Immobilier : ces frais annexes que les primo-accédants découvrent trop tard

Paul Anthonioz
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En immobilier, le prix affiché n'est jamais le prix réel. Entre frais de notaire, honoraires d'agence et coûts bancaires, la note peut vite dépasser 10 % du prix du bien, soit plusieurs dizaines de milliers d'euros, qui n'apparaissent dans aucune annonce… Tour d'horizon des frais que les primo-accédants oublient souvent de budgéter.

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Achat immobilier : quels sont les frais à prévoir ?
Achat immobilier : combien vous coûte vraiment votre futur bien ? © Getty Images
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Les frais d'acquisition

C’est le poste le plus connu, mais aussi le plus sous-estimé. Les frais d’acquisition, souvent appelés « frais de notaire », représentent entre 7 et 8 % du prix d'achat dans l'ancien et entre 2 et 3 % dans le neuf.

À cela s'ajoutent les frais d'agence, qui couvrent la recherche du bien, les visites et le suivi jusqu'à la signature. Ils s'élèvent en moyenne à 4,87 % du prix de vente, selon la Caisse de Garantie Galian, mais peuvent varier de 3 à 7 %, selon les agences.

Le bon réflexe ? Toujours vérifier si le prix annoncé est affiché en HAI (honoraires agence inclus) ou en net vendeur.

Le crédit immobilier

Acheter implique souvent de passer par la case « crédit ». On se concentre alors généralement sur le taux. Pourtant, ce n'est que la partie visible de l'iceberg… Un crédit immobilier génère plusieurs types de frais annexes, qu'il faut intégrer dès la première simulation.

Il y a d’abord les frais de dossier, facturés par la banque pour traiter votre demande. Comptez entre 500 et 1 500 €, selon les établissements. C’est l’un des postes les plus faciles à négocier, surtout si vous faites jouer la concurrence.

À cela s’ajoute la garantie du prêt. Elle prend la forme d'une caution ou d'une hypothèque, et représente entre 0,8 et 2 % du montant emprunté. Son rôle ? Protéger la banque, en cas de défaillance de l'emprunteur.

Enfin, si vous avez recours à un courtier, comptez en moyenne 1 % du montant total du prêt ou entre 900 et 3 000 € pour les honoraires forfaitaires. En contrepartie, le courtier négocie à votre place les meilleures conditions.

Les frais d'emménagement

Une fois les clés en main, d’autres dépenses sont à prévoir, à commencer par le déménagement. Comptez entre 100 et 300 € pour la location d’un véhicule utilitaire, contre 1 000 à 3 000 € pour un déménageur professionnel, selon la distance et le volume.

Viennent ensuite les travaux, souvent inévitables dans l'ancien. Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut visiter le bien avec un artisan ou un architecte pour chiffrer les interventions nécessaires, et négocier le prix en conséquence.

C'est sans compter l’équipement du logement, qu'il ne faut pas oublier. Électroménager, meubles, luminaires… Pris séparément, ces achats peuvent sembler anodins, mais mis bout à bout, ils représentent vite plusieurs milliers d'euros, même sans viser le haut de gamme.

Les charges courantes

Devenir propriétaire, c'est aussi faire face à de nouvelles charges. La taxe foncière, par exemple, est due dès la première année, souvent au prorata à la signature. Elle peut représenter plusieurs centaines ou milliers d'euros, selon la commune.

Si vous achetez un bien en copropriété, vous devrez également payer des charges pour l’entretien des parties communes, le syndic, l’eau collective…, sans oublier les éventuels travaux votés en assemblée générale.

Enfin, l'assurance habitation protège votre bien contre les sinistres courants (dégât des eaux, incendie, vol). Mieux vaut la souscrire avant la remise des clés. Comptez entre 150 et 400 € par an, selon la superficie, le type de bien et la localisation.

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