Investissement : 4 femmes investisseuses à suivre pour se lancer !

Juliette Cadot
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Immobilier, crypto, bourse, création d’entreprise… Il n'existe pas une seule manière d’investir, et encore moins un seul profil d’investisseuse. Si leurs approches diffèrent, ces quatre femmes partagent une même volonté : ne pas laisser leur avenir financier se décider sans elles.

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Seules 24% des femmes investissent, contre 45% des hommes selon l'AMF. Et si on inversait la tendance ? ©TrixiePhoto — Getty Images
Sommaire

Charlotte Filloux : comprendre avant d’investir

Spécialiste de la vente commerciale complexe au sein du groupe américain Tanium, Charlotte Filloux aborde l’investissement avec la même exigence que son métier : analyser avant d’agir. Elle commence à investir à 27 ans avec l’objectif de faire travailler son argent. Très vite, elle comprend que l’investissement ne se résume pas à suivre une opportunité ou une tendance.

« Pour moi, investir, c’est d’abord une question de lucidité. Il ne s’agit pas seulement de chercher un rendement, mais de comprendre dans quoi on met son argent et quels risques on accepte de prendre. »

Avec le temps, sa stratégie gagne en maturité. Elle diversifie progressivement ses placements, notamment via des parts SCPI, et privilégie une vision long terme. Lorsqu’elle évoque les conseils qu’elle donnerait à celles qui souhaitent se lancer, Charlotte Filloux les résume en trois points : comprendre le modèle avant le rendement, mesurer le risque et diversifier ses placements.

Caroline Jurado : investir pour préparer l’avenir

Entrepreneure, Caroline Jurado a construit son activité autour d’une ambition simple : rendre la compréhension du marché des cryptomonnaies plus accessible. Avec sa newsletter Les Cryptos de Caro et ses contenus en ligne, elle vulgarise un univers encore souvent perçu comme opaque.

Pour elle, investir répond à une logique claire : ne pas laisser son avenir financier dépendre d’une seule source de revenus. Elle commence ainsi dès 2017 par les cryptomonnaies et la Bourse. L’immobilier vient compléter ce parcours avec l’achat de sa résidence principale à Paris. Deux ans plus tard, la revente du bien se conclut par une belle plus-value.

Mais au-delà de cette opération réussie, Caroline retient surtout qu’investir suppose de s’impliquer. Peu importe le domaine, à condition qu’il suscite une vraie curiosité et que l’on accepte d’y consacrer du temps.

« J’aime dire que c’est un deuxième travail. J’ai mon activité principale, et un travail parallèle qui consiste à préparer mon avenir. »

Selon elle, le véritable risque aujourd’hui n’est pas tant de se tromper, mais plutôt ne jamais investir.

En quelques années, Caroline Jurado a bâti seule une communauté de plus de 200 000 abonnés sur les réseaux sociaux. Sa newsletter Les Cryptos de Caro dépasse les 70 000 abonnés.

Anaïs Remaoun : l’effet de levier comme stratégie

Anaïs Remaoun s’intéresse très tôt à l’investissement. À 18 ans, elle crée sa première entreprise dans l’événementiel et y engage toutes ses économies. L’aventure s’arrête quelques années plus tard, mais l’expérience lui laisse une conviction durable : financer un projet uniquement avec ses propres fonds expose à un risque personnel élevé.

Cette prise de conscience la conduit à s’intéresser aux mécanismes de financement, jusqu’à en faire son métier. Aujourd’hui, elle accompagne entrepreneurs et investisseurs dans la structuration de leurs projets via un cabinet spécialisé.

« Investir, ce n’est pas seulement placer de l’argent. C’est comprendre où se crée la valeur et comment la capter. »

L’immobilier s’inscrit naturellement dans cette logique. Après un premier achat de résidence principale, elle participe à des opérations plus structurées via des sociétés de marchands de biens, des foncières ou des projets menés avec des partenaires. Un terrain qu’elle apprécie parce qu’il permet d’utiliser l’effet de levier.

À celles qui souhaitent se lancer, Anaïs Remaoun conseille de se former, puis de passer à l’action. Mais aussi de comprendre le rôle du financement dans un projet : « le crédit, bien utilisé, est un formidable accélérateur de patrimoine. ».

Anaïs Remaoun a lancé La Relève, un incubateur dédié aux entrepreneurs qui souhaitent se lancer dans le métier de marchand de biens. Le programme accompagne les porteurs de projet sur les aspects juridiques, financiers et opérationnels de ces opérations immobilières.

Nihel Bemrah : miser sur l’investissement locatif

Pour Nihel Bemrah, investir c’est créer une sécurité financière qui donnera, plus tard, une vraie liberté. Liberté de choisir son rythme, son métier, sa vie.

Entrepreneure, fondatrice de la start-up Nanny Please et COO du média féminin C’est Qui La Boss ?, Nihel a fait ses premiers pas en crypto et en Bourse, puis s’est orientée vers l’immobilier. Son objectif est que le bien génère un cash-flow positif, même modeste. Selon elle, il n’est pas nécessaire d’avoir des revenus très élevés pour se lancer dans l’investissement locatif. Des revenus réguliers peuvent suffire, à condition de choisir un projet rentable et de ne pas négliger les charges.

Son conseil ? Commencer le plus tôt possible. Un premier investissement à 25 ans peut transformer la vie à 50 ans. Avec plusieurs biens et des loyers récurrents, il devient possible de réduire son temps de travail, changer de voie ou simplement prendre le temps.

Pour Nihel, la sensibilisation des femmes sur le sujet de l'investissement est primordiale, car elles investissent moins que les hommes (45% des hommes contre 24% des femmes), selon le baromètre de l'épargne et de l'investissement 2025 de l'AMF (Autorité des marchés financiers).

Un point commun chez toutes ces femmes investisseuses : investir pour gagner en liberté

Si leurs parcours diffèrent, elles partagent une même conviction : investir permet de gagner en autonomie financière et en liberté. Cette réflexion prend un relief particulier pour les femmes, dont les carrières restent plus souvent interrompues ou moins rémunérées. Dans ce contexte, l’investissement devient un moyen concret de sécuriser son avenir.

Au fond, leur message tient en une idée simple : l’investissement est accessible à toutes et tous. C’est une compétence qui s’apprend et que chacune peut s’approprier.

L’écart d'investissement entre les hommes et les femmes tend toutefois à se réduire chez les jeunes générations, selon l'Autorité des Marchés Financiers (relayé par H24 Finances).

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