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Vers la fin de l’euphorie du marché immobilier ?

Vers la fin de l’euphorie du marché immobilier ?

Alors que les prix immobiliers signés augmentent de 4,5 % sur un an, la demande tend à s’essouffler. Preuve en est : les prix des logements accusent une baisse trimestrielle de 0,5 %. Sont-ce là les prémices d'un retournement du marché immobilier ?

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Sur les 3 derniers mois, le prix immobilier recule de 0,5 %

Selon le baromètre LPI-SeLoger, la hausse du prix de l’immobilier ancien se renforce pour atteindre 4,5 % sur l’année. Dans l’ancien, devenir propriétaire coûte désormais 3 472 €/m². Quant aux prix des maisons et des appartements, ils enregistrent respectivement 5,4 % et 3,9 % de hausse annuelle. « Une augmentation aussi rapide du prix des maisons ne s’était d’ailleurs pas observée depuis 2011 » précise Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger. Pour autant, sur les trois derniers mois, la demande paraît marquer le pas et les prix des logements s’orienter à la baisse, avec une perte de :

  • 0,5 % pour l’ensemble de l’immobilier ancien.
  • 0,8 % pour les maisons.
  • 0,4 % pour les appartements.

Car comme le pointe du doigt Michel Mouillart, « depuis le début de l’automne, la demande s’essouffle ». S’agit-il là d’une rupture qui marquerait la fin de la période d’euphorie du marché immobilier dans l’ancien ?

La demande de logements ralentit : - 0,6 % de transactions en 3 mois

Alors que l’année 2019 s’apprête - déjà - à rentrer dans les annales de l’immobilier tant les ventes de logements auront été nombreuses, force est de constater que la fièvre acheteuse pourrait bien être retombée... Et pour cause, comme le constate Michel Mouillart, « après des mois d’été durant lesquels les ventes dans l’ancien ont progressé à un rythme soutenu, avec une augmentation à deux chiffres de juin à septembre, la demande s’essouffle ». En rythme trimestriel glissant, le volume des transactions recule ainsi de 0,6 %.

Le ralentissement des ventes immobilières est saisonnier

Pas de panique, loin d’être exceptionnel, ce ramollissement de la demande est saisonnier et chaque année, l’activité se fait « moins vaillante » en hiver. En effet, le marché de l’immobilier obéit à des cycles qui se succèdent les uns aux autres. De façon générale, la majorité des transactions immobilières se concluent ainsi entre avril et juin. À l’inverse, on enregistre traditionnellement moins de ventes au cours du 4e trimestre de l’année. Mais si la survenance de ce ralentissement ne constitue pas, en soi, une réelle surprise, son intensité et ses conséquences pourraient, quant à elles, surprendre les acteurs du marché, « les tendances actuelles (…) risquant d’amplifier le mouvement saisonnier habituel ».

Bon à savoir

« La lente remontée des taux d’apport personnel pourrait peser sur la demande dans les mois à venir ». (M. Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger)

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