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Comment vendre une maison avant un divorce ?

Comment vendre une maison avant un divorce ?

Lorsque des époux souhaitent divorcer et qu’ils sont propriétaires d’une maison en commun, il est préférable qu’ils s'en séparent avant d’entamer la procédure. Mais comment s’effectuent la vente et le partage d’une maison avant un divorce ?

Vendre sa maison avant de divorcer, ça se passe comment ?

Si un couple est marié et propriétaire d’une maison en commun, il est préférable que les époux vendent celle-ci avant de divorcer. En effet, cela permet au couple d’éviter de payer des taxes (droit de partage) dont le montant représente 2,5 % de l’actif net. Ces taxes correspondent, dans le cas de la souscription d'un crédit immobilier, à la différence entre la valeur de la maison et le montant de l’emprunt restant à payer. S’ils vendent la maison avant leur divorce, les époux effectuent donc un « partage verbal » du produit de la vente sans que cela exige la rédaction d’un acte. Néanmoins, si vendre avant d’entamer la procédure de divorce permet, en théorie, d’éviter le paiement du droit de partage et donc d’alléger la procédure, la réalité juridique n’est pas si simple. En effet, pour bénéficier de cette « exonération fiscale », il faut qu’aucune mention de la vente du bien ou de la répartition du prix soit faite dans la convention de divorce. En effet, si le partage est évoqué d’une manière ou d’une autre dans la convention de divorce, le droit de partage redevient dû.

Bon à savoir

Même si la vente est réalisée avant le divorce, les ex-époux devront s'acquitter des frais de notaire sur la valeur du bien immobilier.

Consentement mutuel : la meilleure solution pour vendre son bien immobilier

Pour bien vendre sa maison dans le cadre d’une séparation, il vaut mieux choisir la procédure du divorce par consentement mutuel. En effet, il est préférable de trouver un terrain d’entente avec son ex-conjoint, afin de mettre en place une stratégie de vente commune, permettant de vendre son bien immobilier rapidement et au bon prix (choix de l’agence immobilière, vente entre particulier ou non, estimation de la maison, etc.). De plus, une vente immobilière se réalise rarement du jour au lendemain : il vaut donc mieux s’entendre pour ne pas que la procédure devienne trop « pénible ». Notons que, dans certains cas, l'un des époux peut décider de racheter le bien immobilier acquis en commun. Pour cela, il doit racheter la part de son conjoint. Le notaire procède donc à l'état liquidatif de la communauté. Le conjoint qui fait le choix de racheter la maison doit prendre en charge le crédit immobilier contracté et verser à son ex-conjoint une somme d'argent à titre de compensation.

Chiffre clé

Si la maison n’est pas vendue avant le divorce, les époux doivent payer un « droit de partage » dont le montant représente 2,5 % de l’actif net.

Vente immobilière avant séparation : quels sont les risques ?

Toute liquidation anticipée du régime matrimonial de communauté est impossible juridiquement. Si le juge aux affaires familiales découvre l’existence d’un « partage verbal » en amont de l’ouverture de la procédure de divorce par consentement mutuel, il peut refuser d’homologuer la convention de divorce. En effet, l’abus de droit est caractérisé si la vente réalisée avant le divorce n’est motivée par aucun autre motif que celui de supprimer les charges fiscales que les ex-conjoints auraient dû payer si la vente n’avait pas été réalisée au préalable. Il convient donc de rester prudent car même si l’administration fiscale aura du mal à démontrer le véritable caractère de l’opération, en cas de redressement, les époux risquent une lourde pénalité. Pour éviter de s’exposer à de tels risques, il peut donc être judicieux d’opter pour un divorce accepté (ou divorce contentieux) plutôt que pour un divorce par consentement mutuel.

Divorce et vente immobilière : les conseils à suivre

La vente d’un bien immobilier peut être plus compliquée si elle est réalisée dans le cadre d’un divorce que si elle est réalisée pour un autre motif. La plupart du temps, lorsqu'une maison est mise en vente, les acquéreurs potentiels interrogent les propriétaires actuels sur les causes de la vente. Or, contrairement à une mutation professionnelle dans une autre région, à la naissance d’un enfant (besoin d’une chambre supplémentaire) ou de toutes autres raisons, il est préférable de taire le motif de la vente immobilière lorsqu’il s’agit d’un divorce. En effet, si les acheteurs potentiels ont connaissance de la situation des propriétaires actuels, ils savent que ceux-ci ont besoin de réaliser rapidement la transaction immobilière pour pouvoir entamer la procédure du divorce. Ils peuvent donc parfois en profiter pour faire une offre d’achat sensiblement inférieure à la valeur réelle du bien.

Conseil SeLoger

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