Situé à proximité de Thionville, Metz ou encore Longwy, le Luxembourg attire de plus en plus d’Hexagonaux. Salaires élevés, économie dynamique, cadre de vie attractif… Il faut dire que le Grand-Duché possède de solides atouts. Mais acheter un bien immobilier au Luxembourg est-il réellement une bonne idée lorsque l’on est Français ? On vous dit tout.
Peut-on investir facilement au Luxembourg quand on est Français ?
Bonne nouvelle : aucune restriction particulière n’empêche un Français d’acheter un bien immobilier au Luxembourg. En tant que citoyen de l’Union européenne, vous bénéficiez en effet de la liberté de circulation des capitaux et pouvez donc acquérir une résidence principale, secondaire ou un bien locatif sans autorisation spécifique.
Sur le plan administratif, la démarche est relativement simple et le cadre juridique luxembourgeois diffère peu de celui de la France. Les actes de vente sont obligatoirement établis devant notaire, dont les honoraires sont réglementés. Les frais d’acquisition s’élèvent à 7 % du prix du bien (6 % pour les droits d’enregistrement et 1 % pour les droits de transcription), un niveau comparable à celui pratiqué en France dans l’ancien.
Côté financement, il est possible de contracter un prêt auprès d’une banque luxembourgeoise ou française. Toutefois, les banques luxembourgeoises se montrent souvent exigeantes : apport personnel conséquent (souvent 20 % minimum), stabilité professionnelle et capacité d’endettement solide sont généralement requis. Les taux peuvent être attractifs, mais les conditions d’octroi restent strictes.
L'achat d'une propriété au Luxembourg ne donne pas à l'acheteur le droit de résider dans le pays. Si vous acquérez un bien immobilier au Luxembourg pour y vivre, vous devrez suivre les procédures habituelles.
Au-delà de trois mois, vous devrez demander une attestation d’enregistrement auprès de votre commune du lieu de votre résidence. L’attestation qui vous est immédiatement délivrée est gratuite.
Marché immobilier luxembourgeois : une bonne affaire ?
Autant le savoir dès le départ, acquérir un bien immobilier au Luxembourg n’est pas à la portée de toutes les bourses ! Et pour cause, le marché immobilier du Grand-Duché est l’un des plus chers d’Europe. Inutile donc de vous lancer dans un tel projet si vous comptez rester vivre au Luxembourg seulement quelques années.
Si vous décidez de vous y installer sur le long terme, ce projet peut être viable au regard des prix du marché locatif. Selon la 14ᵉ édition du Property Index de Deloitte, à la location, Luxembourg-ville se hisse, en effet, en tête des 77 villes européennes étudiées, avec un loyer moyen de 43,4 euros le mètre carré, loin devant Paris (32 euros) et Dublin (31,7 euros). Sur un an, les loyers y ont ainsi bondi de 16 %.
Quant au prix immobilier à l’achat, selon les données du portail Immotop.lu, le prix moyen du mètre carré pour un bien immobilier au Luxembourg s’établit à 8 331 €, avec une hausse 0,85 % par rapport à décembre 2024 (8 261 €/m²). À titre de comparaison, le prix moyen du mètre carré en France s’établit à 3 141 €, à 1 863 € en Meurthe-et-Moselle et à 1 917 € en Moselle, toutes deux régions frontalières au Luxembourg.
N'espérez pas mieux du côté de l’immobilier neuf en termes de pouvoir d’achat. Toujours selon l’enquête de Deloitte, le Luxembourg a en effet été classé comme le pays le plus cher d'Europe pour acheter un logement neuf, avec un prix moyen de 8 760 € par mètre carré, contre 4 624 euros en France.
Avant de chercher un bien à louer ou à acheter, consultez le site web de l’Observatoire de l’habitat. Créé en 2003 par le ministère du Logement, l’Observatoire collecte des données liées au marché du logement et analyse les prix annoncés des logements tout au long de l’année.
Quid de la fiscalité luxembourgeoise ?
Afin de faciliter l’accès à la propriété dans un marché immobilier sous tension, le gouvernement luxembourgeois a instauré un dispositif fiscal baptisé Bëllegen Akt. Ce dernier permet de réduire les droits d’enregistrement et de transcription normalement dus lors d’un achat immobilier (7% de la valeur d’achat).
Lors de l’acquisition d’un bien destiné à servir de résidence principale, un crédit d’impôt peut être appliqué, jusqu’à 40 000 € pour une personne seule ou 80 000 € pour un couple.
Ce montant est directement déduit de la facture du notaire, sans que vous ayez à avancer la somme.
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