Rechercher un article

+ 4,8 % en 1 an : le prix des maisons n'a pas augmenté autant depuis 2012 !

+ 4,8 % en 1 an : le prix des maisons n'a pas augmenté autant depuis 2012 !

Du jamais vu depuis sept ans ! Dans l'ancien, les prix de vente des maisons – qui enregistrent 4,4 % de hausse annuelle – n'avaient pas progressé autant depuis 2012. Éléments d'explication.

Le prix des maisons explose : + 4,8 % en 1 an

L’analyse des chiffres qu’a rassemblés le baromètre LPI-SeLoger fait état d’une hausse toujours plus rapide du prix de l’immobilier ancien. Sur les douze derniers mois, les prix des logements anciens progressent ainsi de 4,4 % pour atteindre 3 605 € du m², mais ce sont les prix des maisons qui augmentent le plus rapidement. En effet, ceux-ci progressent « à un rythme qui ne s'était pas observé depuis la fin de l'hiver 2012 » fait remarquer Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger. Pour autant, les appartements ne sont pas en reste et totalisent tout de même 4,1 % de hausse annuelle. S’il est un facteur d’accélération commun aux prix de tous les logements anciens (appartements et maisons), c’est l’appétence des Français pour la pierre qui, loin de se démentir, se renforce même. Aidée en cela non seulement par la chute des taux d’emprunt mais aussi par l’action des banques dont l’assouplissement spectaculaire des condition d’octroi de crédit (baisses des exigences en matière d’apports personnels, allongement de la durée des prêts) permet à un maximum d’aspirants propriétaires de concrétiser leur projet immobilier d’où le fait que les tensions sur les prix perdurent et qu’il coûte conséquemment de plus en plus cher de se loger.

Bon à savoir
  • Les prix des logements anciens progressent de 4,4 % en un an.
  • La hausse est plus forte sur les prix des maisons qui augmentent de 4,8 % que sur ceux des appartements (+ 4,1 %).

+ 20 % de hausse annuelle sur les ventes de logements anciens

Si l’on fait exception de Paris et de sa région où le niveau de prix – très – élevé tend à brider les ventes, le volume des transactions est très nettement orienté à la hausse. Avec une « augmentation qui se poursuit à un rythme annuel très soutenu et presque partout voisin de 20 % » constate Michel Mouillart. Même le repli estival des transactions – pourtant plus marqué qu’ à l’accoutumée – ne suffit pas à faire ralentir la hausse que connaissent les ventes de logements anciens. En niveau trimestriel glissant, la progression dépasse ainsi 14 % (14,7 %, à fin-août, précisément).

Une évolution disparate des prix immobiliers selon les villes

Boosté par des taux d’emprunt raplaplas et des critères d’octroi de crédits plus souples que jamais, le marché immobilier continue de voir ses prix monter. Acheter un logement coûte désormais 3 605 € du m².  Pour autant, force est de constater qu’en termes d’évolution du prix de leur parc immobilier ancien, les performances relevées par SeLoger n’ont parfois rien à voir d’une ville à l’autre. Si les prix de vente augmentent rapidement à Brest (1 931 € du m² / + 10,4 % en 1 an), à Rennes (3 530 € du m² / + 9,5 %) ou encore à Saint-Nazaire (2 397 € du m² / + 13,7 %), dans la capitale girondine, l’atterrissage est brutal. Jugez plutôt, la hausse annuelle du prix immobilier à Bordeaux se limite à 1,1 % alors qu’elle culminait à 12,7 % à la même époque, l’année dernière.

C’est dans la métropole de Brest que les prix des maisons (2 792 € du m²) enregistrent la plus forte hausse avec un gain de 11,7 %.

Les marges de négociation restent orientées à la baisse

Que le niveau moyen des marges de négociation poursuive sa descente aux enfers et atteigne son plus bas niveau n’a rien de très surprenant, en soi. En effet, comme, le fait remarquer Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, « les prix signés augmentent plus vite que les prix affichés ». À cette pression de la demande font écho une augmentation des prix, un raccourcissement des délais de vente et une réduction des marges de négociation. Mais contre toute attente, dans certains secteurs géographiques caractérisés jusqu'alors par un faible dynamisme économique, des prix en baisse et des délais de vente XXL, voilà que la demande se redresse (merci, les banques !) et que les marges se mettent à reculer, elles aussi.

Bon à savoir
  • Au global, la marge de négociation se chiffre à 3,4 % du prix du bien.     
  • Pour une maison, elle atteint 4 %.  
  • Pour un appartement, la marge se limite à 2,8 %.