Mobil-home, la résidence secondaire pour petits budgets ?

Paul Anthonioz
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Avoir un pied-à-terre à la mer ou à la montagne, c'est le rêve de beaucoup de Français. Mais face à la flambée des prix immobiliers et à la fiscalité de plus en plus lourde sur les résidences secondaires, ce projet semble s'éloigner un peu plus chaque année. Le mobil-home est-il une vraie alternative ? Pas si simple…

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Mobil-home : la résidence secondaire accessible à partir de 10 000 € ?
Mobil-home : la résidence secondaire accessible à partir de 10 000 € ? © Getty Images
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Le rêve de la résidence secondaire, à quel prix ?

La France compte environ 3,7 millions de résidences secondaires, soit près de 10 % du parc de logements, selon l’Insee. Elles sont concentrées sur le littoral (40 %), ainsi qu'à la montagne (16 %), des zones où les prix sont souvent élevés.

Sans surprise, 34 % de ces résidences secondaires sont détenues par des ménages aisés. Les propriétaires sont souvent âgés : 66 % d’entre eux ont 60 ans ou plus

Pour les autres, en revanche, l'accès à ces propriétés reste compliqué car, au-delà du prix d’achat, les résidences secondaires génèrent des charges – beaucoup de charges –, à commencer par la taxe foncière, qui s’élevait en moyenne à 1 117 € en 2025, selon la DGFiP. 

À cela viennent s'ajouter la taxe d'habitation, l'assurance, l'entretien et les charges de copropriété. Un budget (très) conséquent pour un bien occupé en moyenne 35 à 42 nuits par an seulement, selon l'Insee.

Le mobil-home, une vraie alternative ?

Face à ces contraintes, le mobil-home attire de plus en plus de Français en quête d'un pied-à-terre accessible. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur les 250 000 mobil-homes et chalets installés en France, 200 000 appartiennent à des particuliers. 

Le principal argument en leur faveur ? Leur prix. Pour un mobil-home neuf, comptez entre 25 000 et 60 000 €. En optant pour l'occasion, il est possible de trouver des modèles dès 10 000 €, parfois déjà équipés et prêts à l'emploi.

Autre avantage : la fiscalité. Un mobil-home non fixé au sol est considéré comme un bien meuble, et non comme un bien immobilier. Tant qu'il conserve ses roues et peut être déplacé, il échappe à la taxe foncière et à la taxe d'habitation.

Les pièges à ne pas ignorer

Premier point à avoir en tête : le mobil-home n'est pas un investissement patrimonial. Ce type de logement peut perdre jusqu'à 30 % de sa valeur dans les cinq premières années, et sa durée de vie est estimée entre 15 et 20 ans.

Les frais annexes sont également souvent sous-estimés. En effet, même si vous achetez un mobil-home, vous devrez quand même louer la parcelle du camping sur laquelle il se trouve…, et la note est salée : entre 1 500 et 5 000 € par an, selon la région.

À cela s'ajoutent les charges du camping (eau, électricité, entretien), ainsi qu'une taxe de séjour pour chaque nuitée. Son montant : entre 0,20 et 0,60 € par personne, selon la commune et le classement du site.

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