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Acheter son premier bien immobilier : conseils pour les primo-accédants

Anissa Duport-Levanti
mis à jour le
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Entrer dans la propriété marque une étape majeure dans une trajectoire de vie. Prendre la décision d’acheter son premier bien immobilier soulève des questions, suscite de l’enthousiasme et déclenche parfois des doutes : par où commencer, comment s’organiser, à quelles aides prétendre ? Ce guide accompagne les primo-accédants à chaque étape, en donnant les repères et outils pour réussir leur projet sereinement et éviter les pièges.

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L'accession immobilière est toujours une bonne idée, surtout lorsque l'on sait comment s'y prendre. ©Getty
Sommaire

Comprendre le statut de primo-accédant : une clef pour mieux réussir

Envisager l'achat de sa première résidence principale ouvre droit à un statut particulier. Un primo-accédant est défini comme un acheteur qui n’a pas été propriétaire de sa résidence principale durant les deux années écoulées. Il peut s’agir d’un jeune actif, d’un couple, d’une famille ou d’une personne redémarrant dans la vie, après une séparation ou une mutation.

Le profil bénéficie de nombreux soutiens spécifiques : accès au Prêt à Taux Zéro, facilités bancaires, taux de crédit immobilier préférentiels et, selon les collectivités, exonérations fiscales temporaires et frais de notaire minorés. Cette reconnaissance facilite l’entrée sur le marché, même lorsque l’apport personnel reste limité.

Statut fiscal valorisé

Après une séparation ou pour raisons professionnelles, redevenir primo-accédant est parfois possible grâce à la non-possession d'une résidence principale depuis deux ans1.

Préparer son financement : poser les fondations du projet

Déterminer précisément sa capacité d’emprunt aide à cibler les biens en adéquation avec la réalité financière. Les établissements bancaires examinent de près : montant des revenus, stabilité professionnelle, charges, taux d’endettement et montant de l’apport, souvent autour de 10 % du prix du bien.

Préparer un dossier solide implique une anticipation sur les justificatifs demandés. Bulletins de salaire, avis d’imposition, relevés d’épargne et attestation d’emploi, ainsi qu’un historique bancaire sain, renforcent la crédibilité face au banquier ou au courtier. Des simulations de crédit sont accessibles en ligne pour estimer les mensualités et les frais annexes, tandis que certains courtiers optimisent le dossier pour obtenir de meilleures conditions de financement.

Points-clés à baliser dès l’amont :

  • Apport mobilisable et épargne de précaution
  • Dossier documenté et clair
  • Simulation systématique des frais
  • Prise en compte des charges durables (copropriété, taxes, entretien)

Les aides financières réservées aux primo-accédants

Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) reste en 2025 l’aide la plus emblématique et la plus utilisée par les primo-accédants. Ce prêt complémentaire, attribué sous conditions de ressources et en fonction de la nature du bien, permet de financer l’achat d’un logement neuf2 ou ancien sous condition de travaux et couvre jusqu’à 50 % du coût d’acquisition dans certaines zones3. Le PTZ ne comporte aucun intérêt à rembourser et s’utilise en complément d’un prêt principal, que ce soit un prêt bancaire classique, un PAS, un prêt conventionné ou un prêt Action Logement. Sa souplesse et ses plafonds actualisés rendent ce dispositif accessible à un plus grand nombre de ménages souhaitant accéder à la propriété.

Parmi les autres aides majeures, les primo-accédants peuvent mobiliser le Prêt Accession Action Logement1, réservé aux salariés du privé et du secteur agricole cotisant à Action Logement. Ce prêt accompagne le financement de l’achat d’un logement neuf ou ancien (notamment les ventes HLM), la construction, ou le bail réel solidaire, à taux fixe attractif et sans frais de dossier ni garantie. Il se cumule dans certains cas avec le prêt travaux Action Logement.

Le Prêt d’Accession Sociale (PAS)1 s’adresse aux foyers sous plafond de ressources. Accordé par des établissements bancaires partenaires de l’État, il permet de financer la résidence principale à des conditions intéressantes. Il est souvent accompagné d’une réduction de frais de notaire. Il se combine aisément avec le PTZ et d’autres aides, pour accroître la capacité d’emprunt.

Le Prêt Conventionné (PC)1, quant à lui, reste ouvert à tous sans conditions de revenus. Il sert au financement de la résidence principale, dans le neuf ou l’ancien, à taux réglementé, et s’utilise en complément d’un PTZ ou autre crédit.

