MaPrimeRénov’ : les aides seront renforcées pour les pompes à chaleur en 2024

Blandine Rochelle 26 oct 2023
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MaPrimeRénov’ est l’aide la plus importante dans le cadre de travaux de rénovation énergétique depuis 2020. Elle va encore évoluer en 2024, encourageant la sortie du statut de passoires thermiques, et les aides attribuées seront renforcées pour les installations de pompes à chaleur et les bouquets de travaux de grande ampleur.

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Une femme devant son ordinateur
L'installation de pompes à chaleur sera encouragées en 2024 avec des aides en hausse dans le cadre du dispositif MaPrimeRénov'. © Oliver Hasselluhn - Getty images
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Les aides en hausse pour l’installation de pompes à chaleur

Le gouvernement a récemment indiqué vouloir encourager massivement l’installation de pompes à chaleur, et cela se manifeste notamment par des aides en hausse pour ce dispositif, dans le cadre de MaPrimeRénov’. Actuellement, des aides sont disponibles pour le remplacement d’une chaudière au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur, or ces aides vont augmenter de 1 000 à 2 000 € pour les ménages aux revenus modestes et intermédiaires, selon les catégories de revenus. Le montant d’aide maximal est actuellement attribué à une personne seule gagnant moins de 22 461 € par an et habitant en Ile-de-France, ou qui gagne moins de 16 229 € et habitant hors région parisienne.

En 2024, l’enveloppe attribuée au dispositif MaPrimeRénov’ est étoffée d’1,6 milliards d’euros dans le budget de l’Etat, ce qui signifie une enveloppe globale de 5 milliards pour l’année 2024.

En 2022, plus de 2,6 millions de pompes à chaleur avaient été installées, dont 350 000 durant l’année 2022 sur 30 millions de logements.

Les autres changements de MaPrimeRénov’ en 2024

D’autres changements interviennent dans le cadre du dispositif MaPrimeRénov’ à compter de 2024. Ce dispositif lancé en 2020 a déjà permis d’aider plus d’1,5 millions de Français à se lancer dans des travaux de rénovation énergétique, avec plus de 5,6 milliards d’euros engagés. L’un des objectifs principaux de ce dispositif reste de diminuer drastiquement le nombre de logements considérés comme des passoires thermiques, à savoir les logements dont l’étiquette énergétique est classée E, F ou G. A ce titre, l’Anah qui pilote le dispositif MaPrimeRénov’ proposera aux propriétaires de passoires thermiques un taux de prise en charge pouvant atteindre 90 % des travaux, pour les revenus modestes ou très modestes. Le plafond atteindra 70 000 € au lieu de 35 000 € actuellement.

A travers ces aides, le gouvernement souhaite encourager les travaux d’ampleur et les rénovations globales, car une amélioration isolée dans une passoire thermique reste insuffisante pour relever l’étiquette énergétique d’un logement, et donc ses performances, et diminuer ainsi son empreinte énergétique.

Il s’agira d’ailleurs de mettre en place des paliers en fonction de l’ampleur et de l’efficacité des travaux : 40 000 € accordés lorsque les travaux permettent de monter d’une classe énergétique, 55 000 € lorsque le logement augmente de trois classes énergétiques, et jusqu’à 70 000 € pour un bond de quatre classes énergétiques et une sortie du statut de passoire énergétique.

Pourquoi installer une pompe à chaleur dans le cadre de rénovations ?

Si l’installation de pompes à chaleur est nettement encouragée, c’est parce que ce mode de chauffage réversible engendre un faible coût de fonctionnement et donc une consommation et des factures d’énergie réduites. Si elle consomme de l’électricité pour fonctionner, elle utilise également en grande partie une source d’énergie gratuite et renouvelable, à savoir soit les calories présentes dans l’air, soit celles présentes dans l’eau. Selon les modèles, pour 1 kWh consommé, on relève entre 4 et 5 kWh restitués. En fonctionnant majoritairement à l’aide d’une source d’énergie gratuite, la pompe à chaleur est ainsi moins sensible aux fluctuations du prix des énergies fossiles comme le fioul ou le gaz.

Sans compter que la PAC offre un confort en toute saison, puisque dans la majorité des cas, elle chauffe le logement en hiver et le rafraîchit comme une climatisation en été.

En 2024, les aides de MaPrimeRénov’ feront la part belle aux travaux permettant de gagner au moins deux classes énergétiques sur le DPE, et d’autant plus s’ils permettent de sortir du statut de passoire thermique.

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