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Comment bien estimer le prix d’une assurance habitation ?

Type de logement, surface, nombre de pièces, localisation, garanties choisies... plusieurs critères sont pris en compte dans le calcul du prix d’une assurance habitation. Voici tout ce qu’il faut savoir pour avoir une idée - la plus précise possible - de ce que représente ce coût.

Comment bien estimer le prix d’une assurance habitation ?

Sommaire

Assurance habitation : son prix varie selon les caractéristiques du bien

Le prix d’une assurance habitation tient compte de différents critères, à commencer par la nature et les caractéristiques du bien à assurer. Par exemple, le coût de l’assurance d’un appartement est généralement moins élevé que celui d’une maison individuelle. Sont également pris en compte dans le calcul du tarif de l’assurance habitation, l’usage que l’on fait du bien immobilier (résidence principale ou secondaire), sa superficie, le nombre de pièces, la présence ou non de dépendances (garage, atelier, etc.) ou d’équipements (piscine, terrain de tennis…), l’ancienneté du logement ou encore sa situation géographique. En effet, certaines zones présentent un niveau de risque plus important que d'autres (cambriolages, tempêtes, inondations, sismicité, etc.). Le prix de l’assurance habitation tend, par conséquent, à y être plus élevé. En ce qui concerne les appartements, précisions que les assurances des logements situés au rez-de-chaussée coûtent plus cher que celles des biens situés dans les étages. En effet, les statistiques tendent à montrer que les rez-de-chaussée sont plus sujets aux cambriolages que les logements situés dans les étages.

Bon à savoir

Le niveau de sécurisation de votre logement a un impact sur le montant de votre assurance habitation.

La valeur des biens à assurer impacte le coût de la garantie

Lors de la souscription d’un contrat d’assurance habitation, l’assureur demande à l’assuré de choisir le montant du capital de son habitation. En clair, le souscripteur doit déterminer la valeur de l’ensemble des biens que contient son habitation (meubles, électroménager, éléments de décoration, ordinateurs, high-tech, vêtements, objets de valeur, etc.). C’est une étape cruciale dont l’importance ne saurait être sous-estimée. Et pour cause, en cas de sinistre, l’indemnisation du capital mobilier se verra plafonnée au capital mobilier indiqué par l’assuré. En plus de cela, la valeur estimée des biens assurés impacte directement le prix de l’assurance habitation. Il est donc indispensable que l’estimation de la valeur des biens à assurer soit la plus précise possible. Si l’assuré a conservé toutes ses factures, il n’a alors plus qu’à additionner leurs montants pour connaître la valeur globale des biens à assurer. Si les factures n’ont pas été conservées, l’assureur peut, de son côté, aider l’assuré à estimer - au plus juste - la valeur de ses biens.

Au moment de déterminer la valeur des biens à assurer dans son logement, l’assuré peut toutefois rencontrer des difficultés quant à leur valorisation ou, à l’inverse, à leur dépréciation dans le temps : le prix d’usage (valeur de remplacement après déduction de la vétusté) de certains biens diminue année après année tandis que la valeur d’autres biens reste stable, voire augmente. Pour certains objets comme les biens de valeur (antiquités, meubles précieux, bijoux, etc.), par exemple, il est donc fortement conseillé d’avoir recours à un expert afin de pouvoir s’appuyer sur une estimation qui soit à la fois fiable et précise.

Bon à savoir

Le niveau de franchise et les garanties souscrites sont directement corrélés au prix d’une assurance habitation.

Comment faire baisser le coût de son assurance ?

Pour obtenir le meilleur tarif pour votre assurance habitation, plusieurs conseils sont à suivre. Dans un premier temps, il peut se révéler avantageux de faire jouer la concurrence, notamment en n’hésitant pas à demander un devis d’assurance habitation à différents assureurs. Sachez qu’il est également possible d’utiliser un comparateur d’assurance en ligne, afin d’avoir une idée de l’offre correspondant le plus à ses besoins et à son budget. Pour faire baisser le coût de son assurance habitation, l’assuré peut aussi jouer sur les garanties, par exemple en faisant le choix de ne souscrire que peu de garanties optionnelles. L'assuré doit néanmoins se montrer vigilant s’il veut être correctement couvert en cas de sinistre. Le montant de la prime annuelle peut également être réduit en optant pour une franchise (somme restant à la charge de l’assuré en cas de sinistre) élevée. Le montant de l’assurance habitation peut également être diminué si des travaux de sécurisation (système d’alarme, détecteur de fumée…) sont effectués dans l’habitation. Enfin, certaines compagnies d’assurance proposent des primes réduites à l’assuré s’il regroupe ses différentes assurances (voiture, habitation, smartphone, etc.) au sein du même établissement.

Quel est le montant de l’indemnisation après un sinistre ?

En dehors des garanties souscrites, l’assureur se base sur plusieurs autres critères pour déterminer le montant de l’indemnisation due si un sinistre venait à survenir dans l’habitation. La vétusté des biens à assurer est notamment prise en compte. L’assureur la quantifie au moyen d’un chiffre (le coefficient de vétusté, NdlR) qui permet de déterminer la valeur du bien au moment où il a été endommagé. On parle alors de valeur d’usage ou de valeur résiduelle. Celle-ci désigne le résultat obtenu après que l’assureur a appliqué le coefficient de vétusté à la valeur d’achat du bien. Précisons que certains objets seront rapidement perçus comme obsolètes par l’assureur (électroménager, high-tech, etc.) alors que d’autres ne se déprécieront pas, voire même prendront de la valeur (bijoux, œuvres d’art...) avec les années.

Au moment de signer son contrat d’assurance habitation, l’assuré peut choisir son niveau d’indemnisation, que ce soit pour les biens mobiliers ou pour le logement en lui-même. Il peut ainsi opter pour un remboursement à valeur d’usage ou pour un remboursement à valeur à neuf. S’agissant du logement, en cas de remboursement à valeur d’usage, l’assureur va considérer la valeur de reconstruction. Cette dernière correspond au montant nécessaire pour reconstruire son logement dans l’état où il se trouvait avant le sinistre, vétusté déduite. Si l’assuré a opté pour un remboursement à valeur à neuf, l’indemnisation sera alors faite en deux temps : un premier versement correspondant à la valeur de reconstruction à neuf (vétusté déduite) sera effectué. Suivra un deuxième versement, plafonné à 25 % de vétusté. Le reste demeure à la charge de l’assuré.

Bon à savoir

L’assurance habitation, dont s'acquittent les propriétaires, coûte généralement plus cher que celle des locataires.

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