Le ralentissement du marché immobilier se fait sentir en province

La ville de Clermont-Ferrand, ici, place de la victoire, affiche un prix immobilier au m² de 1 990 €. © Bernard
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Sous l'effet conjugué d'une perte de vitesse et d'une trop faible demande, une large partie de la province affiche des prix immobiliers en baisse. Certaines villes tirent toutefois leur épingle du jeu.

Les prix immobiliers signés sont à la peine en France

Bien qu'il soit prévisible, le ralentissement, que connaît traditionnellement le marché immobilier à chaque rentrée, n'est pas sans conséquence sur les prix immobiliers. À l'image de Paris (- 2,4 %), Toulouse (- 1,7 %) ou encore Marseille (+ 0,7 %), sur le trimestre, de nombreusesen villes de province voient ainsi les prix de leurs appartements se figer ou diminuer. Faute d'un « rebond suffisant de la demande », la tendance sur les douze derniers mois reste baissière dans certaines villes comme Brest (- 7,9 %), Clermont-Ferrand (- 5,5 %) ou encore Perpignan (- 10,7 %). Elle repart même à la baisse à Montpellier (- 1,3 %) et à Nice (- 4 %) où les prix signés  (c'est à dire constatés au moment de la signature du compromis) recommencent à perdre du terrain.

À Nice, la tendance des prix sur 12 mois est de nouveau orientée à la baisse ».

Michel Mouillart, Professeur d’Économie à l’Université de Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger

Les prix au m² des appartements dans 34 villes de France

Les prix immobiliers en France (baromètre LPI-SeLoger novembre 2015)

Ces villes de province qui font de la résistance !

Sur les trois derniers mois, on peut constater qu'immobilièrement parlant, la France semble « coupée en deux ». En effet, alors que la moitié des villes de plus de 150 000 habitants voit ses prix immobiliers s'effriter, ailleurs, c'est la progression qui est de mise ! Bien qu'elles évoluent moins vite qu'avant l'été, il est ainsi à noter que des villes comme Bordeaux (+ 3,9 %) , Lille (+ 6,1 %) et Montpellier (+ 5,2 %) gagnent des points.

Sur l'année, signalons toutefois que Aix-en-Provence et Orléans échappent à la tendance baissière et font même mieux que résister. Dans ces villes, et comme le fait remarquer Michel Mouillart, l'évolution en termes de prix immobiliers se fait d'ailleurs à un « rythme relativement soutenu ». En l'espace de douze mois, ce sont respectivement 1,9 % et 3,8 % qui ont été gagnés sur les prix signés de leurs appartements anciens. Enfin, à Saint-Étienne ou encore au Havre, la hausse a même atteint 5,2 % !

Chiffres clés

  • En France, le prix au m² d'un logement dans l'ancien est de 3 209 € en moyenne.
  • En trois mois, l'immobilier ancien a perdu 1,3 %.
  • Sur douze mois, la baisse est de 0,3 %.

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