Dans l’Ain, le marché immobilier vole de record en record !

12 mai 2022
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Depuis la fin du premier confinement, au printemps 2020, le marché immobilier de l’Ain ne cesse de décrocher des records. Les acquéreurs se battent autant pour les pavillons que les appartements. La demande étant forte, tandis que l’offre se tarit, les prix grimpent.

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Le centre-ville de Bourg-en-Bresse
Bourg-en-Bresse compte plus de 41 000 habitants. © Mahaux Charles

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Le nombre de transactions bat des records dans l’Ain

L’activité n’a jamais été aussi dynamique dans l’Ain en vingt ans. Que ce soit à l’Ouest côté Rhône, à l’Est côté Suisse, dans la Bresse ou autour d’Oyonnax, le marché immobilier connaît un boom inédit. Depuis près de deux ans et la fin du premier confinement, les acheteurs semblent plébisciter plus que jamais le département de l’Ain. D’ailleurs, la Fnaim a comptabilisé un nombre de transactions immobilières record en 2021. Selon la Fédération nationale de l’immobilier, 10 918 biens immobiliers ont été vendus l’an dernier dans l’Ain. Du jamais vu : à titre de comparaison, seulement 5 791 logements avaient été vendus en 2014… 

Face à la forte demande, le marché est de plus en plus tendu

Comme dans de nombreux territoires en France, le marché immobilier aindinois est particulièrement dynamique depuis le printemps 2020. Il faut dire que ce département a de quoi séduire les Français qui étaient en mal d’espace, de cadre de vie agréable… L’Ain possède bien des atouts qui ont tapé dans l'œil d’un nombre conséquent d’acquéreurs.

Sans oublier les Aindinois d’origine, bien sûr, qui ont eu, comme de nombreux Français, envie de déménager pour aménager un bureau pour le télétravail ou profiter d’un extérieur. Le marché aindinois a aussi été dopé par une nouvelle demande d’investisseurs, venus principalement de Lyon. 

Si pendant de nombreux mois, les agents immobiliers constataient un certain équilibre entre l’offre et la demande, celui-ci s’est érodé au fil du temps. Jusqu’au milieu de l’année 2021, acquéreurs et vendeurs y trouvaient leur compte, mais depuis la demande n’a pas diminué tandis que l’offre commençait sérieusement à se tarir. Résultat, les prix de l’immobilier dans l’Ain ont grimpé de 5 à 10 % en 2021, en fonction des secteurs, selon la Fnaim. 

Miribel, Montluel, La Valbonne, La Boisse, Beynost... Toutes ces communes de la Côtière ne cessent d'attirer de nouveaux acquéreurs. 

Des prix immobiliers en forte hausse à Bourg-en-Bresse

« La demande de logements est toujours aussi forte pour Bourg-en-Bresse », observe Marie-Line Jouvent, représentante de la Fnaim sur le secteur. Après des mois d’un boom immobilier inédit, « nous connaissons une pénurie au niveau des offres. Les délais de vente se raccourcissent. » d’autant plus que les programmes neufs de cette ville de 40 000 habitants ne suffisent pas à satisfaire la demande. 

« Il y a pas mal de programmes neufs à Bourg-en-Bresse, mais les gens veulent se reloger rapidement sans attendre », ajoute Marie-Line Jouvent. Selon la Fnaim, Bourg-en-Bresse a, en moyenne, vu ses prix augmenter de +10 % en 2021. A titre d’exemples, un trois-pièces de 85 m² est parti en mars 2022 pour 154 000 €. Notons aussi, ce pavillon de 122 m² vendu en mars, également, pour 263 000 €.

Le prix au mètre carré de Bourg-en-Bresse est de 1 932 €, tous types de biens confondus.   

Les Lyonnais font grimper les prix de la Côtière

Au Sud et à l’Est de l’Ain, dans le secteur de la Dombes et de la Côtière, là aussi le marché a connu un dynamisme sans précédent. En cause, l’afflux de Lyonnais dans ces territoires où le prix de l’immobilier est bien plus attractif que dans leur métropole où la valeur de la pierre n’a cessé de s’envoler ces dernières années. 

« Ils recherchent principalement une maison ancienne d’une quinzaine d’années, de plain-pied, avec trois chambres pour un budget de 260 000 à 280 000 € », note Stéphanie Prost. « Les gens ne négocient plus au niveau des prix, sachant que certains biens ne sont même pas publiés en annonce, les clients étant sur liste d’attente ».

Le phénomène est visible en partant de Rillieux-la-Pape et jusqu’à Meximieux... Les ménages qui vivaient déjà ici précédemment ont cependant plus de difficultés à mener de nouvelles opérations immobilières, « les Lyonnais ayant fait grimper les prix ces derniers mois », ajoute Stéphanie Prost. 

Dans le Pays de Gex, les frontaliers ont un gros pouvoir d’achat

A part dans l’Ain, le Pays de Gex a toujours eu des prix de l’immobilier élevés. De Collonges à Divonne-les-Bains, la valeur de l’immobilier est dopée par l’économie suisse, toute proche. En effet, les frontaliers, qui travaillent principalement sur la rive nord du lac Léman, entre Genève et Lausanne, bénéficient de salaires bien plus élevés que ceux de leurs compatriotes français. Rappelons que la Smic dans le canton de Genève atteint 3 800 € bruts mensuels... 

Résultats, ces frontaliers possèdent un pouvoir d’achat immobilier élevé et cela se traduit en termes de niveaux de prix. Le mètre carré atteint en moyenne, tous types de biens confondus, 4 249 € à Gex, 4 800 € à Ornex, 5 082 € à Prévessin-Moëns ou encore 5 881 € à Divonne-les-Bains. 

Sources : sauf mention contraire, les prix immobiliers cités dans cet article proviennent de SeLoger et du Baromètre LPI-SeLoger. 

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