Après deux années de ralentissement, les acheteurs étrangers sont revenus sur le marché français en 2025, selon le réseau Capifrance. Ils restent pourtant marginaux : moins de 2 % des ventes de logements anciens. Et leur profil a changé. Les Britanniques ont cédé la place aux Belges et aux Suisses, tandis que les Américains dominent à Paris.
- Les étrangers qui vivent hors de France signent 1,8 % des ventes de logements anciens (Notaires de France, 2022), mais jusqu’à 8 % dans la Creuse.
- Les Belges (19 %) ont dépassé les Britanniques (17 %) parmi les acheteurs étrangers non-résidents.
- Dans le réseau Capifrance, les Suisses arrivent en tête en 2025 (22 % des ventes à des étrangers), surtout en Haute-Savoie, dans l’Ain et le Jura.
- À Paris, un acheteur étranger non-résident sur quatre est américain (Notaires du Grand Paris, 2025).
- Les Américains paient le plus cher en Île-de-France : 713 600 € de prix médian.
Moins de 2 % des ventes immobilières
En 2022, les étrangers qui vivent hors de France ont signé 1,8 % des ventes de logements anciens dans l’Hexagone, selon les Notaires de France. Cette moyenne cache toutefois de fortes disparités.
La Creuse (8 %), les Alpes-Maritimes (7 %) et les Ardennes (7 %) figurent parmi les départements où leur présence est la plus marquée, juste devant la Dordogne (6 %), la Nièvre (6 %), la Charente (6 %), la Haute-Savoie (6 %) et le Lot (5 %).
À l’inverse, les étrangers non-résidents représentent moins de 1 % des ventes en Loire-Atlantique, en Gironde ou dans les Bouches-du-Rhône. À Paris, cette part atteint 3,7 % en 2025, d’après les Notaires du Grand Paris.
Les Belges ont détrôné les Britanniques
En 2016, un étranger non-résident sur trois qui achetait en France était britannique, mais leur part recule depuis l’année du référendum sur le Brexit. En 2021, elle est passée sous la barre des 20 % des achats d’étrangers non-résidents.
Désormais, les Belges prennent le relais. En 2022, ils représentaient 19 % de ces acquisitions, contre 17 % pour les Britanniques, selon les Notaires de France. Leur destination favorite ? Les Hauts-de-France, juste de l’autre côté de la frontière.
Les Allemands, eux, représentent 11 % des achats d’étrangers non-résidents, selon les Notaires de France, ce qui en fait la troisième nationalité la plus présente. Ils apprécient surtout la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les Suisses restent quant à eux près de chez eux. Dans le réseau Capifrance, ils ont signé 22 % des 416 ventes conclues avec des étrangers en 2025, pour un budget moyen de 370 000 €. Leurs départements de prédilection : la Haute-Savoie, l’Ain et le Jura.
Toujours selon Capifrance, les budgets varient de 235 000 € en moyenne pour un Britannique, à 400 000 € pour un Américain, et environ 570 000 € pour les acheteurs asiatiques, qui visent surtout Paris, Bordeaux et Nice.
À Paris, les Américains en tête
À Paris, plus d’un acheteur étranger non-résident sur quatre est américain (26 %), selon les Notaires du Grand Paris. À l’échelle de l’Île-de-France, ils ont réalisé 260 acquisitions en 2025, soit 19 % des achats d’étrangers non-résidents.
Les Américains sont aussi ceux qui dépensent le plus pour s’offrir un pied-à-terre en Île-de-France. Leur prix d’achat médian atteint 713 600 € en 2025, contre 351 000 € pour les Belges, selon les Notaires du Grand Paris.
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