Baisse des aides au logement : un gain de plus d’1 milliard d'euros pour le gouvernement

Le gouvernement a prévu de baisser de 1,2 milliard d'euros son budget en 2019. Malgré cela, l’exécutif se défend de tout coup de rabot sur les aides au logement et affirme que « tout le monde aura ce dont il a besoin ».

Aides au logement : un gain de 1,2 milliard d'euros pour l'État

Le Ministère de la Cohésion des Territoires s'est défendu, dans un communiqué, de tout coup de rabot en matière de logement, malgré la baisse de 1,2 milliard d'euros de son budget, prévue en 2019. Selon Reuters, cette baisse viendra pourtant essentiellement d’une réforme des aides publiques au logement (APL), désormais calculées sur les revenus du moment et plus sur ceux enregistrés 2 ans plus tôt, afin de les faire correspondre de manière plus actualisée aux revenus des personnes concernées. Cependant, le ministre en charge du Logement, Jacques Mézard, a estimé chez nos confrères de LCI, qu’il s’agissait d’une mesure de « justice ». « Il faut être précis : il n’y aura pas de baisse des allocations, il y aura une mesure juste (...) : c’est la contemporanéité des allocations logement », a-t-il déclaré. « Ce n'est pas une politique de rabot. Tout le monde aura ce dont il a besoin. On va calculer le montant de vos APL en fonction de l'année en cours », a défendu le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, invité chez Europe 1.

Chiffres clés

Les APL ont fait l’objet d’économies en 2017 et 2018, avec notamment une baisse forfaitaire de 5 € et une non-indexation sur l’inflation.

Le gouvernement veut lutter contre les marchands de sommeil

En parallèle, Jacques Mézard a promis la mobilisation du gouvernement aux côtés des communes contre l’habitat indigne et les marchands de sommeil, « véritable fléau qu’il convient de combattre fermement ». Ainsi, le projet de loi Elan introduit des peines complémentaires pour les marchands de sommeil, notamment la confiscation des biens ayant servi à commettre l’infraction et l’interdiction, pour une durée de dix ans au plus, d’acheter ou d’être usufruitier d’un bien immobilier à usage d’habitation. Le texte rend en outre redevables d’une astreinte maximale de 1 000 euros par jour les propriétaires n’ayant pas exécuté à temps les travaux demandés par les autorités municipales et supprime les indemnités d’expropriation dues par l’Etat. Par ailleurs, selon le ministre, le doublement du budget de la rénovation et du renouvellement urbain de cinq à dix milliards d’euros, promis par Emmanuel Macron, « va permettre de relancer la construction ».