Lorient : la reprise immobilière est amorcée

Lorient : la reprise immobilière est amorcée
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Sous-préfecture du Morbihan, Lorient s’enorgueillit d’être le deuxième port de pêche français et la troisième agglomération bretonne. Une ville singulière, à l’instar de son offre immobilière majoritairement de style Art déco.

Après un premier semestre 2013 chiffré par une diminution de 15 à 20 % des transactions sur l’ensemble des quartiers, la seconde partie de l’année avait laissé place à un retour raisonnable des estimations. Notamment sur les appartements, plus touchés que les maisons. Cette surcote terminée, les prix ne baisseront pas jusqu’à 10 % en 2014.

« Nous vendons aussi des maisons des années 1920 et 1930 à des secundo-accédants quarantenaires, dans les quartiers cotés comme Nouvelle ville ou Merville. En revanche, les biens cossus ne trouvent pas preneur car la demande n’est pas revenue », prévient Rozenn Le Beller, porte-parole des notaires de Bretagne. Plus à l’Est, Kervenanec et sa ZUP n’attire pas. Les familles se retrouvent dans des récents lotissements à l’ouest, à Kerfichant-Lanveur. Il est une prolongation du quartier Manio-Kervaric, aux appartements spacieux à proximité du centre. Au Nord, l’isolement relatif de Keryado Saint-Armel propose des opportunités pour les petits revenus et primo-accédants.

Quelques chiffres sur l'immobilier de Lorient

  • 42,8 % des Lorientais sont propriétaires de leur résidence principale.
  • Reconstruite rapidement après 1945, Lorient compte seulement 26,4 % de maisons.
  • L’ancienneté d'emménagement supérieure à dix ans n’excède pas 39,5 %.

Des appartements de toutes tailles

Baies vitrées en façade avec des fenêtres blanches : telle est la marque typique d’un immeuble lorientais. La répartition des biens immobiliers par nombre de pièces est équilibrée. Trois, quatre, cinq pièces et plus : chaque standard représente environ un quart des offres. Autrement dit, les acheteurs ne connaissent pas de pénurie dans leur requête.

Autour de la gare, des transformations vont s’opérer dans les quartiers alentours d’ici quelques années. La gare ouvrira alors vers le centre-ville (au sud) et non plus sur Bois-Château/Le Rouho.

Un marché locatif bien « armé »

Les investisseurs privilégient les appartements. Les grandes surfaces du centre, spécifiquement dans les rues piétonnes, plaisent aussi aux étudiants en colocation. Malgré une antenne universitaire et une école d’infirmière, Lorient ne peut rivaliser avec la population estudiantine brestoise. C’est grâce aux militaires qui s’installent en famille que les locations foisonnent.

10 000 personnes vivent du ministère de la Défense autour de Lorient, sans compter la DCNS. A noter aussi leur solvabilité rassurante. Les salaires distribués annuellement à Lann-Bihoué affichent une moyenne de 32 000 euros, contre 21 700 pour un civil…

Une variété de transports en commun

Le Triskell, via le pont urbain entre Lorient et Lanester dédié prioritairement aux bus, facilite la circulation. Environ 200 kilomètres de pistes cyclables sillonnent l’agglomération. Par gain de temps et souci écologique, des liaisons maritimes relient Lorient à Port-Louis, Locmiquélic et Larmor Plage.

L'aéroport de Lann-Bihoué, à quinze minutes de Lorient, propose des rotations journalières vers Paris et Lyon. Les deux villes sont desservies plusieurs fois par jour en train. Un réseau de voies rapides gratuit relie Brest à Nantes (ou Rennes) via Lorient. 

A défaut d’une importance présence étudiante, le marché locatif se porte bien grâce à la mobilité des militaires. Du côté des ventes, les revendeurs ont arrêté de surestimer leur bien.  

Points clés à retenir :

  • Un appartement sur deux (48,5 %) dispose d’une place de stationnement.
  • Les nombreux militaires facilitent le marché locatif.
  • L’arrivée du Triskell multiplie l’offre immobilière avec Lanester.