Les ménages disposant d’un Plan Épargne Logement (PEL) ouvert depuis plus de trois ans peuvent solliciter un prêt épargne logement, dont les conditions dépendent de la durée de détention et des sommes versées, jusqu’à un plafond de 92 000 €.

Enfin, le Prêt Social Location-Accession (PSLA)1, dispositif d’accession progressive à la propriété, permet de louer un logement destiné ensuite à être acheté, tout en bénéficiant d’avantages tels qu’une TVA réduite, une exonération de taxe foncière pendant 15 ans et des frais de notaire minorés.

À ces solutions nationales s’ajoutent de nombreuses aides régionales, départementales ou communales : subventions à l’accession, accompagnement logistique ou financier à la rénovation énergétique, ou exonérations fiscales temporaires. Il importe de s’informer localement pour optimiser le montage financier de son premier achat immobilier.

Mieux négocier grâce au PTZ

Le montant du PTZ peut être reconnu comme un apport personnel dans certains établissements, ce qui fluidifie l'accès au prêt principal.

Trouver et choisir le bon bien immobilier

La recherche efficace d’un bien réclame méthode et vigilance. Définir au préalable les critères de sélection : comme emplacement, surface, accessibilité, proximité des écoles ou des transports, oriente les visites et permet surtout d’éviter la dispersion.

Chaque visite doit s’accompagner de vérifications rigoureuses : diagnostics (énergétique, amiante, électricité), estimation des frais de travaux, questionnement sur la qualité de l’immeuble ou du quartier. Étudier le montant des charges de copropriété ou d'entretien, les taxes locales et la valorisation potentielle à long terme évite les mauvaises surprises lors de l’emménagement.

Points incontournables pour trancher :

  • Observer l'environnement à différents moments de la journée
  • Questionner l’historique du bien, le règlement de copropriété, et les projets urbains alentours
  • Mesurer l’ensemble des frais annexes (notaire, taxes, travaux, charges courantes)

Formalités et signature : de l’offre au notaire

La phase administrative débute avec la formulation d’une offre d’achat claire, adressée au vendeur avec conditions suspensives (accord de prêt, absence de vices cachés, diagnostics conformes). La signature du compromis de vente engage les deux parties, tout en accordant à l’acquéreur un droit de rétractation de 10 jours.

L’obtention du crédit et la levée des clauses suspensives permettent de fixer la signature de l’acte authentique devant notaire : c’est la validation du transfert de propriété et le moment de la remise des clés, souvent vécu comme un aboutissement.

Les erreurs courantes et pièges à éviter

Plusieurs pièges récurrents sont évoqués par les primo-accédants. Se précipiter sur un bien par peur de rater une occasion, minimiser les frais annexes (notaire, taxes, travaux, charges non prévues), négliger le montage précis de son dossier ou oublier les implications à long terme de l’achat (revente, location future) sont les écueils les plus notoires.

Astuces pour éviter les déconvenues :

  • Multiplier les visites, à différentes heures/jours, sous différents angles
  • Anticiper une marge de sécurité dans le budget (5 % minimum pour l’imprévu)
  • Se faire accompagner par un notaire ou un expert indépendant
  • Analyser ligne à ligne les diagnostics et documents techniques

Réussir la transition : installation et premiers pas de propriétaire

L’entrée dans le logement nécessite des démarches concrètes : souscription aux assurances obligatoires (habitation et emprunteur), activation des réseaux (eau, gaz, électricité, internet), déclaration fiscale, actualisation auprès des organismes sociaux et bancaires. Prendre le temps de programmer d’éventuels petits travaux, de mesurer les pièces et d’organiser la livraison des meubles et électroménagers améliore le confort des premières semaines.

Des astuces facilitent le quotidien : créer une checklist de déménagement, anticiper la gestion des charges, rencontrer le syndic ou les voisins et paramétrer les prélèvements automatiques des différentes factures.

Points à vérifier juste après l’installation :

  • S’assurer que tous les contrats sont actifs
  • Programmer un suivi régulier de l’entretien
  • Consulter les garanties (décennale, dommages, garantie loyer impayé si location à venir)

En 2026, devenir propriétaire devient plus accessible grâce à un panel d’aides élargi et des montages financiers simplifiés. Les primo-accédants bénéficient d’un contexte favorable : PTZ étendu, prêts avantageux et accompagnement renforcé. Anticiper, comparer et s’informer permettent de maximiser ses chances de succès. Passer à l’action aujourd’hui, c’est transformer une ambition en projet solide et durable.

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