Syndic de copropriété : les clés pour faire le bon choix

Syndic de copropriété : les clés pour faire le bon choix

La loi ALUR a instauré la mise en concurrence de plusieurs syndics tous les 3 ans, dans les copropriétés. L’occasion de revenir sur les critères à retenir pour choisir son syndic de copropriété.

Le syndic doit être adapté aux caractéristiques de la copropriété

Chaque copropriété présente des caractéristiques spécifiques et il est important d’établir son choix en tenant compte du profil de la copropriété. Les questions à se poser et auxquelles le syndic devra s’adapter sont les suivantes :

  • Est-ce une copropriété importante ? Compte-t-elle un nombre important de lots ?
  • S’agit-il d’une résidence neuve ou d’un immeuble ancien ?
  • La copropriété présente-t-elle des spécificités juridiques, telles que la présence d’une ASL/AFUL, Immeuble de Grande Hauteur, Etablissement Recevant du Public, Immeuble de bureaux ?
  • La copropriété prévoit-elle des chantiers importants et ciblés tels que la rénovation énergétique, un ravalement, etc ?
  • Y a-t-il des problèmes d’impayés au sein de la copropriété ?
  • Le syndicat est-il concerné par des procédures contentieuses ?

Après avoir répondu à toutes ces questions, il faudra s’assurer que les syndics, qui ont été mis en concurrence, présentent les compétences requises pour assurer la gestion de l’immeuble.

Le syndic doit pouvoir assurer la gestion d’une copropriété supplémentaire

Si la copropriété souhaite changer de syndic, ce n’est pas obligatoirement dû à l’incompétence du syndic actuel, mais il s’agit généralement d’une charge de travail démesurée. Pour éviter de reproduire les mêmes erreurs, il est important de s’assurer que le prochain syndic est bien en capacité de prendre en charge une copropriété supplémentaire, et que sa charge de travail est équilibrée.

Bon à avoir

En Île-de-France, un syndic de gestion se charge d’environ 30 à 45 copropriétés, soit 1500 lots principaux. Il est raisonnable de ne pas dépasser ce seuil.

Le syndic doit pouvoir communiquer avec les copropriétaires

Auparavant, il n’était pas rare d’avoir affaire à des syndics dont le standard n’était joignable qu’une ou deux demi-journées par semaine. Aujourd’hui, les moyens de communication ayant progressé, les syndics ont amélioré leurs méthodes de communication avec les copropriétaires, et les plages horaires sont généralement plus vastes. Les copropriétaires doivent être attentifs à ce paramètre et privilégier un syndic accessible et disponible.

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L’extranet du syndic doit être performant

Depuis le 1er janvier 2015, les syndics de gestion ont l’obligation de mettre un extranet à disposition des copropriétaires. Cependant, les contenus ne se valent pas tous, puisque certains syndics se contentent de mettre les procès-verbaux d’assemblée générale, tandis que d’autres donnent accès à l’ensemble des actes, écritures comptables et ordres d’intervention tout au long de l’année, ce qui favorise le contrôle des copropriétaires. Il est donc possible et même conseillé de demander une démonstration de l’extranet afin d’apprécier le contenu.

Bon à savoir

Pensez également à vérifier que le syndic, qui sera choisi, détient sa carte professionnelle délivrée par la Chambre de Commerce et d’Industrie.