Quels sont les diagnostics obligatoires lors de la vente d’un terrain ?

Morgane Jacquet
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Dans le cadre d’une vente immobilière, un certain nombre de diagnostics doivent être fournis à l’acquéreur. Pour la vente d’un terrain, ils sont moins nombreux que pour une maison ou un bâtiment. Mais quels sont les diagnostics obligatoires au juste pour ce type de vente ? Nous vous aidons à y voir plus clair.

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Vue sur un terrain à vendre en pleine campagne
Le bornage d'un terrain pour sa vente n'est pas obligatoire par principe, mais il est toujours préférable de le réaliser pour éviter des litiges à venir. ©Getty Images
Sommaire

Les différents diagnostics obligatoires pour la vente d'un terrain

Il convient de noter en premier lieu que l'état des risques est un diagnostic obligatoire pour la vente d'un terrain. Il transmet des informations précieuses à l'acquéreur sur les risques naturels, comme les inondations et les séismes, ainsi que sur les risques miniers et technologiques auxquels le terrain pourrait être exposé. Attention ! Ce diagnostic doit être remis au potentiel acquéreur dès la visite du terrain.

Si le terrain est situé dans une zone de bruit déterminée par un arrêté préfectoral, il convient de transmettre à l'acquéreur un diagnostic des nuisances sonores aériennes. Si vous ne savez pas si votre terrain est situé dans une zone de bruit, prenez contact avec le service urbanisme de votre mairie.

Pour la vente d'un terrain non bâti constructible, il est nécessaire de fournir à l'acquéreur une étude de sol G1. L’étude de sol n'est obligatoire que lorsque le terrain constructible est situé dans une zone exposée aux phénomènes RGA – retrait-gonflement des argiles – et que l’exposition est identifiée comme moyenne ou forte. De la même façon que pour la zone de bruit, si vous n'avez pas connaissance de cette information pour votre terrain, prenez contact avec votre mairie.

L'information sur la pollution des sols n'est pas un diagnostic à proprement parler. Elle est toutefois nécessaire en cas de vente d'un terrain, qu'il soit constructible ou pas.

Focus sur le bornage : est-il obligatoire ?

Le bornage d'un terrain pour sa vente n'est pas obligatoire par principe. En revanche, il est toujours préférable de le réaliser pour éviter des litiges à venir. 

Toute personne qui a un intérêt – notamment le propriétaire du terrain – peut solliciter le bornage amiable de son terrain. Dans ce cas, il convient de prendre contact avec un géomètre expert. Les frais de bornage seront partagés par moitié entre le propriétaire du terrain et son voisin. 

Une fois que le propriétaire du terrain a fait la demande d'un bornage amiable, le propriétaire voisin ne peut pas s'y opposer. Si le bornage amiable ne permet pas aux propriétaires voisins de trouver une issue au litige qui les oppose, alors le bornage judiciaire sera nécessaire.

Le bornage du terrain est obligatoire dans certaines situations : lorsque le terrain est divisé, dans le cadre d'un lotissement ou d'une opération d'aménagement foncier, par exemple.

Références juridiques

  • Articles L271-4 et suivants du Code de la construction et de l’habitation
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