Depuis le 31 décembre 2016, certaines copropriétés doivent faire l'objet d'une immatriculation au registre national des copropriétés. Cette obligation incombe au syndic. Différentes sanctions sont prévues par la loi en cas de défaut d'immatriculation.
À quoi sert l'immatriculation d'une copropriété ?
L'immatriculation des copropriétés est obligatoire et fournit des informations précieuses sur chaque immeuble. Les informations contenues dans le registre national des copropriétés permettent notamment de connaître la situation financière d'une copropriété (existence ou non d'un fonds de travaux, impayés de charges, etc.). Elles permettent également de connaître les caractéristiques techniques de l'immeuble (diagnostics obligatoires, année de construction, présence ou non d'un ascenseur, système de chauffage collectif, etc.).
Enfin, l'immatriculation des copropriétés constitue un outil important de repérage des copropriétés en difficulté et contribue à la lutte contre l'habitat indigne.
Le registre national des copropriétés répertorie également les plaintes qui auraient notamment été déposées contre des marchands de sommeil.
Quelles copropriétés doivent être immatriculées ?
Par exemple, une copropriété composée exclusivement de bureaux ou de commerces n'a pas l'obligation de faire l'objet d'une d'une immatriculation.
Les copropriétés soumises à l'obligation d'immatriculation au registre national des copropriétés sont celles à usage total ou partiel d'habitation. Cette obligation incombe au syndic, qu'il soit professionnel ou bénévole.
Par exemple, une copropriété composée exclusivement de bureaux ou de commerces n'a pas l'obligation de faire l'objet d'une immatriculation.
Défaut d'immatriculation : quelles sanctions pour le syndic ?
Si le syndic n'a pas procédé à l'immatriculation de la copropriété, il s'expose à des sanctions. L'ANAH, un copropriétaire ou toute autre personne justifiant d'un intérêt à agir peut lui adresser une mise en demeure, par lettre recommandée avec accusé de réception, d'immatriculer la copropriété.
À défaut de donner suite à cette mise en demeure dans un délai d'un mois à compter de sa réception, le syndic peut se voir infliger par l'ANAH une astreinte d'un montant maximal de 20 € par lot de copropriété et par semaine de retard.
Références juridiques
Articles L711-1 et suivants du Code de la construction et de l’habitation
Articles R711-1 et suivants du Code de la construction et de l’habitation
Pouvez-vous nous préciser pourquoi ? (facultatif)