Belges, Suisses, Américains : qui sont les acheteurs étrangers en France ?

Paul Anthonioz
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Des longères du Périgord rachetées par des Anglais, des appartements haussmanniens réservés aux Américains fortunés… Les clichés ont la vie dure. Pourtant, les étrangers qui vivent hors de France signent moins de 2 % des ventes de logements anciens et ceux qui achètent ne sont plus forcément ceux que l’on croit. Décryptage.

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Qui sont les acheteurs étrangers en France ?
Qui sont les acheteurs étrangers en France ? © Getty Images
Sommaire
En résumé
  • Étrangers non-résidents : 1,8 % des ventes de logements anciens en France, en 2022.
  • Fortes disparités géographiques ; Creuse, Alpes-Maritimes et Ardennes : de 7 à 8 % , < 1 % dans d'autres départements. 
  • En 2022, les Belges (19 % des achats) ont dépassé les Britanniques (17 %).
  • À Paris, 3,7 % d'acheteurs étrangers non-résidents.
  • 1 acheteur étranger sur 4 est américain dans la capitale ; prix d'achat médian : 713 600 € (le plus élevé).

Moins de 2 % des ventes immobilières

En 2022, les étrangers qui vivent hors de France ont signé 1,8 % des ventes de logements anciens dans l’Hexagone, selon les Notaires de France. Cette moyenne cache toutefois de fortes disparités. 

La Creuse (8 %), les Alpes-Maritimes (7 %) et les Ardennes (7 %) figurent parmi les départements où leur présence est la plus marquée, juste devant la Dordogne (6 %), la Nièvre (6 %), la Charente (6 %), la Haute-Savoie (6 %) et le Lot (5 %).

À l’inverse, les étrangers non-résidents représentent moins de 1 % des ventes en Loire-Atlantique, en Gironde ou dans les Bouches-du-Rhône. À Paris, cette part atteint 3,7 % en 2025, d’après les Notaires du Grand Paris. 

Les Belges ont détrôné les Britanniques

En 2016, un étranger non-résident sur trois qui achetait en France était britannique, mais leur part recule depuis l’année du référendum sur le Brexit. En 2021, elle est passée sous la barre des 20 % des achats d’étrangers non-résidents.

Désormais, les Belges prennent le relais. En 2022, ils représentaient 19 % de ces acquisitions, contre 17 % pour les Britanniques, selon les Notaires de France. Leur destination favorite ? Les Hauts-de-France, juste de l’autre côté de la frontière.

Les Allemands, eux, représentent 11 % des achats d’étrangers non-résidents, selon les Notaires de France, ce qui en fait la troisième nationalité la plus présente. Ils apprécient surtout la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les Suisses restent quant à eux près de chez eux. Dans le réseau Capifrance, ils ont signé 22 % des 416 ventes conclues avec des étrangers en 2025, pour un budget moyen de 370 000 €. Leurs départements de prédilection : la Haute-Savoie, l’Ain et le Jura.

À Paris, les Américains en tête

À Paris, plus d’un acheteur étranger non-résident sur quatre est américain (26 %), selon les Notaires du Grand Paris. À l’échelle de l’Île-de-France, ils ont réalisé 260 acquisitions en 2025, soit 19 % des achats d’étrangers non-résidents.

Les Américains sont aussi ceux qui dépensent le plus pour s’offrir un pied-à-terre en Île-de-France. Leur prix d’achat médian atteint 713 600 € en 2025, contre 351 000 € pour les Belges, selon les Notaires du Grand Paris.

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