentielles pouvant être obtenues.

Pour obtenir un bilan énergétique fiable, il est préférable de faire appel à un bureau d’étude thermique ou à un professionnel  - thermicien ou climaticien - certifié.

Quelles étapes suivre pour effectuer un bilan énergétique ?

Le bilan énergétique se déroule en plusieurs étapes. D'abord, une visite de la maison permet de dresser un état des lieux : date de construction, matériaux, disposition des pièces, types de combles (perdus ou aménagés), nature du terrain…

Ensuite, une étude des performances thermiques à l’aide d’un matériel de mesure adéquat va rendre possible l'identification des différentes zones de déperdition de chaleur à l’aide d’une caméra thermique infrarouge. Les photographies prises permettent également de découvrir des fuites insoupçonnées dans les canalisations, par exemple, des traces d’humidité ou de moisissures dissimulées ou encore des parties d’isolants défectueuses.

Une analyse des consommations réelles, des relevés de consommation et des prévisions annuelles permettent aussi d’estimer les potentielles économies pouvant être obtenues. Enfin, après identification des zones les plus énergivores, différents scénarios de préconisation de travaux doivent être établis. À l’appui, des estimations de gains de confort et d’économie sont jointes au dossier pour visualiser le retour sur investissement post-rénovation.

Combien coûte un bilan énergétique ?

Le prix moyen d’un bilan énergétique réalisé par un thermicien spécialisé s’établit dans une fourchette allant de 300 à 1 000 €. Tout dépend de la superficie de la maison, de la précision du bilan, du prestataire et du lieu où se trouve le logement. Il est conseillé de faire réaliser et de comparer plusieurs devis avant de s’engager. 

Le bilan énergétique peut être pris en charge par certaines aides. En effet, il fait partie de la liste des dépenses éligibles à MaPrimeRénov’ et des prestations prises en charge pour l’attribution d’un Eco-Prêt à taux zéro ou éco-PTZ. Il n’est, en revanche, pas éligible aux CEE.

La réalisation préalable d’un bilan ou d’un audit énergétique est obligatoire si vous demandez à bénéficier d’un Eco-PTZ « performance énergétique globale ».

À quoi correspondent les différentes classes énergétiques ?

Les différentes classes énergétiques d’un bien, déterminées grâce au DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), permettent d’anticiper le montant des futures factures d’énergie au moment d’acheter un bien ou de signer un contrat de location. Il existe 7 étiquettes, de A à G, classant les maisons depuis les mieux isolées (A) jusqu'aux passoires thermiques (G).

  • A = Consommation très faible (moins de 50 kWh/m² par an).
  • B = Consommation faible (entre 51 et 90 kWh/m2 par an).
  • C = Consommation moyenne basse (entre 91 et 150 kWh/m² par an).
  • D = Consommation moyenne (entre 151 et 230 kWh/m² par an).
  • E = Consommation moyenne haute (entre 231 et 330 kWh/m² par an).
  • F = Logement considéré comme énergivore (entre 331 et 450 kWh/m² par an).
  • G = Logement très énergivore (plus de 450 kWh/m² par an).

Les logements classés G seront interdits à la location dès 2025, puis ce sera au tour des logements classés F en 2028.

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